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patrice.faubert.over-blog.com

On achève bien les chevaux

31 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Comme les marathons de la danse
C'est la syncope, c'est la transe
Quand autrefois en Amérique, c'était la faim
Et cela, pour un quignon de pain
C'était la syncope, c'était la transe
Comme les marathons de la danse
Certes, on achève bien les chevaux
Pourquoi pas les humains bestiaux ?
Trouver un ou une partenaire
Danser, danser, ne jamais s'arrêter
Pour ainsi être nourri et logé
Sinon être disqualifié et se taire
On achève bien les chevaux
Pourquoi pas les humains bestiaux ?
La vie marchande est une transe
Comme un marathon de la danse
On nous congédie, on nous disqualifie, on nous renie
Il faut se mettre en piste
Notre mort est sur la liste
Trouver un ou une partenaire
Jouer le jeu ou se taire
Et mourir d'épuisement
Et mourir par esseulement
Faire de la vie une aporie
Fleuve des larmes, insigne alchimie
Danse de la vie au marathon pontifiant
On achève bien les chevaux
Pourquoi pas les humains bestiaux ?
Travailler, travailler, ne jamais s'arrêter
Pour ainsi être nourri et logé
Sinon être disqualifié et se taire

Patrice Faubert ( 1975 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Cocotte minute

27 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

J'écris d'un seul trait
Tout d'un seul jet
Ce qui me vient en tête
Et même ce qui est bête
Sans aucune réflexion
Sans aucune intention
C'est de l'écriture automatique
Je n'écris que mes tics
J'aime les petits seins
J'aime les gros seins
L'esprit et le corps
De la femme je ne rejette rien
De moi c'est plus fort
Elle est toujours ma faim
A sa fontaine
Je ne suis pas libertin
A sa fontaine
Je ne suis pas puritain
Non vraiment, à qui m'aime
Je ne suis pas manichéen
Il en sera toujours ainsi
Oui, oh oui, je le prédis
Il ne me faut pas mille ans
Il ne me faut pas une rage de dents
Il ne me faut que quelques minutes
Comme la passe rapide d'une pute
Je n'ai pas de lime
Pour gommer la mauvaise rime
Il ne me faut que quelques minutes
Comme la passe rapide d'une pute
Pas des autres, les grands mots
Mais de moi, les petits mots
Je suis puéril, je suis futile
Cocotte en quelques minutes
Je ne pratique pas la lutte
J'écris d'un seul trait
Tout d'un seul jet
Oui, oh oui, je le prédis
Il en sera toujours ainsi
Je veux juste faire réfléchir
A l'atome, à l'étoile, à la fripouille, à la grenouille
Sans pour autant faire mourir
Je n'ai que des mots qui rouillent pour le dire
Quand nous voudrons vraiment, liberté, égalité, fraternité
L'illusion deviendra une réalité


Patrice Faubert ( 1975 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Contre l'islamisme fanatique

25 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Contre l'islamisme fanatique
A l'école du nazisme théorique
Dans la résistance, le grand mélange
Fascistes athées, démocrates, gauchistes, anarchistes, contre cette fange
Pour l'islamisme fanatique
A l'école du fascisme théorique
Dans sa louange, le grand mélange
Fascistes religieux, capitalistes arabes, musulmans, misogynes, ô rien d'étrange !
Dans tous les pays
Se noue de singulières alliances, tous les alibis
Comme entre 1940 et 1945, dans le monde
Collaboration et résistance, les mélanges s'inondent !
Pour l'islamisme fanatique
A l'école du nazisme théorique
Les antisémites, les refoulés du sexe
Les cinglés de Dieu obsédés par le sexe
Pour eux et elles, la femme c'est l'infâme
Pour eux et elles, la beauté est un drame
Contre l'islamisme fanatique
A l'école du fascisme théorique
Ceux et celles qui aiment la vie
La femme nue dans son lit
Sans aucun voile, et toute cette lie !
L'intégrisme religieux aime le nazi
Déjà, une inédite guerre civile
Ne pas se tromper, prendre sa file
La guerre de tous les mélanges
La guerre de tous les étranges

