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patrice.faubert.over-blog.com

Le carré des indigents ou la fosse commune

30 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

En France
Si vous n'avez pas d'argent
A votre mort, c'est le carré des indigents
Ce qui vous attend
C'est la fosse commune
Pour ceux et celles qui n'ont pas la thune
Et si au bout de cinq années
Votre corps n'est pas réclamé
Place aux autres, il faut le brûler
Une façon, sans aucune cherté
Pour se faire incinérer
Sans les fleurs et les couronnes
Pour ceux et celles, qui le coquillard, s'en tamponnent
La commune vous prend en charge
Sous terre, vous serez encore en marge
Le marché de la mort
N'est pas la mort du marché
C'est le marché du plus riche, donc du plus fort
La lutte des classes sans aucune subtilité
Le carré des indigents
Déjà, on nous attend
Pas le temps
De faire une toilette
Pas le temps
De faire des emplettes
Le carré des indigents
Nous attend, dans ses oubliettes
Pour les pauvres, en France ou ailleurs
C'est toujours la même heure
Jamais aucune pause
Rarement une rose
La fosse commune
Car tu n'as pas de pécune
Carré des indigents
Car tu n'as pas d'argent
Toujours pareil, jamais de soleil
Mais une fois la mort
Ils se valent tous, nos sorts
Mais une fois la mort
Sont particules d'univers, nos corps
Et au fond, alors
La mort n'est que la mort
Mais nous en faisons des rituels
Mais nous en faisons des ritournelles
Nous en remplissons nos gamelles
De la propagande, de la guerre, pêle-mêle
Fosse commune
Carré des indigents
Ceux et celles dont personne ne veut
Comme jadis, les gueuses et les gueux
Peu nous chaut des appellations
Qui sont des traditions
Qui sont toutes des propagandes
Qui vont toutes en diverses bandes
Chaque pays
En fait des simagrées
Chaque pays
Avec son cérémoniel, en fait son habileté
C'est la lutte des classes
Dans les cimetières, avec ou sans trace
Puis la mort, anonymement, c'est le carré des indigents
Et comme vous le savez
Par des intimes, je voudrais être mangé
Mais pas de fantaisie autorisée en ce domaine
Qui comme toutes choses, est codifié par la haine
Et tant pis pour cette envie
Quand tout pour moi sera fini
Attendez-moi
Faîtes-moi de la place
Enfin, nous serons les rois
Dans la mort, car la vie, nous fut rapace


Patrice Faubert ( 2010 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Chronicité intempestive

25 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Tout individu
Ne sait que les autres
Tout individu
Des autres est un apôtre
Tout individu est un autre
Tout individu
N'est pas l'autre
Tout individu
Est quelque chose d'autre
Comme feu ( 1898 - 1960 ) Felix Kersten
Fameux médecin masseur guérisseur, toujours en peine
Contre ses soins, des vies humaines
D'insolites tractations avec feu ( 1900 - 1945 ) Heinrich Himmler
Pour Kersten, ce fut sa guerre
Sauver des vies, d'étranges honoraires
C'est l'exemple type
De la loi de compensation
Qui fait la lippe
A toutes les exemptions
Comme la misère
Des sous-prolétaires
De jeunes réactionnaires
Qui ont assassiné le très jeune Clément Méric
A la CNT puis à Sud, puis ailleurs, c'est épique
Un pauvre gosse au corps cadavérique
Qui se cherchait, pour trouver une éthique
C'est le quotidien
Divulgué, coupé comme du pain
Qui est la vraie poésie
Dans le caniveau, sans aucun chichi
C'est la lettre de loin en loin
Que l'on reçoit d'un ami lointain

" Bandol le 10 juin

Salut Patrice !

J'ai bien reçu ton dernier poème. Merci. Tu t'inquiètes
pour mon alcoolisme, c'est gentil. Je n'ai pas arrêté
complètement mais j'ai cassé le quotidien ! de temps en temps -
ça commence à aller mieux du point de vue de la santé !
Pour ce qui est de faire un blog, pas la peine. Mes dessins ( anciens et présents )
sont sur le blog de Cobra ( Tréponème Bleu pâle ) ça me motive un peu
pour dessiner. Il doit sortir un album à l'automne, intitulé " Il était une fois
la presse underground " et en principe je dois faire la couverture.
Porte toi bien

Amitiés
Aspic "

