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Ne pas ( Votez pour moi )

29 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Vive la pilule
Pour les hommes et les femmes
Vive l'avortement
Avec ou sans l'outrage
Vive le chômage
Remboursé à cent pour cent
Et peu importe les dates
Qui sont dans nos pattes
J'écris, je fais caca
Je fais caca, j'écris
Peu importe les dates
Qui sont dans mes cartes
J'écris toujours pareil
Car, c'est toujours le même sommeil
Car, c'est toujours le même soleil
( 1970, 1974, 1982, 1998, 2011 )
Etc... etc... etc... etc...
Non au nucléaire
Non aux rayons électromagnétiques
Qui nous bouffent comme des tiques
Qui nous cancérisent à la trique
Des saloperie à la radio-activité électronique
Non aux nanoparticules
Qui déambulent dans nos cellules
Vive l'euthanasie
Quand elle est consentie
Et non pas, le 17 octobre 1961
Quand la police de France, c'est pas rien
Assassina des centaines d'algériens
Arrêta des milliers d'algériens
Frappés, humiliés, méprisés, torturés
C'était l'ère de Papon
C'était l'air du con
Vive la pilule
Pour les hommes et les femmes
Vive l'avortement
Avec ou sans l'outrage
Vive le chômage
Remboursé à cent pour cent
Vive l'euthanasie
Quand elle est consentie

Patrice Faubert ( 1970, 1974, 1982, 1998, 2011 ) puète, pouète, peuète, paraphysien

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Le fascisme du monde

28 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Et tous les dix ans
La menstruation gagne un an
C'est le contraire pour la durée de l'allaitement
A l'âge de pierre, c'était six ans
De nos jours, c'est environ quelques semaines
Pourtant, rien ne vaut le sein en bouche
Voilà ce que l'on aime
Si émouvant quand on le touche
800 millilitres de lait par jour
A boire, aux seins, je fais la cour
Progestérone, prolactine
Ocytocine, dopamine
Les hormones mettent en relation
Et dans chaque corps, une transformation
Mais le lait des femmes
Est aussi pollué que le reste
Dont nous portons les vestes
Et notre société nucléaire
Qui à chaque seconde impulse des cancers
1 sur 4 pour la prostate, chez l'homme
1 sur 8 pour les seins, pour les femmes
Et dès 1867, avec Nestlé, le lait en poudre
De l'artificiel, c'est le coup de foudre
Comme les seins de substitution
Pas aussi beaux que les vrais nichons
Ce fut d'abord, avant toute utilisation
Pour les dames des cabarets, le striptease, la prostitution
Puis après, une grande généralisation !
C'est déjà l'être humain augmenté
C'est surtout, ici, l'être humain modifié
Comme le code du travail
Dès 1910, et vaille que vaille
Qui de 3 pour cent s'amplifie chaque année
Mais pas toujours à l'avantage des 17 millions de salariés
Du moins pour la France, mais dans un monde unifié
Dans tous les pays, cela doit y ressembler
En France, dès 1906, un ministère du travail
Pour contrer, un syndicalisme qui déraille
Il fallait, pour le capital, tout mettre sur de bons rails !
Terricide, écocide, animalcide
De tout gâcher, l'humanité est avide
Où les plus belles idées
Sont déformées, récupérées, dévoyées
Comme feu ( 1897-1957 ) le psychanalyste révolutionnaire Wilhelm Reich
Une théorie mal comprise, qui devient pratique réactionnaire
Certes, de nos jours aussi, mais cela ne date pas d'hier
Et toujours et encore, des psychopathes ou des pédophiles
Qui savent instrumentaliser, pour violer à la file
Comme ( né en 1937 ) Léonide Kameneff, ce faussaire
Qui mit la vie de tant d'enfants, à l'envers
Car chaque époque de la vie
A des rejets et des envies
Et tout ce qui force la nature
Se salit dans l'immonde et l'ordure !
Et la pensée réactionnaire
Se goinfre de tels faits divers
Sans jamais faire la part des choses
Dans son panier, des épines, aucune rose
Car le viol n'est pas de la sexualité
Le viol est son contraire, il est une monstruosité !
Certes
Dans la nature, la sexualité est omniprésente
Comme la fleur, organe sexuel de la plante
Certes
Selon les époques, les lois sont changeantes
Et par rapport à la sexualité, souvent démentes !
Selon les pays, selon les époques
Le pervers ou le toléré, c'est très équivoque
Comme les mères
Qui masturbaient ou masturbent, pervers ou pas pervers
Leurs bambins, pour qu'ils s'endorment
Pour les apaiser, qu'ils gardent la forme
C'est selon les époques, selon les pays
Pervers ou permis
Ou plus simplement, tabou dont on fait fi
Il suffit de lire des livres de sexologie