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le Golem ou du sable et du vent

23 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Ainsi donc
Le système nerveux entérique
N'est en rien quelconque
Ce deuxième cerveau, qui fait ses coliques
Et son microbiote intestinal
En connexion avec le système nerveux central
100.000 milliards de bactéries
500 espèces qui font de la chimie
100 millions de neurones
300 millions de neurones, le cerveau du chat qui ronronne
Six à huit mètres, le tube digestif tonne !
Le système nerveux central
Est au système nerveux entérique, son téléphone
Nous en ressentons, tant le bien que le mal
Le tube digestif
Le tube encéphalique
Des tubes qui se ressemblent
Des tubes qui travaillent ensemble
La société du fascisme libéral
Rend tous nos organes malades
En toutes choses, pour toutes choses, l'engueulade
Tout le monde veut dominer
Tout le monde veut être admiré
Tout le monde veut s'imposer
Surtout ceux et celles
Qui prétendent le contraire
Et prennent l'huile de ricin pour du miel !
Le déficit informationnel est sévère
Comme le fait d'ignorer
Que la célébrité est une particule aristocratique
Qui met à l'abri de toute vraie critique
Chaque particule ayant ses fanatiques
Plus d'amitié, plus d'amour, plus de nature
Tout est étroitement connecté
Dans l'isolement, aucune sécurité
Et des uns et des autres, nous sommes totalement isolés !
Pourtant quand vous souffrez
Ce qui souffre, c'est toute l'humanité
Nous pouvons l'ignorer
Nous ne pouvons pas nous en protéger
La vérité de la tranquillité
Est la tranquillité de la vérité
Nulle violence pour s'imposer
Elle se contente d'être, même si elle est jetée !
En dehors d'elle, tout est séduction
En dehors d'elle, tout est tradition
La tradition du fasciste
La tradition du gauchiste
La tradition du droitiste
La tradition du capitaliste
La tradition de l'anarchiste
La tradition du communiste
Tout fanatisme est une tradition
Il en est la condition
Mais tout individu est solitaire
Tout individu est du soleil transformé, est solaire
Relié aux autres, dans la solitude
Séparé des autres, dans la multitude
L'individu est tout ce qui a été
L'individu est tout ce qui est
L'individu est tout ce qui sera
L'individu est tous les autres individus
Parfois il sait
Parfois il ne sait pas
Mais dans le doute, rarement se tait !
Tel que le monde présent fonctionne
Sans la police et la gendarmerie
C'est triste, mais alors sur tout, cela cogne !
Car plus aucun délit
Et plus de gendarmerie
Car enfin l'imagination et la malice
Et plus aucune police
Et finie la guerre, plus aucune armée
Plus aucun sot métier
Qui le sont tous, dans notre société
Tous les mots aussi y participent
Mots de la domination, quel flip !
Notre cerveau triunique
Est structuré par la domination
Comme le cerveau entérique
A la vie, une véritable damnation !
Nous parlons son langage
Nous tournons de ses livres, les pages
Nous en sommes les tueuses et tueurs à gages
Seules les circonstances sont différentes
La plupart de nos actions sont démentes
Pourtant nous sommes semblables
L'autre ne pense pas comme nous
Il faut le tuer
L'autre ne pense pas comme nous
Il faut l'humilier
Dans une même famille
Entre copains, entre voisins
C'est un jeu de quilles !
Ce que vous faîtes
C'est moi qui le fait
Ce que je fais
C'est vous qui le faîtes
Chaque être humain est l'humanité
Dans sa solitude, dans sa multitude
Il faut se méfier
Des gens que l'on fait parler
Il faut se méfier
De toutes les autorités
Elles passent souvent à la télévision