Chaque être humain
Est un livre
Dont il est ivre
Riche ou pauvre, c'est son seul bien
La vie est son seul lien
Tout un chacun
Veut accaparer l'attention
Ainsi chacun et chacune dans son coin
La prison de la prétention
Tout un chacun
A son musée
Avec sa sortie, son entrée
Dont chacune et chacun est le gardien
Venez donc me visiter
Ne cessent-ils de répéter
Et comme ils disent tous cela
Personne ne s'intéresse à personne, voilà
Chacun chacune
Ne s'intéresse qu'à sa petite personne
Chacun chacune
Dans son musée, attend que l'on sonne
Cela peut durer longtemps
Nous sommes notre public, nos gens
Poète, peintre ,dessinateur, ou rien
Au même cela revient
Des millions de personnes
Dans le monde, écrivent
Des millions de personnes
Dans le monde, peignent
Des millions de personnes
Dans le monde, écrivent des poèmes
Des millions de personnes
Dans le monde, dessinent
Des millions de personnes
Dans le monde, sculptent
Des millions de personnes
Dans le monde, s'aiment
Des millions de personnes
Dans le monde, se détestent
Rien n'est plus original
Absolument tout est devenu banal
Tout le monde fait son cinéma
Parfois, on en fait tout un plat
Il y a de la concurrence
Des plus malins c'est la danse
Des plus arrivistes c'est la transe
Pourtant
Quoi que nous fassions
C'est un grand vide
C'est un grand rien
La vie ne veut pas de musée
La vie ne veut pas être figée
La vie ne veut pas être imitée
La vie veut simplement la vie
La vie veut simplement qu'on la vive
La vie ne se milite pas
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des militants
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des peintres
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des écrivains
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des poètes
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des dessinateurs
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des travailleurs
Je cherche un homme
Il n'y a plus que des chômeurs
Je cherche une femme
Il n'y a plus que des hommes
Je cherche un homme
Et personne ne me cherche
Cela serait si simple
Si tout le monde pensait les mêmes choses
Cela serait si simple
Si tout le monde s'offrait des roses
Transports gratuits
Partout dans le monde
Pour les précaires, les indigents, les démunis
Les chômeurs, les sans argent, les sans abri
Sans aucun justificatif administratif
Sans l'obligation d'en faire une manif
Plus d'écriture, de peinture, de poésie, l'aliénation qui gronde
La vie enfin qui sort sa fronde
Nos cultures ne sont pas intelligentes
A la générosité, à la solidarité, elles sont indigentes
A la vie
L'écriture est morte
A la vie
La peinture est morte
A la vie
La poésie est morte
A la vie
Le dessin est mort
A la vie
La technoscience et les arts
Sont la mort
Il n' y a pas de vie sur Terre
Car l'argent est son enfer
Le gratuit pue le gratuit
Si c'est la vie de l'énergie
Le gratuit est l'anarchie
Si c'est l'énergie de la vie
Une pensée à feu ( 1894 - 1961 ) Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline
Le père du style en écriture
Que son temps traita en ordure
Et qui pour un livre édité de 400 pages
Devait écrire à la main 80 000 pages
Peu importe au lecteur les épluchures
Il veut manger le fruit mûr
Certes, de sa petite personne, il faut payer
Rien n'est jamais désintéressé
La gratuité n'est jamais gratuite
C'est une motivation jamais fortuite
J'en conviens, je ne suis pas drôle
Je l'admets, je ne joue aucun rôle
L'intérêt
Est le contraire de la gratuité
Qui n'est que la gratuité de l'intérêt
Et tout se fait par intérêt
Et tout est intéressé
Toi, moi, eux, elles, lui
Donc, la gratuité
Des transports, des restaurants, des cinémas
Et de tout ce que vous voudrez
Et ce, sans aucune paperasserie , enfin l'anarchie
Et ce, sans aucune bureaucratie, enfin l'anarchie
C'est encore l'intérêt de la gratuité
Qui n'est que la gratuité de l'intérêt
Et nous pourrions enfin crier
Terre, Terre, à nous en époumoner


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Prêt-à-porter du prêt-à-penser