La frontière est mince entre le permis et l'interdit
Mais dès qu'il y a contrainte, c'est forcément une tragédie
De quoi avoir le mal de mer, cette naupathie !
Pulsions de l'apprentissage
Apprentissage des pulsions
Et nos OGM et pesticides
A l'humanité, aux animaux, si génocide
Nous sommes les tricots
De la multinationale Monsanto
Organismes génétiquement modifiés
Pour une humanité déjà génétiquement déviée
Comme le 13 décembre 2013
Le viol, par des particules, à Paris
6 millions de particules très fines par litre d'air
Au lieu des 200.000 habituelles par litre d'air
Vivre à Paris devrait faire peur
Au Congo, ce sont les militaires violeurs
Particules humaines qui sèment la terreur
Avec le seul refuge hôpital de Panzi
Et le chirurgien ( né en 1955 ) Denis Mukwege, dans l'effroi infini !
Pourtant tout est si récent
Et si ancien que rien ne change vraiment
Comme sur les quelques grottes ornées
Du moins, celles que l'on a pu retrouver
Cervidés, cheval, bison, aurochs, en priorité
Le descendant de l'aurochs vite domestiqué
Déjà il y a 8500 années
Et sa force de travail utilisé il y a 4000 années
Le Bos primigenius n'était plus seulement bon à manger !
Tout le reste est souvent inventé
A l'ignorance il ne faut pas se fier
Chaque être humain doit tout vérifier
Tout fait, pour établir sa véracité
Sinon, c'est la rumeur
Toujours répétée par des menteuses et des menteurs
Comme pour l'écrivain, feu ( 1909-1996 ) Léo Malet
Que l'on croyait anarchiste, tout le monde se trompait
De l'engrenage du quiproquo
Il disait pourtant que cela était faux
Pour moi, qui l'avait entièrement lu
Nestor Burma et autres livres moins connus
Cela ne faisait aucun doute
Il était devenu un homme de droite, en avant toute
Ancien compagnon des surréalistes, proche des révolutionnaires
Mais subtile peut-être la pensée réactionnaire
J'aimais, nonobstant, le lire, et l'écrire me coûte
Même pas, de sa part, une palinodie
Il ne fut jamais proche que de Trotski, pas de l'anarchie !
Pour dire que nous parlons sans savoir
De tout et de rien, des clichés, des on-dit
Rarement la vérité, souvent des erreurs ou des calomnies
Et ce sans cesse, du matin au soir
Tu l'as lu ? non !
Tu l'as connu ? non !
Tu l'as vu ? non !
Tu l'as entendu ? non !
Et quand bien même
C'est l'apparence qui fait que l'on aime
Ce qu'est vraiment un être humain
Personne ne le sait surtout si c'est un malin
Tout est comme une rumeur
Dont on ressasse le malheur ou le bonheur
Personne ne connaît vraiment personne
Que la réputation soit mauvaise ou bonne !
Ainsi, voici l'ère des feuilletons télévisés participatifs
Pour se défouler dans le fictif
De ce qui pourrait être, si
Quand le spectacle s'empare de l'uchronie
La tyrannie ou les émeutes, c'est exclusif
Sans la tyrannie, cela serait l'anarchie
Et déjà, les polices du monde sont prêtes
Tous les fascismes, elles acceptent
Elles ont tous les droits
Elles sont la loi
Droit de tuer sans sommation
De mettre le contestataire en prison
Comme le jeune ( 23 ans ) Enguerrand Delanous
Qui prit un an de prison ferme, c'est fou
Pour un jet de fumigène lors d'une manifestation
Pourtant un simple geste d'exaspération
C'était le 22 février 2014, à Nantes
Contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
La répression de plus en plus démente
Comme les premières cellules cultivées in vitro
En douce, de feu ( 1920-1951 ) Henrietta Lacks, HeLa
Ce fut le départ, tout s'en suivra
Je dois écrire entre les lignes
Accessible à la compréhension la plus maligne
Le fascisme est chez lui partout
Sous d'autres formes, c'est tout !
Et dans le même temps et paradoxalement
Pour que personne ne s'y retrouve vraiment
Pour que tous et toutes se sentent impuissants
Avec la thérapie génique
De la révolution informatique
La mémoire artificielle bientôt au septième ciel
Les cancers deviendront des maladies chroniques
Et tous, ils seront maîtrisés, sans aucun hic
Ou si, justement, puisque au moins 85 pour cent
Sont des créations de l'environnement
Cela peut casser l'ADN irrémédiablement !
La médecine du data mining
Alors que vivre c'est monter sur un ring
Il faudrait la jungle de Birmanie
Pour les tigres et autres, dernier grand espace de vie
Comme pour les humains, un endroit vierge de toute corruption
Pour pouvoir vivre l'anarchie, pour vivre la révolution !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique des crimes contre l'humanité