Elles passent souvent à la radio
Et pour leurs livres, beaucoup de publicité !
Ce sont les agents secrets de la domination
A part de rares exceptions
Des stratèges pour que dure la soumission
Il faut aller chercher la raison ailleurs
C'est la seule recette du bonheur
Rester pauvre et toujours inconnu
En toute invisibilité, loin des faux culs !
Ce que nous ne sommes pas devenus
Ce que nous ne voulons pas devenir
Nous vivons dans un monde parallèle
Sans votre bêtise et ses séquelles
Nous vous ignorons
Bien plus que vous nous ignorez
Nous vivons en vous
Vous vivez en nous
Même si vos aberrations
Même si vos prétentions
S'inscrivent absolument partout
Et qui n'est pas ce vous ?
Et qui n'est pas ce nous ?
Et nous y sommes si habitués
Que nous ne pouvons plus nous en passer !
C'est le sauve-qui-peut
Tant pis ou tant mieux
Il faut sauver sa peau
Mais nous oublions que nous sommes sur le même bateau !
Nos yeux sont des pistolets
Nos mains sont des piolets
C'est le monde des animaux humains
Comme un film qui aurait pu être bien
Toutes les constructions ne sont que du sable
Toutes les idées humaines sont des images, du vent
En 2050, plus aucun poisson
En 2100, plus aucune plage
Tout ce que nous utilisons
C'est du sable
Tout ce que nous construisons
C'est encore du sable
Comme dans le film
" La beauté du diable " ( 1950 ) de feu ( 1898 - 1981 ) René Clair
Avec feu ( 1922 - 1959 ) Gérard Philipe
Et feu ( 1895 - 1975 ) Michel Simon
Ou l'or se transforme en sable
Ou le sable se transmute en or
0,065 à 2 mm de diamètre
12 millions de tonnes
Pour une centrale nucléaire
30.000 tonnes
Pour une autoroute pas belle
200 tonnes
Pour une maison individuelle
Pour la mer, c'est une déroute
Plus de sable, elle ne casse plus la croûte
Et avec l'érosion c'est l'inondation
En Inde en 2012, 32 millions
De personnes ont fui les eaux
Des déplacés climatiques, c'est pas rigolo
Car qui devient député a volé des millions
Comme le truand Tapie, avec 403 millions
Mais qui vole à Auchan, peut aller en prison
Qui n'a pas Lagarde comme champion
Toutes les biographies
Sont des impostures
Toutes les autobiographies
Sont aussi des menteries
En bien, en mal, c'est une plaisanterie !
En plusieurs milliers d'années
Psychologiquement, le monde n'a pas changé
Certes, les techniques se sont affinées
Mais l'homme est toujours aussi ignorant
De ce qui est dans son inconscient
Tous les rapports humains
Sont des rapports de domination
Par le sport, par la culture, par la science, par la politique
Par la profession, par la célébrité, par l'art, par la critique
Je sais ce que vous ne savez pas
Vous savez ce que je ne sais pas
Ce qui devient une domination
Au lieu d'être une compréhension
La domination n'invente que la domination
Jamais en elle, la moindre innovation !
Elle est riche par sa technologie
Elle est pauvre par sa psychologie
Du pain et des jeux télévisés, pour l'exploitation supportée
La même antienne pour un abrutissement généralisé
Et c'est forcément
Entre chaque être humain
Un bras de fer quotidien
De l'idéologie, de la religion, de la tradition
Des conformismes toujours réactionnaires
De l'extrême gauche du capital
A l'extrême droite du capital
Ce sont les forces de la tradition
Qui nous meuvent et nous soumettent, notre boson
Nous sommes le golem
De sable et de vent
J'ose aborder ce thème
Mais personne ne l'aime !
Cependant, tout pourrait être différent
De nouvelles personnes, une nouvelle humanité
Simplement, il faut apprendre autrement
C'est maintenant qu'il faut commencer
De l'individu à la collectivité