22 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Le prêt-à-penser
De l'idéologie
Est le prêt-à-porter
De toute idéologie
Le prêt-à-porter
Du gauchisme
Est son prêt-à-penser
Le prêt-à-penser
Du fascisme
Est son prêt-à-porter
Toute idéologie
A son prêt-à-porter
A son prêt-à-penser
Toute religion
A son prêt-à-porter
A son prêt-à-penser
L'être humain
Pense avoir tout compris
L'être humain
En fait, n'a rien compris
Toi, moi, eux, elles, lui
La plupart des militantes et militants
Sont des dominantes et dominants
Des futurs Staline
Pour l'extrême gauche du capital
Des futurs Hitler
Pour l'extrême droite du capital
Le capitalisme
A besoin du gauchisme
Le capitalisme
A besoin du fascisme
Le capitalisme
A besoin du stalinisme
Qui ont les mêmes boutiques
Les mêmes banques, le même fric
Dans les manifestations
Qui se prétendent antifascistes
Il y a de tout, beaucoup de rien
Tout le monde s'utilise, c'est vilain
Tout le monde s'instrumentalise, c'est pas bien
Et même des fascistes antifascistes
Et même des racistes antiracistes
Le capitalisme aime les mélanges
Le capitalisme aime ce qui l'arrange
Une vraie manifestation antifasciste
Serait contre le stalinisme
Serait contre le gauchisme
Serait contre le fascisme
Et elle serait interdite
L'armée mobilisée, contre cette manifestation inédite
Toute idéologie est fasciste
Toute idéologie est raciste
Car elle est l'habit
De prêt-à-porter
De tous les conformismes
Car elle est le conditionnement
Du prêt-à-penser
Et de ses narcissismes
Tout le monde dans l'erreur
Tout le monde dans la terreur
Le manifestant
Est un élément de la statistique
Au capital, il est un moustique
C'est une pression de sélection
Instrumentalisée pour les élections
La politique défend sa logique
L'organisation défend sa boutique
Ainsi deux femmes ont démissionné
De la fédération anarchiste, bureaucratisée
Au congrès national 2013, chaque année renouvelé
Dénonçant l'anarcho-patriarcat et le sexisme
Suite à cela, elles furent menacées et insultées
Mais le féminisme est une idéologie
Qui est l'idéologie du féminisme
Toute idéologie
Est une guerre
La guerre de l'idéologie
Qui est toujours l'idéologie de la guerre
La dominance de l'idéologie
Est toujours l'idéologie de la dominance
La manifestation de l'idéologie
Est l'idéologie de la manifestation
Nous ne sommes que les autres
Nous n'avons que les idées des autres
Pourtant
Qui admet que les autres sont sa source ?
Pourtant
Qui convient que les autres sont sa frousse ?
L'idéologie est une brousse
Lionnes, hyènes, vautours, dans sa trousse
L'idéologie politique et religieuse
Avec ses corporations mafieuses
La prétention de l'idéologie
N'est que l'idéologie de la prétention
Laissez-moi en rire, rire, rire
Laissez-moi l'écrire, l'écrire, l'écrire
Laissez-moi le dire, le dire, le dire
Il faut être de nulle part
De tout dire, n'être point avare
Même et surtout s'il est trop tard !
Rares sont les êtres humains
Qui disent que les autres les enrichissent
Que sans eux et elles, ils et elles, ne sauraient rien
Mais jouer les gros bras, cela fait bien
Je me suis fait tout seul
J'ai tout appris tout seul
Au soleil, sous un parasol, c'est idiot
C'est malhonnête, crétin, et totalement faux !
Les autres nous apprennent
A marcher, à parler
Les autres nous apprennent
Par leurs écrits, par leurs dits
Mais l'idéologie nie
Que c'est une idéologie
Comme la bureaucratie nie
Qu'elle est une bureaucratie
Comme le gauchiste, l'anarchiste, le fasciste
Comme le stalinien, le nazi, la nihiliste
Nous sommes
Ce qu'est l'humanité
Et l'humanité
Est ce que nous sommes
Par leurs écrits, par leurs dits
Ce que tu sais
Je le sais
Ce que je sais
Tu le sais
Il suffit d'être attentif, partout, cela est !
Nos vraies motivations
Sont scotomisées, elles se jouent de nous
De belles actions, de beaux discours
Qui ne sont que de la prétention
De la recherche de gratification
Comme les récompensés du système
Que tous et toutes aiment
Le chien dressé ne mord pas son maître
Quand il est sa raison d'être
Plus aucune raison d'agressivité
Même pas besoin de la détourner
Contre un système
Qui vous récompense
Aucune tentation d'être agressif ou agressive
Or toute idéologie
Politique, religieuse,et même d'anarchie
A toujours son paradis
Ses biens pas forcément immobiliers
Ses femmes pour ceux qui savent briller
Toujours des gratifications
Toujours des conditions
Ce sont tous les autres en moi
Qui m'écrivent
Ce sont toutes les autres en moi
Qui m'inscrivent
Tout ce que j'ai lu
Tout ce que j'ai vu
Tout ce que j'ai entendu
Tout ce qui m'a plu
Je suis ce que j'entends
Je suis ce que je comprends
Je suis ce que je lis
Toi, moi, eux, elles, lui
Tout le reste est vantardise
Tout le reste est couardise
Sacrée rigolade, colossale hypocrisie !
Notre égo est si lourd
Toujours en chasse à courre
Chacun et chacune dans sa tour
Toutes les idéologies et religions sont fragmentées
Pour mieux unifier le capital
Car le capital a ses religions et idéologies
Qui sont les religions et idéologies du capital


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Datologie

20 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Je ne voulais travailler nulle part, on dit que la paresse est la mère de tous les vices, moi
je trouvais que le père, c'était le travail. "

Jacques Prévert ( 1900 - 1977 )