23 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Les crimes
Contre l'humanité
Sont partout
Dans une société sans aucune humanité
Toujours l'on dénonce
Mais ce sont des effets d'annonces
Contre le crime
Mais il y a toujours des crimes
Contre la drogue
Mais c'est la cocaïne qui finance les banques
Contre la faim
Mais des millions et millions de gens meurent de faim
Contre le viol
Mais chaque jour, des femmes sont victimes de viols
Comme la réalité qui rigole
De toutes ces volontés molles
Contre la colonisation
Mais
Départementalisation comme assimilation
Sont justement le visage de la colonisation
Comme en France de l'outremer
Qui servit, pour la Guyane, pour les essais nucléaires
4/2/1794
Abolition de l'esclavage aux Antilles
Mais vite, le colonialisme reprit ses billes
Avec feu ( 1769-1821 ) Bonaparte qui abolit l'abolition
Et cet héritage de la ( 1792-1795 ) nationale Convention
Et rapidement revint le Code noir de feu ( 1619-1683 ) Colbert
Le sucre avait besoin de vaches à traire
Cela générait du trafic, comme le port de Nantes
41 pour cent, les esclaves étaient sa rente
De
" Etat des esclaves morts
Tant
Nègres, négresses, négrillons, négrittes "
Qui des mauvais traitements, moururent vite
Pacotilles pour les navires
Défense d'en rire
Comme aussi
12 à 15 millions d'africains
Vendus comme esclaves en Amérique du Nord
Il fallut remplacer les indiens
Car partout le Béké était le plus fort !
Des crimes contre l'humanité
Si banaux, qu'ils ne sont plus niés
Et finalement
Cela n'est pas si différent
De ceux et celles qui meurent
Des accidents de travail, à toutes les heures
De ceux et celles qui meurent
Assassinés par des cinglés, à toutes les heures
Comme les Amérindiennes du Canada
Par des tueurs en série, voilà
Des milliers, peut-être violées, découpées
Enterrées ou données aux cochons à manger
Mais ce sont des femmes pauvres, parfois des prostituées
Une façon pour la société, de s'en débarrasser !
Mais toujours de bonnes intentions
Et de belles déclarations
Pour s'offusquer, pour condamner
A condition de ne rien changer
Une société sans humanité
Ne produit
Que des crimes contre l'humanité !
Il y en a plein les poches
Tellement c'est moche
Et le fait de devoir travailler
Ou de devoir chômer
Et le fait de devoir se marier
Ou de devoir divorcer
Et le fait
De toutes les misères si bien organisées
De toutes les guerres si bien préparées
Font de l'humanité
Un crime contre l'humanité
L'humanité du crime
Crime contre l'humanité
Et le fait
De vendre, louer, acheter
Transactions humaines marchandisées
C'est le rapport humain standardisé
Par des classes sociales séparées
Mais unifiées, car TOUT doit se payer !
Comme aussi
Jadis, contre la maladie du sommeil
Quand la médecine coloniale veille
Et au Cameroun, le médicament pentamidine
Qui fut à la population, comme un homicide
Il fut utilisé sur la population noire
Malgré sa mortalité, tous ses déboires
Anthropologie de la bêtise
Expérimentation gratuite qui rafle la mise !
Comme
Toutes ces dernières années
Les syndicats qui sont là, pour tout immobiliser
Mais cela a toujours été
Des grèves à peine autorisées
Prévenir à l'avance, faut pas exagérer
Des grèves de vingt quatre heures
C'est fou ce que le patronat à peur
Au moins en Guadeloupe
C'est devenu rare, il faut regarder à la loupe
Il y eut, il y a quelques années
Une grève de 44 jours, avec le LKP
Cette France
Toujours aux mains des Békés
Même si l'esclavage est comme démocratisé
En tous domaines
En toutes choses, les mêmes
Tout collabore à l'inhumanité
Et aux crimes contre l'humanité
Psychologiquement, politiquement, économiquement
Tout le monde s'y applique, aucun manquement !
Et l'on vient, pendant ce temps
De mettre en évidence, deux nouvelles particules
Au CERN de Genève, Xi_b', et une autre minuscule
Encore le modèle standard
Donc, rien de bizarre
Qui de toutes façons
Mais personne n'en sait la leçon
L'accumulation des connaissances
C'est l'accumulation de l'ignorance
L'ignorance de l'accumulation
Est l'accumulation de l'ignorance
Car l'ultime et dernier niveau d'organisation
Ne peut-être atteint, c'est de l'imagination !
Chaque être humain est l'humanité
L'humanité est chaque individu, c'est lié
Comme une seule et même entité
Comme une bulle, de toutes les possibilités !
Il n'y a pas que le football qui soit truqué
C'est généralisé, partout, l'argent doit régner
L'argent du crime contre l'humanité
Matrice de toutes les criminalités
Comme la sédimentation et l'érosion
Des typhons à séisme, désolation
Et cependant
C'est le sexe qui nous tient
C'est le sexe qui va et qui vient
Il s'amuse de nous, le cerveau reptilien
Comme avec feu ( 1818-1883 ) Karl Marx
Qui lutinait avec sa bonne
Comme avec feu ( 1798-1874 ) Jules Michelet
Qui sexait ou fantasmait avec ses bonnes
Des célébrités, l'on s'intéresse aux idées
Rarement à leur façon de forniquer
Nonobstant, il n'y aurait aucune célébrité
Si au lit, vraiment, les gens savaient s'aimer
Alors, il faut chercher des débouchés
C'est ainsi, que commencent les crimes contre l'humanité
Comme les viols militaires
En Afrique, comme crime de guerre
Le vagin des femmes, détruit, par les tortionnaires !
Et aussi, crime contre l'humanité
Tout ce qui peut y participer
Et presque tout y participe, à la vérité
Presque toutes les organisations, tous les partis
Fascisme rouge, fascisme brun, fascisme libéral, fascisme à l'infini
Qui réactualisent toutes les autorités
Comme l'interdiction de manifester
Contre tout ce qui est aberré
Ou alors
C'est l'interpellation, voire l'arrestation
Finalement
La manifestation est tolérée
Quand elle renforce ou stabilise la société
Comme le " Front de gauche " cette duplicité
Ce qui ne dérange aucunement la tyrannie
Car tout ou presque l'entretient et la construit
Où chaque conditionnement, de machine ou d'humain, la reproduit !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le théorème de Bakounine, Coeurderoy, Hofmann