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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14 rue du Sergent Godefroy

21 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

C'est à Montreuil
Pas si loin des bois
Où en automne tombent les feuilles
Que son mort, feu ( 1896-1975) Jacques Duclos, en Staline, avait la foi
Cette année 1976, il fait beau et chaud
Excessivement et c'est une rareté
Avec la Jeanne Bresciani, je suis en ménage
Pour l'instant, une douce cage
Je suis entouré par la Corse
Avec laquelle je parle morse
Cette femme est toute féminité
Mais par l'idéologie féministe, est manipulée
Son appartement est petit, mais coquet
Et de fait, je m'y plais
Ses seins sont lourds et pleins
A ma bouche, ils sont un bienfait
Elle ne veut pas enfanter
Elle m'a déjà comme bébé
Un escalier à monter
Et deux portes par palier
Un seul étage, pour ne pas se fatiguer
Mais des voisins fascistes, à l'esprit étriqué
Qui travaillent à EDF, pour l'électricité de France
C'est vraiment pas de chance
Un soir, à plusieurs, ils m'ont attaqué
Et pour estourbi, je suis passé
J'étais dans l'ivresse, proie facile
Mais mon entourage n'était pas docile
Et mes amitiés corses vinrent me soutenir
Et nous vîmes ce fâcheux voisinage, à toutes jambes, s'enfuir
Je n'étais pas un orphelin
Moi aussi, j'avais des copains
Pourtant, un jour, tout finira
Je vais, je viens, je le sais bien
Je suis nomade, ouvert aux bras
Montreuil la stalinienne
Comme en 1937 en Espagne, toujours vilaine
Et puis, tout devient une photographie
Dans l'album de toutes nos supercheries
Tout ce que nous croyons aimer
A tout instant peut s'envoler
C'est léger comme une plume
Inconstant comme la cigarette qui fume
Le vent de la vie
Nous en fait nous détacher
Nous nous réveillons et c'est fini

Patrice Faubert ( 1976 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique du cerveau