1911
Premier bombardement aérien militaire
L'avion devient une arme de guerre
1914
Bombes lâchées à la main sur des enfants, mères, pères
Tués par l'oiseau de fer
Qui pond ses explosifs de mort
Qui détruisent l'esprit et le corps
1947
De l'autre face du miroir
Le mur du son sort du laboratoire
Dépassé, il annonce le pire
Fini le temps du rire
Bien avant 1911, toute invention
Contre l'humanité est une machination
L'ingénieur innove l'art militaire
Le technicien est sa bonne, son plénipotentiaire
1745
A cette date, naît Monsieur de Saint-George
Fils naturel de l'esclavage noir
Et de la propriété qui en fit son souloir
Bien éduqué, il devint compositeur de musique
Champion d'escrime et ami de l'éthique
Pendant la révolution bourgeoise, il fut un meneur
Pour l'idéologie bourgeoise, importait peu la couleur
De la peau des régiments, aux mêmes finalités
De la classe aristocrate qu'il fallait renverser !
L'idéologie plus forte que le racisme
Pour l'utiliser dans le classisme
Sans date
N'importe quelle date de l'histoire
Prise au hasard, n'est ni blanche ni noire
Car c'est toujours la détermination
De tous nos pas, une programmation
Une science plus exacte que la chiromancie
Des prévisions plus rigoureuses que l'astrologie
Venez Mesdames dans ma roulotte
Que vos nichons je pelote
Sur une table transparente, des cartes
Avec sur chacune, une date
Prenez en une, et voici la datologie
Je prévois votre avenir, de midi à minuit
Je devine votre passé, votre futur, même votre nuit
1926
Création du Paris-Stasbourg
( 504 km ) à la marche
Le Suisse Jean Linder l'emporte
Je vois un marcheur qui vous porte
1937
Journées de mai à Barcelone
Anarchistes et poumistes, contre le stalinisme
La république espagnole n'est pas bonne
Pour la révolution qui veut l'anarchisme
Je vous vois dans le machinisme
1938
En physique, c'est la fission nucléaire
De feu ( 1879-1968 ) Otto Hahn, de feu ( 1902-1980 ) Fritz Stassmann
Et de feu ( 1878-1968 ) Lise Meitner
Dont l'application ne peut jamais être fière
Je vois l'avènement du déchet nucléaire
Sans date
Toute date de l'histoire
Même la plus aléatoire
Est notre véritable mère
Est notre véritable père
Nous sommes ses habits
Dans le moindre de ses plis
Elle circule dans notre corps
C'est la chimie du vivant et du mort
Tout vivant en est le rescapé
Car toute guerre a son année
Toute vivante en fait des bébés
Ainsi, toutes les années se sont succédé
Je vois que nous avons
Des milliers et des milliers d'années
Je vois que nous avons
En nous, des milliers et des milliers d'armées
Sur Terre
De tout ce qui a pu se passer
Nous sommes la trace
Nous sommes l'aboutissement, la seule race
Dans les océans
Dans les mers
Nous sommes à l'eau, son néant
Le temps a le temps
De pouvoir tout faire
Le temps nous fait
Le temps nous défait
Le temps nous rêve
Nous sommes sa sève
Toutes les histoires
De l'histoire, petites ou grandes
Sont dans chaque être humain, elles quémandent
De sales draps qui vont au lavoir
Chaque être humain
Est toutes les guerres
Chaque être humain
Est toutes les paix
Son corps en est le seul vrai historien
Son esprit en est le seul tout, en est le seul rien
Tout ce que nous imaginons
Est quelque part, une réalité
Tout ce que nous faisons
N'est jamais une nouveauté
La gravité se contente d'être, elle est une loi
Pas besoin d'être démontrée, pour exister, même par des rois
Nous expliquons les phénomènes de la nature
Et nous en faisons de la culture
Physique, chimie, biologie, technologie, qui la dénature
La nature n'a pas besoin de la peinture
C'est la peinture qui a besoin de la nature
Tout être humain en vaut un autre
C'est son conditionnement qui en fait tel ou tel apôtre
C'est sa programmation culturelle
Qui le fait intellectuel ou manuel
L'histoire est engrammée par des faits
Qui font les humains, beaux ou laids
La densité infinie de l'infiniment petit
Qui devient expansion, qui devient évaporation
Aussi
Toute explication est suffocante
Aussi
Toute interprétation est marrante
Pour vivre, il faut de la prétention
Là où est l'argent, est la prostitution
Là où est l'argent, est la désolation
C'est la technologie qui nous rêve
C'est l'industrie qui nous crève
Oui, pour vivre, il faut de la prétention
Très jeune, je faisais de la métaphysique
De rêves d'autres planètes, nous étions la gymnastique
Du violon d'un géant, nous étions la musique
Du rire d'une galaxie, nous étions la thermodynamique
Oui, pour vivre, il faut de la prétention
Ô frères et frangines, humains mégalomanes
Ô frères et frangines, humains mythomanes
Pourtant, rien de quelconque
Même si tout est quiconque
Ainsi rien, absolument rien, n'est jamais anodin
Rien n'est vain
Nonobstant, tout est vain
Passé, présent, futur
Tout est en vous
Tout est en nous
D'outre-mort, d'outre-vie, d'outre-lieu
Jamais moins ni jamais mieux
De la matière visible et invisible, de l'eau et du feu
Nous sommes les folles, nous sommes les fous


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le cyborg ou paraphysique du sport