20 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Avec trente grammes
De LSD-25, le diéthylamide de l'acide lysergique, LSD
Qui joue avec des dés
Quand dans le cerveau, c'est l'alarme
L'on peut aisément fabriquer
Trois cent mille doses
D'acide lysergique pour délirer
Car cela génère, dans l'encéphale qui ose
Des stimulations des récepteurs de la sérotonine
Qui hallucinent des images gaies ou moroses
En rapport à son histoire idiosyncrasique
Car la carte d'un cerveau , qui ose
Et donc en plein délire, est toujours identique
C'est toujours le brouillage
C'est parfois l'orage
Entre perception et imagination
C'est la roulette russe chimique
Trop incontrôlable encore, pour être une arme étatique
En découvrant cette bombe atomique encéphalique
A la grande puissance psychique
Feu ( 1906-2008 ) Albert Hofmann
Fit très fort, même sans aucun caméraman
Mais quand le thalamus
Et les lobes frontaux aux idéaux
Sont en hyperventilation, c'est le mauvais voyage
C'est la dissociation du moi, toujours le laid paysage
En effet, si un cerveau reçoit onze millions
D'informations à la seconde
Il ne peut en traiter que deux cent
A la fois, c'est pas le même monde
Certaines drogues activent
Un détecteur de bizarrerie
Pour que les rêves vivent, sans se faire mal
Via le locus coeruleus, noyau du tronc cérébral
C'est l'activation du lobe frontal
La conscience de soi, c'est pas banal
C'est le dérèglement électrique
Qui nous mène à la trique
C'est comme un infini océanique
La peur et l'inquiétude sont inhibées
Les circuits de l'amygdale sont bloqués
D'un monde monstrueux
Tout le monde veut s'évader
Toutes ses panoplies sont à acheter
Tous ses déguisements sont à louer
Le monde, c'est moi, c'est toi, ce sont eux
Et maintenant, un petit jeu
Que l'on peut répéter
Et sans cesse réinventer
Dire à quelqu'un
Et peu importe le moyen
" Il y a plus d'électrons
Dans un cm3 d'air
De notre planète mère
Que d'étoiles dans l'univers "
Si la personne n'est pas ébahie
Par le vertige, c'est qu'elle est dominante
La personnalité dominante est peu avenante
Et elle sait tout sur tout
Et même ce qu'elle ne sait pas, c'est fou !
Une incapacité à dire
Je ne sais pas, aucune humilité
Une impéritie à lire
Vraiment et à s'émerveiller
La seule différence
Entre une drogue et un poison
Est comme une balance
C'est uniquement le dosage, qui donne le ton
La seule différence
Entre les deux dominances
Une dominance agressive et offensive
C'est le dominant qui veut dominer
Et faire aboutir son projet
Sur le dos des autres
Une dominance défensive
C'est le dominant qui refuse de dominer
Pour faire aboutir un projet
Qui n'est pas aussi celui des autres
Beaucoup de libertaires
Sont des dominants défensifs
Et même aussi des dominants offensifs
Mais tous les autoritaires
Sont des dominants agressifs et offensifs
C'est vrai, pour les pauvres, pour les riches, c'est lourd
Aussi bien, dans la vie de tous les jours
Chez soi, au bureau, en faisant l'amour
Que dans tous les milieux
Professionnels, artistiques, scientifiques, en tous lieux
Et toutes les cohortes
Des dominés, qui peuvent de la sorte
Ne vouloir qu'un peu de tranquillité
Quitte à n'avoir plus aucune liberté
C'est le théorème Bakounine, Coeurderoy, Hofmann
Mikhaïl Bakounine ( 1814 - 1876 )
Ernest Coeurderoy ( 1825 - 1862 )
Albert Hofmann ( 1906 - 2008 )
Car l'anarchie est à la société des veaux
Ce que la chimie du LSD-25 est au cerveau
La prophétie de feu Bakounine
Nous nourrit de ses vitamines
L'équation de feu Coeurderoy
Vive les cosaques et mort aux rois
La formule de feu Hofmann
Pour le dérèglement des sens, devenir superman
La révolte des gueux
Enfin, le chambardement par les miséreux
Pour boxer dans leurs hideuses figures
Toutes les saletés de la société en feu
Et de leurs tristes augures
Enfin pouvoir respirer dans la gratuité
En toutes choses, pour toutes choses
Et plus besoin de dominer
Pour pouvoir en jouir, en profiter
Les êtres humains enfin délivrés
De tous leurs arts aliénés
De toutes leurs humiliations
De toutes leurs persécutions
De toutes leurs autorités
De toutes les compétitions
De toutes les violences
De tous les malheurs
De tous les travaux
Place, place, à l'harmonie
Place, place, à la bonhommie
Car en 2012, comme dans le passé/présent/futur, le monde est une caserne
Régit par des vieilles badernes
Le milieu étudiant
Issu de toutes les bourgeoisies
Le plus souvent
Ne veut aucunement, la révolution
Croyant au libre arbitre, ce sont des pitres !
La jeunesse cancre des bourgeoisies
La révolution est pour eux, l'ennemie
Car, par contre, ils ont compris
Qu'il faut n'avoir rien à perdre
Pour vouloir révolutionner
Qu'il faut n'avoir rien à craindre
Pour pouvoir révolutionner
De perdre sa femme, son mari
Sa famille, ses enfants, sa vie
Son emploi, sa sécurité, et même son oisiveté
Car il faut tout réinventer
Car il faut tout balayer
Comme dans le film " Fight club"
Et qui, bien sûr, ne fut pas un tube
Les nantis, comme les étudiants, ne veulent rien changer
Ce sont des conservateurs à installer
Toujours ils trahissent la révolution
Toujours ils méprisent la révolution
Aussi bien, la révolution psychologique
Que la révolution économique
C'est du vécu, je l'ai expérimenté
Mon laboratoire est partout, il suffit d'observer
Tout ce que je vis, je l'écris
Comme la vieillesse prématurée
De la jeunesse, qui se croit branchée !
En retard d'une révolution
Et en avance d'une contre-révolution
Car elle ne lit aucun livre de subversion
Elle est mystique, bohème, prétentieuse
Souvent, la famille qui les soutient, la rend insoucieuse
Souvent, je me suis trompé
En croyant pouvoir les estimer
Plus tard, le métier les changera
Leur intérêt se transformera
Comme de coutume, l'ancien étudiant trahira !
Mais toute généralisation est une erreur
Alors, attention, car avec un t devant, cela devient TERREUR
Et dans le théorème
De Bakounine, Coeurderoy, Hofmann
Pour la vraie révolution, nous revoilà !