18 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Les couvents pour jeunes filles
Où c'était l'obscurantisme qui brille
C'était il y a peu de temps
Pour punir l'acte délinquant
La sexualité y était horrible chose
La féminité niée, cela ne sentait pas la rose
Sans aucune protection intime
La même serviette hygiénique
Sans cesse relavée, la religieuse sadique
De toutes ces privations, était la mime
Tous les lieux
Ou l'on torture
La prison, le couvent, l'armée, l'entreprise, l'usine, l'école
Manifestement, dans l'ancien temps
Subtilement, dans le nouveau temps
C'est le rejet de toute différence
Qui engendre les complexes
Au physique comme au sexe
C'est l'origine de la chirurgie plastique
Ou chirurgie reconstructrice et esthétique
Paradoxalement souvent justifiée
Pour les accidentés défigurés
Ou toutes sortes de mutilés
Rejetés des critères totalitaires de la beauté
Ou même pour ceux et celles qui se sentent disgraciés
Qui retouchés, se voient mieux acceptés
Après avoir été opérés
Serait-ce un problème
Là où tout le monde est accepté ?
Serait-ce un problème
Là où tout le monde est aimé ?
Serait-ce un problème
Là où aucun jugement n'est élaboré ?
Serait-ce un problème
Là où tout le monde a une sexualité ?
Serait-ce un problème
Là où personne n'est jamais comparé ?
Ou au contraire
Tout est unicité !
Tout est dans l'originalité !
La laideur c'est quoi ?
La beauté c'est quoi ?
Par rapport à qui ?
Par rapport à quoi ?
Par rapport à quelle époque
Qui l'une de l'autre, se moque ?
Oui, serait-ce un problème ?
Tous les conformismes
Sont forcément aux autres de l'eugénisme
Mais nous ne voulons pas y penser
Nous ne voulons rien déranger
Comme la nouvelle langue
Toujours renouvelée de la domination
Au bon goût de mangue
Ainsi, fini le minimum vieillesse
Qui était déjà une détresse
Depuis 2006, c'est l'allocation de solidarité aux personnes âgées
Une ASPA, pour la charité déguisée
Qui devient le minimum contributif
Quand au travail salarié
L'on a été très peu actif
Mais que l'on a malgré tout, cotisé
En chômage ou autre
De très bons apôtres
628, 99 euros par mois
Très bientôt pour moi
Ce sont les aumônes étatiques
Mais dans mon cas idiosyncrasique
Je m'en contente bien, ma foi !
En France, c'est comme cela
Ailleurs, peut-être encore plus caca
Mais beaucoup de gens
Qui ont travaillé comme des déments
Une grande partie de leur vie
Ne touchent guère plus, c'est pas joli !
Et l'on nous donne d'une main
Ce qu'une autre main nous retire
Dans les administrations, ce sont des malins
Tout est étudié pour le moins
D'un barème l'autre, plus devient moins
Par le tyran, c'est conçu, pour n'avoir rien
Comme l'artisan, ce faux ouvrier
Qui vient chez vous travailler
Pour y faire des travaux
Qui vous prend de haut, et veut vous arnaquer
Dans ce milieu, règne la malhonnêteté
Seul le profit peut les intéresser
Ce sont des exploiteurs
Certes, de la richesse, mais aussi de la pauvreté
L'exploiteur exploité
L'exploité exploiteur
Toujours la même trace
Toujours la même face
Cela veut toujours aller sur Mars !
Les ouvriers sont des conservateurs
De l'anarchie, ils sont les exterminateurs
Les bourgeoisies ne veulent aucune révolution
Les ouvriers ne veulent aucune révolution
Il faut n'avoir rien à perdre
Pour la vouloir, ne pas avoir d'espoir
Ne pas recommencer, mais enfin débuter !
Il y a de plus en plus d'idiots
Il y a de plus en plus d'idiotes
Qui prennent les autres, pour des idiots et idiotes
Il y a de plus en plus d'imbéciles
Qui prennent les autres pour des imbéciles
Toutes les bourgeoisies sont représentées
Toutes les catégories sociales en sont baignées
L'autorité sous toutes ses formes
Est respectée, c'est la norme !
Si vous n'êtes pas autoritaire
C'est le mépris, même du manutentionnaire
Le cerveau est programmé
Pour le mépris caché, la compétition affichée
Comme le laboratoire 92 central
103 rue Armand Sylvestre, à Courbevoie
Qui commet des erreurs médicales
Et qui s'en fiche pas mal !
Et qui insulte la clientèle
Qui lui renvoie son fiel !
Mais tout le monde
Se fiche de tout le monde
Et beaucoup de jeunes d'aujourd'hui
Sont conditionnés et engrammés comme nazis
Ce sont presque des boîtes de conserve
A la tyrannie, il faut que cela serve !
Et cela n'est pas les cellules souches
Qui aux diverses débilités, gommeront toutes les couches
De nouveaux bras, de nouveaux organes
Mais l'intelligence toujours en panne
Le cerveau est programmé
Par les guerriers de la société de marché
Dont le bras armé
Est dans le cerveau conditionné et engrammé
Encore plus que dans la police ou l'armée
Et l'homme de la rue, en toute complicité
Et la femme de la rue, prête à vous dénoncer !


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique du néant

14 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" L'espoir est un poison "