17 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Personne ne sut mieux
Que feu ( 1792 - 1836 ) Girolamo Segato
Pétrifier, en fait, conserver le corps, c'est curieux
Les organes et tout le reste, tout restait beau
Il mourut avec son secret
De naturaliste, qui laisse le savant niais
Mais feu ( 1852 - 1927 ) le moine bouddhiste bouriate
Itigilov, en refit l'échec et mat
De sa formule de soliste
Malgré la mort, les ans
Toujours le même âge
Le futur du dopage
Le corps toujours élégant
Mais sans aucun dopant
Chimie de la magie
Magie de la chimie
Il fait bien rire le cyclisme
Pour l'historien de la discipline
Le Tour de France et ses bonnes mines
A la moyenne horaire de cataclysme
C'est plus des vélos
Mais des vélomoteurs
Plus vite qu'autrefois, sur piste, le record de l'heure
Vraiment, c'est très rigolo !
Tous les sports sont professionnalisés
Ce sont des métiers
Avec au bout, plus ou moins d'or
Tout est affaire de publicité
Et du nombre de licenciés, pour pouvoir s'identifier
Aussi le parent pauvre, est la marche à pied
Pourtant, en 2013, enfin, un français a gagné
Jean-Marie Rouault, le Paris-Colmar titanesque
A 49 ans, un record pour cette épreuve chevaleresque
Vingt ans après Noël Dufay ( 52 ans ), enfin rattrapé !
Mais le capitalisme
Aime tout ce qui est spectaculaire
Il en fait ses gargarismes
Football, rugby, tennis, etc. l'argent est dans l'air
Se doper
Pas pris, le geste plein d'aisance
Une rigolade, une hypocrisie
Le sport est le dopage
Le dopage est le sport
Le sport du dopage
Le dopage du sport
Des oxymorons pleins de rage !
Cela fait marcher tous les commerces
Le sport est comme une messe
Le sport du commerce
Le commerce du sport
Ses mafias votent au même port
Aucune probité jamais n'en sort
Tous les trucages
Pour une performance
Qui à la dignité sont une offense
Qui à l'humanité sont une démence
Et déjà, l'humain modifié
Et déjà, l'humain amélioré
Pour des nouveaux records
Et au pilori, tous les remords
Et bientôt l'homme augmenté
L'homme triché, l'homme détourné
L'homme qui n'est plus homme
Revu et corrigé, ô étrange bonhomme !
Ainsi ô cynisme
Le sportisme du capitalisme
Cela n'est plus l'entraînement
Cela n'est même déjà plus l'organisation
Comme sur le Paris-Colmar à la marche
Qui peuvent faire triompher la raison
Mais des corps en pleine mutation
Mais des cerveaux préparés à cette condition
Pour la technologie du sport
Pour le sport de la technologie
Le sportif est sa prothèse
Il est son postulat, sa thèse
Le contraire de l'homme de la rue
Qui d'ailleurs ne s' y reconnaît plus !
Le sportif professionnel est un mutant
Comme une voiture, prototype, toujours devant
Non à la robotique
Et au tout nanotechnologique
Et vive l'anarchie
Non à l'humain génétiquement modifié
Non au cyborg financé par l'armée
Et déjà des sportifs aux prothèses officialisées
Du sportif posthumain au record indicible
Du soldat posthumain devenant invincible
Les douze paires de jambes
De ( née en 1976 ) Aimee Mullins, actrice, sportive, mannequin
Amputée des deux jambes à l'âge d'un an, pourtant très bien
Toutes les prothèses
Vont devenir une synthèse !
Tous les appareils de la technologie
Sont effectivement des prothèses
Puces dans le corps, la tête, à l'aise
Et bientôt, internet pucé dans la tête, du cerveau, future chimie
Nous sommes des cobayes
De la société artificielle
Qui nous utilise, nous bâille
Avec sa neurochirurgie qui fait du zèle !
Et voici ( né en 1986 ) Oscar Pistorius, pas vilain
Prototype pour les membres en moins
Dès la naissance
Les manettes à puces et prothèses électroniques
Seront notre gouvernance
Dès la naissance
Bienvenue à Gattaca sera ringard, tout sera quantique !
Des puces et prothèses électroniques
De moindre qualité, pour les pauvres
Des puces et prothèses électroniques
De grande qualité, pour les riches
Pour se mettre dans la peau d'un champion
Pour faire de son corps un caméléon
Le corps du lundi, le corps du mardi
Le corps du samedi et dimanche
Le corps pour sortir
Le corps pour obéir
Le corps pour séduire
Le corps pour battre des records
Le corps pour faire le fort
Le corps sur mesure
Le corps sans usure
Des mains artificielles
Des jambes artificielles
L'utérus artificiel
L'électricité cérébrale artificielle
Le tout artificiel
Dans une société totalement artificielle !
Nous y allons d'un grand pas
Aussi effroyable que c'est inéluctable
En fait, nous y sommes déjà !
Nous ne voulions pas de l'anarchie
Nous aurons donc cela, quand tout sera vraiment fini
Une nouvelle richesse
Avec des nouvelles puces et prothèses
Une nouvelle pauvreté
Avec d'anciennes puces et prothèses
Une tyrannie augmentée
Et même plus l'idée de contester
L'idée de contester supprimée
Il faudra alors se résigner
Car la contestation de l'idée
Est l'idée de la contestation
La société spectaculaire marchande techno-industrielle
A comme logique aboutissement la société artificielle
L'humain n'y a plus sa place
C'est pour le posthumain qui est de glace
Comme feu ( 1919 - 1960 ) Fausto Coppi, roi du vélo
Qui du Tour de France d'aujourd'hui, serait un ballot
Le dernier des idiots
Parmi des mutants, aux nouvelles peaux
En marche athlétique
Sur Paris - Colmar, ô épreuve dynamique
D'une époque l'autre, le chronomètre ne varie guère
Le corps fait ce qu'il peut, pépère
Mais toujours un moral d'enfer !
C'est l'opposé de la course automobile
Qui ne plaît qu'aux imbéciles
Tout est au niveau technologique
Et très peu au niveau psychologique
Il y a des journaux de commerce
Il n'y a pas de journaux de sport
Puisque le sport est devenu un commerce
Surtout les sports collectifs, ô sinistres kermesses
Aller au stade ou à la messe
C'est comme une ivresse
C'est comme une paire de fesses
Cela met les foules en liesse
C'est aussi un refuge, à la misère, une caresse
C'est en vérité le masque de la détresse
Quand la réflexion se fait paresse
Ainsi à n'importe quoi, l'on tresse !