Patrice Faubert ( 2012 ) pouète, puète, peuète, paraphysicien

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La manie du rangement

20 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Nous pensons
Qu'une voiture
A besoin d'un garage
Et qu'il faut la ranger
Nous pensons que des seins
Ont besoin d'un soutien-gorge
Et qu'il faut les ranger
Nous sommes tous et toutes
Les gens de quelqu'un, de quelqu'une
Et ce sans façon aucune
Le mot le plus prononcé
De tous temps, de tous lieux
Les gens, les gens, les gens
Avec aussi le mot argent
Qui n'est pas à oublier
Et c'est même mieux
Les gens, les gens, les gens
L'argent, l'argent, l'argent
L'on range l'argent
Dans des coffres
De toutes les offres
Et nous rangeons nos corps aux rides des ans
Dans des vêtements aux classes apparentes
Et nous rangeons les gens
Dans des classifications démentes
Et nous rangeons les morts et mortes
Dans des boîtes de toutes sortes
Et les vivants et les vivantes
Se rangent dans des façons d'être qui mentent

Patrice Faubert ( 1974 ) pouète, puète, peuète, paraphysicien

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Sous les jupes

19 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Je voudrais
Être, soutien-gorge
Qui range
Les seins des femmes
Je voudrais
Être, la culotte
Protectrice des femmes
Contre l'obsession des hommes
Je voudrais
Être, sous les jupes
De toutes les dames
Je voudrais
Être, vos lèvres
Je voudrais
Être, vos fièvres
Je voudrais
Être, en vos jupons
Qui rendent les hommes si fripons
Je voudrais
Être, en vos porte-jarretelles
Si miel, de si douces bagatelles
Qui comme la nudité
Vous rendent si belles
Je voudrais
Être, acrobate de vos mamelons
Je voudrais
Être, spéléologue de vos vulves
Je voudrais
Être, une lanterne
Qui explore vos cavernes
Je voudrais
Être, vos dessous
Qui rendent les hommes
Si fous

Patrice Faubert ( 1972 ) peuète, puète, pouète, paraphysicien

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Phénoménologie de phénoménologie

19 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Ainsi
Pour la plupart des réactionnaires
De gauche, de droite, de tout ce qui peut se faire
Je suis un bipolaire
Puisque je critique tout
Je suis donc un fou !
Un peu, comme il n'y a pas si longtemps
Le fameux art dégénéré, pour les nazis, c'était dément
Ce monde est si formidable
Que le conspuer est donc abominable
Mais encore une fois
En paraphysique, le non-dit est roi
Peu me chaut de ce que l'on médit de moi
Car en rien, je n'ai la foi
Dire, écrire ce que je peux, voilà ma loi
Et si cela déplaît à tous les fascistes
Les autoritaires, les doctrinaires, et aussi aux gauchistes
Et bien, tant mieux
C'est tout ce que je veux !
Je n'ai rien à défendre
Je n'ai rien à prétendre
Une autre écriture, je ne fais qu'entreprendre
Le monde est si bien
Que le trouver moche, c'est bête et malsain !
Alors, les films de feu ( 1896-1967 ) Julien Duvivier
A la fin ( Chair de poule, 1963 ) tout le monde est tué
Tout ceci serait donc malsain
Pour les crétines et les crétins
Toujours cette extrême droite si puante
A la morale hypocrite et tonitruante
Cette vermine déteint partout, elle est gluante
Et pourtant
3 milliards de bases chimique
Dans chaque individu, pas de polémique
Qui est le produit du changement climatique
Du Sahelanthropus Tchadensis, Toumaï
7 millions d'années, peut-être bipède, aïe, aïe
D'une région l'autre, vaille que vaille
Il est vrai que l'origine unique, d'Afrique
Cela est très biblique !
De l'ancêtre commun singe homme
A l'homme d'aujourd'hui, le même linge
L'évolution est amorale, sans amour ni haine
Comme le FOXP2, l'un des gènes du langage, et la bipédie
Tout simplement, pour économiser de l'énergie !
Et finalement
Ce qui est assez étonnant
Vu que personne ne s'entend
C'est qu'il n'y ait pas plus de guerre civile
Pas de la guerre civile, mais des guerres civiles
Entre camps opposés
Mais aussi entre camps faussement opposés
Fascistes de toutes sortes
Contres gauchistes de toutes sortes
Gauchistes de toutes sortes
Contre anarchistes de toutes sortes
Anarchistes et gauchistes
Contre fascistes et staliniens de toutes sortes
Catholiques intégristes
Contre musulmans de toutes sortes
Gauchistes contre gauchistes
Fascistes contre fascistes
Anarchistes contre anarchistes
Démocrates contre démocrates
Libéraux contre libéraux
Religions contre religions
Tout le monde contre tout le monde