Christophe Khider ( né en 1971 ) évadé de la centrale de Moulins en 2009


En France, l'évasion est punie
Par la loi, c'est le seul pays
Le pays des patrons
Le pays des matons
Tout le monde à l'isolement
La prison de l'école
L'école de la prison
A la répression, il faut apporter son obole
Des esclaves, pour des riches, défendre le pognon
Oui, l'espoir est un poison
Il rime avec soumission, pas avec évasion
Il rime avec compromission, pas avec abolition
Je joins mon salut solidaire
A tous les prisonniers, toutes les prisonnières
Et c'est sincère
De France, du monde, c'est planétaire
Tous ceux et toutes celles, que l'on fait taire !
Un million de personnes
Se suicident chaque année dans le monde
Deux millions de personnes
Meurent de tuberculose chaque année dans le monde
Beaucoup plus que les guerres
Beaucoup plus que les homicides
Oh, qu'il fait bon vivre sur Terre !
Face à cela, nous restons placides
Nous pensons ne rien pouvoir y faire
Le corbeau calédonien ce singe à plumes
Ni ne se suicide ni ne fume
Comme les animaux humains, il se sert d'outils
Et pour les autres, n'a pas de mépris
Comme l'éléphant ce géant
Comme le chimpanzé ce rusé
Sur des millions d'espèces
Cela fait peu
Ces animaux ne vont pas à la messe
Et sur eux, nous en connaissons si peu !
Et de leur organisation, nous sommes envieux
Comme le corbeau à gros bec
Qui avec un cintre récupéré, fait son nid
Et qui du haut des arbres, nous épie
Cet oiseau est un drôle de mec
La troisième guerre mondiale
Est là sous nos yeux
Partout elle allume ses feux
Comme un cheval qui s'emballe
De pays en pays, elle cavale !
L' islamisme pire que le nazisme
Et de son cercueil mal fermé, revoilà le fascisme
L'humanité est tombée dans son précipice
De la bouteille à encre sortent les maléfices
D'une liqueur contenant toutes les pisses
Non, écrire sur la prison
Ne signifie pas que l'on est soi-même en prison
Non, écrire sur la criminalité
Ne signifie pas que l'on a soi-même tué
Même si tout fonctionne comme une prison
Obligé de préciser, en ce temps d'imbécillité
Où tout se voue à la médiocrité
Et tout est criminel car tout est oppression
Mais beaucoup de gens
Ne savent pas lire
De la compréhension, ils sont indigents
C'est seulement l'intérêt pécuniaire, qu'ils savent écrire
C'est le faux qui s'affiche
Faux seins, fausses paroles, dont l'humanité s'entiche
L'illusion fait son tour de piste
Le palpitant de battre s'est arrêté
C'est sous feu ( 1494 - 1547 ) François premier
Qu'apparaît le mot majesté
Mais déjà en 1539, c'est le raccommodage
Des patois et divers adages
Pour en faire la langue du roi
Le langage de France fait loi
Les mots sont toujours de leur temps
Ils sont vieux, ils sont enfants
Ils se dispersent comme les vents
La surpopulation c'est l'absolutisme
C'est l'humanité atteinte d'autisme
Les femmes aux gros ventres
Avec leurs parasites, dont c'est l'antre
Il faut l'avortement et la contraception
Sinon, jamais de révolution
Mais la tyrannie aime la guerre
Il lui faut des enfants
Des pères et des mères
Il ne faut jamais voter
Il ne faut jamais enfanter
Il ne faut jamais se marier
La Terre est si belle
L'homme est venu, à la beauté, rebelle
L'homme a tout massacré
L'homme a tout saccagé
Suprême terreur, il s'est multiplié !
A cette horreur, impossible d'échapper
Il n'y a jamais rien eu
A part la plus-value
Tout est à faire
C'est évident, c'est pas révolutionnaire
La psychiatrie est une police
Qui classifie, fabrique la norme
Pour que la prétendue normalité se forme
Tout doit être lisse !
La psychanalyse est prétentieuse
Elle ne rend pas la vie heureuse
Elle interprète, elle juge
Elle infériorise, elle est comparative
Elle donne des leçons, comptabilise
Elle nous regarde de haut
Elle nous prend pour des idiots
Pourtant, elle va toujours mal
C'est son illusion, son snobisme, son scandale !
Tout doit être défait
Car absolument tout est surfait
Je ne me réclame que de moi
Plus aucun chef, plus aucun roi
Je ne me réclame que de moi
En rien, je n'ai aucune foi
Je ne me réclame que de moi
Cela est ma seule loi
Ainsi plus le moindre mandarin
La hiérarchie tombe dans un ravin
Vous êtes moi, je suis vous
Cela suffit et c'est tout !
Comme le dit fort justement
Iggy Pop ( né en 1947 ) sur aujourd'hui, à propos du cinéma
C'est de la merde, oui d'accord, c'est du vent
Mais hélas, qui se vend
Pas comme the Stooges, matrice du punk
Que j'écoutais quand j'étais jeune punk
Avec les New York Dolls, grand groupe
Et même si je n'avais pas la future coupe
J'étais chevelu, mais je mangeais la même soupe
Mes cheveux sont toujours longs
Un punk à l'américaine, au fond !
Mais sans aucun fanatisme
Pouvant avec éclectisme
Entendre du Mozart ou du Satie
Comme du punk, du rock, ou de l'anarchie
Les voleurs de poules, en 1945, enfants des rues
Les beaux enfants perdus
D'hier à aujourd'hui, la racaille des banlieues
A qui, j'envoie mes meilleurs voeux
C'est le politicien qui roucoule
Il nous vomit, il nous baille
Le politicien est la véritable canaille !
La délinquance vraie est politicienne
Avec ses escroqueries vauriennes
C'est elle qui pue
C'est elle qui nous tue !
En France et partout ailleurs
C'est toujours la même heure
Les mêmes misères
Les mêmes réactionnaires
Dont il faudra, un jour, se défaire !
Comme les fils des bourgeoisies riches
Supporters de football qui s'y nichent
Sans aucune conscience, ivres de violence
Nazis et fascistes, c'est l'évidence !
La guerre ne cesse jamais
Contre l'individu, contre la société, contre la paix
C'est la guerre totale dans tous les faits
La troisième guerre mondiale n'est pas commencée
La guerre est partout, année après année
C'est vous, c'est nous, c'est il, c'est elle, c'est moi, c'est toi