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Puésie, peuésie, pouésie

14 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Tout devient oubli
Mais dans le corps s'inscrit
Sa trace est sur notre face
Qui se perçoit dans la glace
La puésie
N'a pas le permis
La peuésie
Raconte la vie
La pouésie
N'est ainsi jamais finie
Elle est palindrome
Elle est un peu môme
Elle dit que nous nous utilisons
Elle dit que nous nous méprisons
Spirale infernale de la surpopulation
Elle est de la poésie
Qui tourne mal
Ni femelle ni mâle
Personne ne la lit
Même celui qui vous le dit
Même celle qui borde son lit
Elle fait peur
Elle n'est jamais à l'heure
Elle est de l'anarchie
Aux mensonges, elle est une scie
Personne ne peut la loger
Personne ne peut l'habiller
Elle dit
L'homme est menteur
Elle dit
La femme est menteuse
Nous taisons l'autre
Pour nous, la vérité est une gueuse
Du paraître, nous sommes les apôtres
L'autre cet inconnu
Que personne n'a jamais vu
Personne ne se connaît
Le dire, cela effraie
Pourtant, partout, la prostitution est généralisée
Dans nos relations qui ne sont que des rivalités
Au travail, dans nos arts, en science, en sport
Et toute vraie gentillesse dort
Il faut briller, s'imposer, écraser
Il s'agit bien de moi
Il s'agit bien de toi
Il s'agit bien de nous
Il s'agit bien de vous
Personne n'y échappe
Ou c'est du rayon farces et attrapes
Cela n'est pas seulement
Le fasciste, certes bien méchant
Comme le croit le gauchiste, fort imprudemment
Mais le rapport humain lui-même
Structurellement violent et qui sème
Depuis longtemps cela s'apprend
Depuis longtemps cela se répand
La puésie
Ne veut pas de ce monde immonde
La peuésie
Ne veut pas de nos relations tronquées
La pouésie
Ainsi, est par tout le monde vilipendée


Patrice Faubert ( 1998 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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J'annonce

11 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Annonces sans aucune réponse
L'asticot déplaît, comme à la pêche à la ligne
Mais rester soi, rester digne
Aucun poisson ou presque, ne mord aux semonces
Ou alors, vers la sortie, très vite, il fonce
C'est de mémoire, j'ai digéré ce liquide
Pour vous le faire boire
Comprenez que je suis timide
Voici quelques exemples, à la louche, il faut me croire
" Galérien, 30 ans, hautement qualifié, chômeur expérimenté
Chevelu, mince, éteint, mais cultivé
Cherche femme pour de ses mains, l'allumer "
Ou
" J.H 33 ans, aimant érotisme, naturisme, lire et écrire
1m75, 62 kg, esprit libertaire, cherche femme pour relation sérieuse "
Ou
" Homme aimant Cioran, Debord, Laborit, Lautréamont, Poe, Cravan
Bakounine, et tant d'autres, anarchiste, 1m75, mince, cheveux longs, sportif et cérébral, cherche femme pour relation amoureuse, demoiselles vénales s'abstenir "
Ou
" Mec, trentaine, cherche des gens de tous âges, pour une discussion
sur le vide, RV chez moi, ce jour, à partir de 18h "
Ou
" Dauphin cherche sa dauphine pour nager dans la nudité. Requins s'abstenir. "
Annonce passée sur radio-libertaire dans l'émission " Disques à la demande
et petites annonces...
Ou
" Homme très pauvre pécuniairement, mais très riche intellectuellement
cherche femme très riche pécuniairement, mais très pauvre intellectuellement
pour accord parfait "
C'est un tout petit florilège
De ce qui fut un privilège
Quand les annonces
N'étaient pas domiciliées
Son adresse ou un numéro de téléphone, il fallait laisser
Et en toute gratuité
Comme un rêve, une défonce
Un peu rêver
Avant de beaucoup crever
J'y ai grandement participé !
Ce fut gratuit, quelques temps, à l'ancien libé
Puis là, comme partout, il fallut payer
C'était le monde de l'imaginaire
Crève ou rêve dans les chimères
La chasse à la femelle
Des dizaines de réponses pour elle
La queue basse du mâle
Une ou deux réponses, et pas de femme fatale
L'homme est esclave de la femme
Son vagin le brûle, il est obsédé par son sésame
A la recherche de soi
Et l'on ne rencontre que soi
SOI
Même si toi c'est moi
Même si moi c'est toi
C'est toujours moi, moi, moi, moi
MOI

Patrice Faubert ( 1998 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le couple est un match de boxe