La vérité est bipolaire
La vérité, elle exagère !
Les propriétaires du monde
Une petite minorité qui sait se protéger
Ils ont des larbins, ils ont des policiers
Beaucoup de gens rêvent de leur ressembler
Pour une façon de vivre, imposer
Car la façon de vivre
C'est cela la politique
Elle est imposée par une petite clique
A une majorité, c'est tragique
Cela n'est même pas démocratique
Pas plus qu'en RDA, autrefois, car pour le naturisme, la contraception
Les jardins d'enfants, les crèches, il y avait des subventions
Contrairement à la RFA, plus puritaine et pudique
Les avantages de la collectivisation
Ne le sont plus, quand c'est un camp de concentration
Le capital sait être ironique !
40 millions de chrétiens en Ethiopie
Comme tant, dans d'autres pays
Ailleurs c'est d'autres religions
Ailleurs ce sont d'autres obligations
Jeûne, ascèse, punition
Pratique monastique, privation, mortification
Les plus efficaces des neuroleptiques
Pour les soumissions paralytiques
Pas besoin d'être feu ( 1928-2014 ) Alexandre Grothendieck
Mort à Saint-Lizier où j'ai habité, singulier, ce mec
Mathématicien de la géométrie algébrique
Pour en faire le calcul
Dans cette arithmétique, personne n'est nul
Nul, encore un mot de la domination
Doué, encore un mot de la domination
Le langage n'est pas neutre
Pour l'accepter, il ne faut pas être pleutre
Le langage de la domination
Est le langage de la séparation
Une énergie accumulée au fil du temps
Egrégore de dominantes et de dominants
Toi, moi, eux, elles, lui, c'est terrifiant
Face à cela
Kung-fu psychique, voilà
Pas besoin de l'école quasi militaire
Comme en Chine, à la discipline de fer
Le Kung-fu psychique est révolutionnaire !
Voilà un art martial qui serait exemplaire
Purement psychique, pacifique, il devrait plaire
Pour cela, ni chef, ni gourou, ni élève, ni disciple, ni leader
Pour ouvrir enfin la porte de l'imaginaire !
Le fait de savoir quelque chose
Que l'autre ne sait pas
Ou de savoir faire ou de ne pas savoir faire
Ne devrait conférer aucune supériorité
Car l'autre soi-même, sait forcément faire
Des choses que nous ne savons pas faire !
Et pourtant
Les médecins, les spécialistes, les professeurs
Les savants, les artistes, les instituteurs
Les écrivains, les patrons, les ingénieurs
Les magistrats, les sportifs, les prétendus décideurs
Ces piliers du capital
Que nous mettons sur un piédestal
De la conformiste réussite sociale
Comme indice de supériorité
Alors que cela n'est qu'un indice de compétitivité
Et surtout un indicateur d'adaptabilité
Phénoménologie de la réussite
Réussite de la phénoménologie !
Rien n'est ni supérieur
Rien n'est ni inférieur
Ni mauvais, ni meilleur
Il n'y a qu'une interprétation morale des phénomènes naturels
Les choses se contentent d'être, ni laides, ni belles
Comme ( 2X10 puissance 17 )
200 millions de milliards de tonnes de météorites
De quelques mètres à quelques kilomètres, en rite
Qui pendant au moins cent millions d'années
S'écrasèrent sur la Terre, il y a 3, 9 milliards d'années
Ce qui favorisa les briques de la vie
Grâce, à cause, malgré, c'est surprenant, la chimie
Comme les environ 30.000 litres d'urine
Que par vie, chaque être humain, dégouline
Urine rapide, urine timide
Des millions de gens dans le monde boivent leur urine
Car c'est du potassium, du phosphate, de l'azote
Comme la résistance aux antibiotiques, qui trotte
Les bactéries s'adaptent, elles deviennent critiques
Mais feu ( 1881-1955 ) Alexander Fleming, le disait déjà
Penicillium notatum ( 1928 ) le père de l'antibiotique
Il avait, de fait, prévu cela
Plus que son prix Nobel de 1945 qui le couronna !
Et donc, malgré les antibiotiques
Qui de 1945 à 1975 furent si patriotiques
Mais, utilisés à tort et à travers
Sur animaux humains et non humains, c'est pas cher
25000 décès en Europe, de nos jours, pour des humains
23000 décès aux Etats-Unis, de nos jours, pour des humains
L'antibiotique se meurt
L'antibiotique n'est pas supérieur
40 milliards de chiffre d'affaires
Alors que rien ne vaut le système immunitaire !
Phénoménologie du capital
Capital de la phénoménologie
Le capital est une bactérie
Qui se reproduit à l'infini
A toutes les attaques, à toutes les maladies
Le capital s'adapte, se transforme, se modifie
Mais le capital est aussi, son véritable seul ennemi !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Si les seins des femmes