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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23 passage national

13 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Sur mon radiateur
Qui a des hélices
Je cuisine, je fais des délices
A mon cafard, c'est l'aspirateur
C'est mon chauffage
C'est ma cuisinière
C'est un vrai mirage
A ma rêverie casanière
C'est au 23 passage national à Paris
Vivre ainsi est comme un pari
Se chauffer sans payer
Descendre d'un étage pour uriner et déféquer
Vivre d'expédients
Et de dons charmants
Pour payer le loyer trimestriel
La loi Quilliot de 1948 si belle
Et les annonces gratuites
Du journal libération, pour l'amitié ou l'amour, et vite
Pour des rencontres fraternelles
Ma clef est sous la porte
Comme un hôtel de la sorte
En toute gratuité, en toute solidarité
Et tant pis, si tout m'est volé
Tant et tant de gens y dorment
Qui aujourd'hui se forment et demain se déforment
Dans le grand lit de ma tanière
Gens connus ou inconnus, je laisse faire
Je suis moi-même chat de gouttière
Il faut apporter son larcin
Pour boire du bon vin
Pour manger à sa faim
Euromarché est un bon magasin
Pour nos fêtes sans aucune fin


Patrice Faubert ( 1982 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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La peur

10 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Chaque jeunesse d'une époque
Est la vieillesse de l'époque suivante
Le vieux d'aujourd'hui y serait jeune
Le jeune d'aujourd'hui y serait vieux
La jeunesse de l'esprit
Jamais ne vieillit
La jeunesse du corps
Toujours vieillit
C'est la peur
De toutes les peurs
C'est la peur
De toutes les peurs
C'est la peur de la vie
Qui est liberticide à la vie
La peur de mal faire
La peur du qu'en-dira-t-on
La peur de la surpopulation
La peur de la domination
La peur d'être sans toit
La peur de perdre son emploi
La peur de la violence
La peur de la confidence
La peur d'être victime
La peur du crime
La peur du bourreau
La peur de l'eau
La peur de se marier
La peur de divorcer
La peur de la sexualité
La peur de soi
La peur de perdre la foi
La peur de la politique
La peur du chimique
La peur de la pollution
La peur de la révolution
La peur des autres
La peur des serpents
La peur de ne pas avoir d'argent
La peur d'avoir peur
La peur de ne pas avoir peur
La peur de dire la vérité
La peur d'être trompé
La peur de la mort
La peur des sorts
La peur d'aimer
La peur de ne pas être aimé
La peur du changement
La peur d'être dément
La peur du vent
La peur de tomber malade
La peur du beau
La peur des animaux
La peur des zoos
La peur du loup
La peur du fou
La peur des coups
La peur d'être connu
La peur d'être inconnu
La peur d'être un malotru
La peur du laid
La peur du fait
La peur du niais
La peur du sport
La peur des morts
La peur des enfants
La peur des parents
La peur des étrangers
La peur de la brutalité
La peur de la guerre
La peur de la solitude
La peur des multitudes
La peur des garçons
La peur de prendre l'avion
La peur de passer pour un con
La peur de prendre l'ascenseur
La peur du cambrioleur
La peur de l'instituteur