10 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Le couple monte sur le ring
C'est un match de boxe
Cela dure un round
Cela dure quatre rounds
Cela dure huit rounds
Cela va rarement jusqu'à quinze rounds
C'est un combat
Que l'on perd aux poings
C'est un combat
Que l'on gagne aux poings
Parfois, match nul, c'est plus malin
C'est un combat
Que l'on gagne par ko
C'est un combat
Que l'on perd par ko
A ce jeu du couple
Oui il faut être souple
La femme est le sexe fort
Devant le poing qui s'endort
Vous tombez à terre, c'est le divorce
Vous restez debout, à la vie, c'est l'amorce
Les coups pleuvent
Sans que personne ne s'en émeuve
Double uppercut à la mâchoire
Crochet au foie pour arrêter de boire
Se frapper toujours plus fort
C'est le désaccord qui mord
Direct au menton
Qui se méfie du qu'en-dira-t-on
Le couple monte sur le ring
C'est un match de boxe
Il faut acculer l'autre dans les cordes
Il faut soumettre, faire son Lord
Former l'autre à son image
Qu'il soit notre mirage
Et vlan ! je prends ça
Et vlan ! tu prends ça
Nous prenons des coups
Nous sommes des loups
Le couple est un fou
Nous nous séparons
Nous nous rabibochons
Sauf le ko fatal
Le coup qui fait mal
Terminus, tout le monde descend
Le couple, les amis, les parents, les enfants
Personne ne sait rien du couple
Qui hors du ring, fait le beau
Pour la galerie, ô beau duo
Cela danse et fait le souple
Puis très vite, sur le ring
Le couple reprend la cadence
Direct, uppercut, crochet
Partout sur la Terre, le couple, même démence
Cela se vexe
Sauf pour le sexe
Même quand personne ne le sait
Le couple est un match de boxe
Monter sur le ring, être soupe au lait
Donner les coups les plus laids
A l'autre à qui l'on déplaît
Se frapper toujours plus fort
C'est le désaccord qui mord
Des tas et des tas de raison
De se donner des gnons


Patrice Faubert ( 1998 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Cioran, Debord, Laborit, et le média

8 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

J'avais lu
Tout feu ( 1931 - 1994 ) Guy Debord
J'avais lu
Tout feu ( 1911 - 1995 ) Emil Cioran
J'avais lu
Tout feu ( 1914 - 1995 ) Henri Laborit
J'avais prévu
Qu'ils décéderaient à peu de distance
Je l'avais dit
A ( née en 1941 ) Alice Becker-Ho veuve Debord, dans une correspondance
Tous trois, ils le disaient, bien haut
Tout est comme le couteau de Jeannot
Du ceci n'est pas une pipe
Ils avaient compris le déclic
Tant de gens qui écrivent, des célébrités
Et qui dans la vie, ne valent rien, ils se sont vidés
Enfin un jeu poétique
De qui est cette philippique ?
Lui aussi
N'avait pas le permis de conduire
Passant beaucoup de temps à lire
D'ailleurs comme moi aussi !
Et celui-là c'est qui ?
Et le voici
Celui qui nous expliquait
De la recherche de dominance, les méfaits
Qui est sur toutes les balances
Chacun avait sa hantise
Contre la bêtise, qu'on se le dise
Soit l'idée de suicide
Soit le spectacle
Soit la recherche de dominance
De mes couilles au cosmos
Il voulait, l'éditeur lui refusa cet os
C'est une devinette politique
Ii faut trouver de qui est la musique ?
Dans un lieu-dit
Il aimait être servi
Par une femme aux seins nus
Comme Alice, voici un indice, il avait beaucoup bu
Certes, tacitement, je mélange tout
Pour faire sortir du bois, le loup
Celui qui mangera tout !
Contre les clichés
De l'anarchisme au fascisme, bien préparés ou réparés
L'homme aime le bricolage
La femme volage, aime le maternage
Non, je n'aime pas le bricolage
Comme mec, je fais honte à l'adage !
Je n'aime pas clouer, visser, marteler
L'ennemi des gros bras de la bricole
Pour qui je suis un mariole
Car à tout cela, ma force est molle !
Oui Cioran, oui Debord, oui Laborit
Furent de mes influences
Je leur devais bien cette romance
A l'assaut de toutes les faussetés
Dénoncer toutes les malhonnêtetés
Enfin respirer sans masque à gaz
Pour une nouvelle phase!
Il y a aussi des libertaires
Qui croient au libre arbitre
Il peut y avoir des réactionnaires
Qui ne croient pas au libre arbitre
Effectivement, rien n'est libre, c'est évident
Nos cellules cérébrales sont dans un conditionnement
Les marionnettes de nos déterminismes
Qui ne versent pas dans l'animisme
Toutes les rencontres que nous faisons
Ne sont pas hasardeuses, elles ont et sont des conditions
Tout le reste est spéculation
Du marché de la cogitation
Point n'est besoin d'huile de phoque
A Dakar, sans que je me moque !
La gravitation a ses lois
Dont nous devons tenir compte, ma foi
Mais le monde est si terrible
Que chaque être humain a sa bible
Des bibles religieuses ou des bibles laïques
A l'esprit, toujours des bombes psychologiques
L'atome est à la physique
Ce que le média psychique est au médiatique
Le média est une particule psychique
Il se régénère, il se nourrit, il se reproduit
C'est le ciment de toutes les théories
Il est en nous, même si on le fuit
Comme la voiture capitaliste
Avec toutes ses conductrices et conducteurs
Qui dans le mur vont à 150 km à l'heure
Vite, moins vite, c'est la même piste !
C'est le média qui conduit
Vers la fin de la vie
Car le média est toute forme de vie
Il est fini dans l'infini
Il est l'infini dans le fini
Le média psychique
N'est absolument pas génétique
Mais sa constante adaptation
Peut du corps, effectuer quelques mutations
Il se véhicule d'une idéologie l'autre
Il se propage d'une religion l'autre
Il a ses chefs et ses prophètes
Et des disciples qui toujours sont en quête
Le média qui est toujours psychique
N'est pas et est, en même temps
L'extrême gauche du capital
La gauche du capital
La droite du capital
L'extrême droite du capital
C'est la seule et même chose
Du média psychique
Qui devient mécanique
Qui devient électrique
Qui devient informatique
Qui devient quantique
Le média psychique est une mathématique
Qui contient toutes les mémoires
De toutes les sociétés est le grimoire
Il ne peut commencer
Il ne peut finir
Il est sans création
Il est la mutation
Il n'a pas vingt ans
Il n'a pas quarante ans
Il n'a pas soixante ans
Il n'a pas cent ans
Il n'est jamais jeune
Il n'est jamais vieux
Pas moins pas mieux
Ni jaloux ni envieux
Sans aucune image, sans aucun mirage
Pas le moindre visage
Même dans un corps
Il est toujours dehors
L'anarchie seule peut l'imaginer
A son contact, seule l'anarchie
Peut ne pas se désintégrer
Car seule l'anarchie est la vie !
Déjà, dans les trois premières secondes
De n'importe quel monde
Tout peut donner n'importe quoi
Des gueux, des guerres, des paix, des rois
Mais aussi enfin l'anarchie sans idéologie
Voir l'autre sans aucune image
Voir l'autre sans aucun mirage
Ni le juger, ni le louer, ni le déformer
Ou tout autre est chacun
Ou chacun est tout autre
Sans l'idéologie anarchiste
Qui à l'anarchie est fasciste !
Avec ses représentations
Ses icônes, ses leaders, ô étrange canonisation
Dans le média psychique
Comme dans le média spectaculaire
Tout le monde peut y entrer
Mais personne ne peut en sortir
Le média spectaculaire
Est une bulle de média psychique
Le média spectaculaire
Est le mauvais rêve du média psychique
Cioran eut un enfant
Laborit avait deux femmes
Debord devenant émouvant
Le média est dans toutes les âmes
Nous tournons l'album de ses images
L'imagination est en cage
Vieillesse, jeunesse, petit, grand
Fort, faible, rapide, lent
Toute prison est un jugement
Tout jugement est une prison
Le média est aussi l'inconscient
L'inconscient est aussi le média
Théorie restreinte et relative
Ainsi que généralisée du média
Dans sa phase passive ou active
Il peut facilement s'imiter
Il peut facilement se métamorphoser
Il est dans toute chose
Du dinosaure jusqu'à la rose
Il n'a pas de forme normative
Il fait ce qu'il lui plaît
Il est ce qu'on en fait
Il va et vient, se fait et se défait
Jamais il ne meurt, jamais il ne naît
Il est le fini de l'infini
Il est l'infini du fini
Le média moléculaire
Le média spectaculaire
Il est dans tous les niveaux d'organisation
Des facettes de la matière
Atomes, molécules, cellules, organes
Organismes vivants, sociétés, planètes, galaxies, univers, multivers
La relation humaine est restreinte
La relation humaine est contrainte
Elle est complètement éteinte !
Elle est une aliénation généralisée
Par la politique sans cesse continuée
Tout rapport humain contraint est inhumain
Tout rapport humain restreint est inhumain
Tout rapport humain de comparaison est inhumain
Tout rapport de compétition est inhumain
L'anarchie sans son idéologie
Est le média , l'information qu'il faut à la vie
Toute information est le média
Le média est toute information
L'information n'est qu'information
Elle n'est ni masse ni énergie
Le média, illusion de la matière et de toute forme de vie