19 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Si les seins des femmes
Etaient toujours gorgés de lait
Il y aurait des téteurs en série
Et aucune dame, la nuit
Ne sortirait, sans risquer le fait
Et puis, il y aurait tous les affamés
Et puis, il y aurait tous les assoiffés
Et les éternels, jeunes ou vieux, nouveaux-nés
Les seins des femmes
N'auraient que des amis
Les seins des femmes
Sauveraient des vies
Des seins qui feraient des fromages
Des seins qui causeraient des dommages
Des seins qui sauveraient des naufrages
Des seins qui provoqueraient des ravages
Des seins apprentis
Des seins en fin de vie
Et des téteurs en série

Patrice Faubert ( 1971 ) pouète, peuète, puète, paraphysicien

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Paraphysique de la manifestation ( 2 )

15 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

" Les putains ? elles sont autant artistes que nous, nous sommes aussi putains qu’elles,
nous faisons le même métier "


( Brel, Brassens, Ferré, lors de la fameuse et unique rencontre du 6 janvier
1969, à Paris )


TIC
Technologies de l’information et de la communication
C’est à dire
C’est bien cela qu’il faut lire
2 pour cent des émissions de gaz à effet de serre
Autant sinon plus que, ne croyez pas que j’exagère
Que l’aviation mondiale, qui ne fait que s’ajouter
Car pour toute cette activité
Il faut de l’or, de l’argent, du palladium
Du cuivre, du ruthénium, de l’indium
Du cobalt, qui produisent des déchets
La technologie ne sait pas ce qu’elle fait
Et les manifestations de soutien
A Rémi Fraisse, le jeune assassiné
Par les gendarmes du capital, ses bons chiens
Certes, contre les violences policières
Mais aussi contre un monde entièrement technologisé
Un monde lobotomisé, uniformisé, falsifié, pollué
Où la seule liberté est de se taire
Alors qu’il faudrait tout fiche par terre
P comme pourri
S comme salaud
Parti socialiste, en fait, un parti fasciste
Mais de toutes façons
UMP, PS, FN, ou autre, tous le sont !
Ne pas en être, c’est être un hérétique
Comme sous l’inquisition, un diabolique
Pire même que le borgne mythique
Mohammad Mollah Omar ( né en 1959 ) pourtant si tyrannique
Sa tête mise à prix
24 millions d’euros, j’en ris
Le capital préfère encore les talibans
A ceux et celles qui manifestent leur mécontentement
Si l’on élimine pas le capital, pourtant
C’est lui qui nous éliminera, c’est évident
Il n’y a déjà plus la moindre relation humaine
Il n’y a que de la relation pécuniaire, si vaine
Pièces, billets, cartes multiples
L’on offre des chèques, pas des tulipes
L’argent nous échange et nous change
Ce totalitarisme du capital, qui dans des boîtes, nous range !
Il faudrait se faire quelques réflexions
A propos des manifestations de contestation
Une soupape de sécurité pour le capital
Une médiation, dénouer les tensions, un carnaval
Toute manifestation est réductionniste
Sur seulement tel ou tel aspect du capitalisme
C’est comme les hommes et les femmes
Qui sont au même format
Deux jambes et deux bras
Mais dans la tête, les mêmes tomes
Pour la gauche c’est tel bourrage de crâne
Pour la droite c’est tel bourrage de crâne
Pour l’extrême gauche c’est tel bourrage de crâne
Pour l’extrême droite c’est tel bourrage de crâne
Avec à chaque fois, tout ce qui va avec
Pour les nanas et les mecs
Les lectures, les préférences, les goûts
Le travail, les loisirs, les dégoûts
L’être humain, unique ?
Une collection de semblables, sans être cynique !
De ce conditionnement, nos préférences sont les mêmes
De ce conditionnement, nos rejets sont les mêmes
Cela correspond à des grilles
Tant pour les garçons que pour les filles
A la vérité
Ce sont toujours les goûts et dégoûts du capital
C’est lui qui fait le bien ou le mal
Le capital nous conditionne
Le capital nous auditionne
Le capital nous ambitionne
Nous sommes les choses et les produits du capital
Partout, il nous construit, c’est international
Et il sait
Que dans les manifestations
Il y a ses futurs pions
Et aussi des futurs Staline, Lénine, Beria
Et une jeunesse révoltée, qui hélas, changera
Et finalement, pour le capital, manifester
Est une habile soupape de sécurité !
Car tout étant pourri
De toutes tendances, de tous les partis
De tout ce qui peut se faire
Pratiquement TOUT est à défaire
Il y a certainement
Parmi les commerçantes et commerçants
Une vitrine en mauvais état
Un pavé dans la devanture et voilà
C’est l’assurance qui remboursera
C’est tabou, faut pas le dire
De manifester, il faut médire
Alors
Que cela pourrait-être une faveur
Mais il faut tuer la rumeur
Car avec les histoires d’assurance
Tout est possible avec cette engeance
Vous attendez le passage d’une manifestation
Vous vous cagoulé, en manifestant, vous vous déguisez
Et votre vitrine, vous la déglinguez
Bingo, car vous serez dédommagé !
Encore les affreux casseurs
Qui font peur aux honnêtes gens
Il pleure, il pleure, le pauvre commerçant
C’est pourtant le président de la république, le premier casseur
Ce sont tous les députés, les casseurs
Il est même possible, que pour faire peur
Que la police s’invite au banquet
Juge et partie, elle reçoit les bouquets
Elle a tout intérêt à provoquer des heurts !
Mais peu importe
Car de la sorte
Qui fait le jeu de qui ?
Des deux, chaque camp, et puis, et puis
Pour les forces policières
Souvent de l’origine prolétaire
C’est le monde à l’envers
En fait à l’endroit
Car la misère rend l’esprit étroit
Souvent, c’est l’aisance bourgeoise, qui éclaire
Ce fut d’ailleurs, jadis, une classe révolutionnaire
Mais hier comme aujourd’hui
Toujours des fascistes, des nervis
Avec les flics et les nazis
Et qui dans les manifs, jettent des pierres, sur les gauchistes et anarchistes
Il est difficile de ne pas les confondre
Avec les CRS, la BAC, la police, et autres terroristes
Comme pour l’affaire de Tarnac
Et tout son faux micmac
Encore une provocation policière
C’est une façon de faire
Certes, cela ne date pas d’hier
Feu ( 1930-2010 ) le stalinien, Jean Ferrat
Chantait autrefois, c’était bas
" Hou hou, méfions-nous
Les flics sont partout "
Pour se moquer des gauchistes et des anarchistes
Alors que les vraies paroles
Ce qui devrait faire école
" Hou hou méfions-nous
Les fascistes et les staliniens sont partout "
Surtout à la radio et à la télévision
Surtout dans tous les gouvernements
Avec de nouveaux vêtements
Avec leurs techniciens et leurs savants
Et quelques souvenirs qui vont encore déranger
" Et les syndicats qui restent à la maison "
Si bien chanté par Léo Ferré
En soutien, des anarchistes de la fédération
Et la moitié de la salle qui se leva et s’en alla
Des syndicalistes, oui, pour l’anarchie, c’était pas ça !
Il y a plusieurs décennies
En tous les cas, à Paris
C’était la castagne, à chaque manifestation, contre les staliniens
Du PCF et de la CGT, avec les anarchistes, nous nous amusions bien !
Donc, comme je vais être à Nantes, le samedi 22 novembre
Jour de manifestation, contre la répression policière, qui démembre
Je ferais acte de présence
Mais pour l’outrecuidance, place aux jeunes révoltés, c’est l’espérance !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Polémologie d'épistémologie