La peur du professeur
La peur de la télévision
La peur d'être idiot
La peur de la radio
La peur de prendre le bateau
La peur de la famille
La peur des filles
La peur de l'école
La peur des frivoles
La peur de se noyer
La peur de la police
La peur des milices
La peur du vice
La peur de l'armée
La peur des hommes
La peur des femmes
La peur du nucléaire
La peur de ne rien faire
La peur de trop en faire
La peur du salariat
La peur du bénévolat
La peur du célibat
La peur de la mafia
La peur du cinéma
La peur des chiens
La peur des liens
La peur des jeunes
La peur des vieux
La peur du jeûne
La peur des voleurs
La peur des tueurs
La peur des violeurs
La peur du bruit
La peur des souris
La peur du suicide
La peur du génocide
La peur de l'homicide
La peur de la richesse
La peur du stress
La peur du chaud
La peur du froid
La peur de la joie
La peur de l'effroi
La peur du feu
La peur du mafieux
La peur de dieu
La peur de croire
La peur de ne pas croire
La peur de l'hôpital
La peur d'avoir mal
La peur du scandale
La peur de la maladie
La peur des cris
La peur de la pluie
La peur d'être calomnié
La peur d'être flatté
La peur des préjugés
La peur du journal télévisé
La peur d'être jugé
La peur de juger
La peur d'être un salaud
La peur d'être un héros
La peur d'être empoisonné
La peur d'être accidenté
La peur de mourir
La peur de souffrir
La peur de vieillir
La peur d'être torturé
La peur d'être moqué
La peur d'être kidnappé
La peur des voisins
La peur du diable, du malin
C'est la peur
De toutes les peurs
C'est la peur
De toutes les peurs
C'est la peur de la vie
Qui est liberticide à la vie
Chaque jeunesse d'une époque
Est la vieillesse de l'époque suivante
Le vieux d'aujourd'hui y serait jeune
Le jeune d'aujourd'hui y serait vieux
La jeunesse de l'esprit
Jamais ne vieillit
La jeunesse du corps
Toujours vieillit
C'est Françoise Giroud
Qui de la jeunesse fit une roue
En l'officialisant en 1957, une nouvelle vague
Qui en 1968, à son doigt, refusera la bague

Patrice Faubert ( 1983 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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C'est quoi ?

9 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

C'est quoi l'amitié ?
Une bonne poignée de main
C'est quoi l'amour ?
Deux salives qui se mélangent bien
C'est quoi la vie ?
L'enfer ou le paradis
C'est quoi la mort ?
Personne n'en sait rien
Mais au fond
Chaque personne n'aime qu'elle-même
C'est ainsi semaine après semaine
Du premier jour jusqu'au dernier jour
C'est à soi-même qu'on fait la cour
L'autre nous est inconnu
Un de plus et c'est fichu
C'est quoi la peur ?
C'est toutes les religions
C'est quoi le suicide ?
Une totale déception
Mais au fond
Des illusions nous nous gavons
Le même chemin et la même chanson
C'est le disque rayé et munitionnaire
Dont tout le monde répète l'air
C'est inlassable et intarissable
C'est quoi l'amitié ?
Deux mains qui se serrent
C'est quoi l'amour ?
Deux nez qui se flairent
Mais au fond
Tout est un grand mystère !

Patrice Faubert ( 1970 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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