Patrice Faubert ( 1983 et 2001 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Tonie scabieuse

4 Juin 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Si vous dîtes la vérité
Tout le monde vous déteste
Vous avez la peste
Se dire français
C'est être totalitaire
Se dire anglais
C'est être totalitaire
Se dire chrétien
C'est être totalitaire
Se dire musulman
C'est être totalitaire
Se dire bouddhiste
Se dire asiatique, américain, européen, africain, arabe
C'est être totalitaire
Se dire athée
C'est être totalitaire
Se dire quelque chose
C'est être totalitaire
Toute définition est totalitaire
Toute affirmation est totalitaire
Se dire peintre
C'est être totalitaire
Se dire poète
C'est être totalitaire
Se dire artiste
C'est être totalitaire
Se dire sportif
Se dire bricoleur
Se dire professionnel
Se dire amateur
C'est être totalitaire
Se dire ceci ou cela
C'est être totalitaire
Car tout ce qui restreint est totalitaire
Car tout ce qui contraint est totalitaire
Ainsi toutes nos pensées
Ainsi toutes nos actions
Ainsi toutes les écoles
Ainsi toutes les usines
Ainsi toutes les entreprises
Ainsi toutes les banques
Ainsi tous les conditionnements
Ainsi tous nos arts
Ainsi toutes nos théories, nos idéologies, nos religions
Ainsi toutes nos constructions
Ainsi toutes nos comparaisons
Ainsi toute notre science
Ainsi toutes nos connaissances
Nos amitiés, nos amours, nos bienfaisances
Ainsi toute notre philosophie
Ainsi toutes les hiérarchies
Ainsi toutes les technologies
Ainsi toutes les industries
Ainsi tous les sports
Sont totalitaires
Le totalitarisme de l'apprentissage
Est l'apprentissage du totalitarisme
Si vous dîtes la vérité
Tout le monde vous déteste
Vous avez la peste

Patrice Faubert ( 2000 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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