12 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Tout mot
Est une madeleine de Proust
Comme un parfum qui jamais ne dit, ouste
Toujours prêt à nous mettre une rouste
Comme le mot zodiac
Me fait penser à Greenpeace
Contre les pollutions, de bons maniaques
Contre le nucléaire, des actions bienfaitrices
Organisation qui naquit en 1970
Au début, à peine plus de dix
Avec très peu de moyens
Puis, très solides, devinrent leurs reins
Du Phyllis Cormack au Raimbow Warrior 1
Qui fut coulé, c'est pas malin
Par les services secrets français
Car s'opposer au nucléaire, non mais
Aujourd'hui, cette organisation
Comptabilise 3 millions d'adhérents et de donateurs, fusion
C'est ce qui leur permet une certaine indépendance
Pour tenter d'empêcher certaines démences !
Car le profit
Ne respecte que le profit
Peu lui importe, les phoques et autres baleines
De tout ce qui lui rapporte, il dégaine
Le profit fait l'impasse de la vie
Il en sera toujours ainsi
Tant que cela ne sera pas l'anarchie !
Parfois, le profit, à sa source
Il revient faire ses courses
Quand les excréments humains
Et d'autres animaux comme les cochons
Se transforment en biogaz, comme en Chine, la magie du colon
Faut pas le dire, c'est pas bien
Colombin, étron, fèces, c'est pas beau
Sauf pour les gosses, caca, pipi
De notre mentalité de fécophobie
Pourtant et on l'oublie
Avec l'urine de la population des Pays-Bas
On pourrait faire décoller une fusée, voilà !
Voici la véritable écologie
L'urine, les excréments, comme autonomie
Se chauffer avec de la bouse de vache
Se soigner en buvant de l'urine
Ce qui ne rend pas l'humeur chagrine
Directement à la vulve ou au vit
Pour éviter le moindre gâchis
Tous les primates le font, aucun ne s'en cache
De toutes les espèces, étrons et colombins, tout ce qui se fait
Montre-moi ta crotte, je te dirais qui tu es
C'est le Pérou
C'est le guano
Un formidable engrais, le gros lot
L'écologie vraie est fécophile, c'est tout
Car ce sont les excréments qui disséminent
Les graines, pour que les paysages, s'illuminent
Par les éléphants et autres bestioles
Les fèces, indispensables babioles
Et toutes les crottes de plancton
Qui sont le caviar de la vie abyssale
La pisse, la merde, c'est pourtant banal
Plus que jamais, tabou, c'est mal
Nonobstant, c'est aussi cela la révolution !
Et si cela devient une nouvelle mode
Pour sauver le capital, un nouveau code
Le capital peut tout récupérer
Sans renier son apport en énergie, il faudra s'en démarquer
Chaque être humain est une usine
Méthane, azote, et autre chimie, une véritable mine
Comme de l'énergie solaire
L'énergie humaine est un savoir-faire
Le lait des femmes en fromage
L'étron de l'espèce humaine comme combustible
L'urine comme cosmétique
L'urine comme vitamine dynamique
Voilà une écologie saine et sage
Il y aurait tant à faire
Dans une société révolutionnaire
A partir du soleil, à partir du vent
A partir de l'eau, à partir des éléments
De l'urine, du lait, des excréments
Il y aurait tant à faire
De nouvelles vies, des gens mutants
Urinothérapie, biogaz, de l'énergie révolutionnaire
Le mieux que l'on su faire à toutes les époques
Tout synthétiser, tout appliquer, en ce domaine, pas d'équivoque !
Mais rien ne se fera vraiment
Avec le militant qui milite pour militer
Mais rien ne se fera vraiment
Avec l'intellectuel qui intellectualise pour intellectualiser
Mais rien ne se fera vraiment
Avec l'artiste qui fait de l'art pour l'art
C'est comme en sprint, le faux départ
Jamais en avance, toujours en retard
Jeunes ou vieux
C'est l'ennui, c'est l'admiration
Cela fait le jaloux, cela fait l'envieux
Et toutes les fausses révolutions !
Le monde ainsi organisé
Ne peut fonctionner que dans la pensée séparée
Ainsi, nous aimons ou nous croyons aimer
Ce que font les gens
Mais ce que sont les gens
Nous ne l'aimons pas
J'aime votre peinture
Mais pas vous
J'aime votre poésie
Mais pas vous
J'aime votre travail
Mais pas vous
J'aime vos idées ou votre façon de parler
Mais pas vous
Et tout procède ainsi
Ce qui est une hypocrisie
Car il n'y a pas d'amitié
Car il n'y a pas d'amour
Dans la société spectaculaire marchande techno-industrielle
Où tout est séparé, chacun et chacune, dans sa poubelle
Le capital ne produit que de la rivalité
Rivalité de pensée, pensée de rivalité
Toutes les idéologies comme toutes les religions
Tous les partis comme toutes les organisations
L'idéologie de la contestation
N'est pas la contestation de l'idéologie
Toute idéologie est une infamie
Toute religion est une supercherie
Tout naît du besoin de se sentir aimer
Et ainsi, pour cela, dans une hiérarchie, de s'élever !
Ainsi, si feu ( 1895-1960 ) Clara Haskil
La prodigieuse pianiste, n'avait pas été scoliotique, déformante maladie
Dans un autre domaine, elle aurait été une rose
Même l'infirmité peut se sublimer
Afin de se faire quand même aimer
Lorsque l'on est pas un prix de beauté
Ou que psychologiquement l'on soit fracassé
Et les exemples peuvent être multipliés !
Comme
Pour de la patrie, se faire aimer
1914/1918, les mutilés, les amputés, les diminués
Les aveugles, les culs-de-jatte, les cinglés
Le sang des familles
Pour l'armée, un jeu de billes
Mais ils y sont allés
Mais ils se sont donnés
Le pays peut les respecter
La guerre, quelle bêtise, quelle incongruité
Ah ! la belle victoire
Ah ! la belle gloire
Comme les chèvres qui béguètent
Et que l'on mène à la baguette
Et cinquante pour cent des jouets de 1914/1918
Des jouets de guerre, cela ne pouvait être autrement
De toutes façons, l'école était et est toujours un régiment
Enfants de 1918, soldats de 1940, débâcle partout
A l'enfant l'on mentait tout le temps
Ainsi, l'on ne mourait pas, l'on disparaissait
Voilà comment l'on fabrique des niais !
Discours de la guerre
Guerre du discours
1914/2014, d'autres guerres, toujours
Et la forêt de la technologie
Rites volés aux indiens d'Amazonie
Totémisme, animisme, chamanisme, analogisme
Tout est envahi par la technologie
L'ethnologie de la technologie
La technologie de l'ethnologie
L'argent en place de la plume, comme seul diadème
Le seul qui sème, le seul que l'on aime
Tout est absolument rien
Rien est absolument tout
Il n'y a pas plus grande folie
Que l'organisation présente de la vie
Une seule issue, l'anarchie !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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