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patrice.faubert.over-blog.com

Fèces

31 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Quand le cri ne peut ni être légitimé ni bénéficier de circonstances atténuantes, il reste condamné et peut-être sera-t-il consolé seulement parce qu'on le permet. "

Ronald David Laing ( né en 1927 ) représentant de l'antipsychiatrie


Je vais au cabinet
Y soulager mon robinet
Je vais au cabinet
Y faire quelques étrons, au forfait
C'est la table de travail
Pour y vider ses entrailles
C'est l'excrément, c'est la pisse, c'est l'écriture
C'est de la merde, de la peinture, de la littérature
Et en cas de constipation
Mal au ventre ou au pognon
Fèces, étron, musique, peinture
C'est la table de travail
Pour y vider ses entrailles
Nous allons au cabinet
Y soulager nos robinets
Nous allons au cabinet
Y faire quelques étrons, au forfait
De la pisse, de la littérature
De la merde, de la peinture
Et en avant la musique
De cette mouche qui nous pique
C'est notre table de travail
C'est le water-closet , notre éventail
Pour y vider nos entrailles
C'est de la merde, de la pisse
De l'écriture, de la peinture
De la musique, de la miss
Ce sont des best-sellers
Qui nous prennent dans leurs serres

Patrice Faubert ( 1975 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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La sémantique éversive

27 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

A - Allo ?
Il fait chaud !
Oh ! Il ne faut pas se plaindre
B - Mais je ne me plains pas
D'ailleurs, je n'ai rien dit
A - Allo ?
Il fait froid
Oh ! Il ne faut pas se plaindre
B - Mais je ne me plains pas
D'ailleurs, je n'ai rien dit
Nous avons
Des formules toutes faites
Nous avons des formules toutes bêtes
Pour les choses courantes
Des façons de faire désopilantes
Faut pas se plaindre
Cela va, ça va, ça va, ça va, pour ne pas geindre
Automatismes de langage
Qui sont dans nos bagages
Et les exemples sont multiples
Qui évitent pas mal de flip
C'est comme la compétition
Je vous en demande pardon
Qui est là en poésie
Qui est là en sport
Qui est là en peinture
Qui est là en culture
Qui est là en écriture
Qui est là en cinéma
Qui est là en théâtre
Qui est là en musique
Qui est là en politique
Qui est là dans toutes les activités humaines
La compétition partout se promène
Elle est manifeste
Dans le sport
Elle est subtile
Dans d'autres ports
La poésie
A son cent mètres
La peinture
A son cent mètres
Avec ses stars, ses rivalités, ses jalousies
Jalousie de la compétition
Compétition de la jalousie
Le peintre rival du peintre
Le poète rival du poète
Le sportif rival du sportif
Le savant rival du savant
Des gens qui ne s'aiment pas
Qui font semblant, n'est-ce pas ?
Pas d'amitié dans la rivalité ?
Pas d'amour dans la rivalité ?
La société de compétition
La société d'émulation
C'est moi le meilleur
C'est moi que voilà
Nous en sommes les cas
Et partout le malheur
La vie est un cent mètres
La vie est un marathon
Préparez vos chronomètres
C'est la domination, c'est la compétition
Moi, toi, elles, eux, lui
Préparez vos chronomètres
Pour moi, toi, elles, eux, lui
Préparons-nous au départ
D'attendre, nous en avons marre
Attention, c'est parti
La compétition n'est jamais finie
Et n'oublions pas nos dossards
Que nous porterons tôt ou tard
En poésie, en peinture
En sport, en écriture
En science, en sculpture
En cinéma, en musique
En théâtre, en politique
Et vous qui me lirez
Vous vous en offusquerez
Le poète
Jalouse le poète
Le peintre
Jalouse le peintre
L'acteur
Jalouse l'acteur
Le savant
Jalouse le savant
Le sportif
Jalouse le sportif
Ces gens sont en guerre
Et ils et elles ne le savent pas !
Mais ils et elles ont tout compris
Sauf leur hypocrisie, pardi !
Toutes ces activités aliénées
Les guerres savent les alimenter
Toutes ces activités compensées
L'inhumanité sait les renouveler
Je suis l'un des seuls à oser l'écrire
Et vous allez me maudire
Car dans nos prétentions
Pour des dieux, nous nous prenons
Tous les arts
Des diverses bourgeoisies
Peinture, poésie, écriture, musique
Cinéma, théâtre, science, politique
Toute cette pacotille, qui nous donne la trique
Sont le contraire de la vie
Hélas, à part moi, qui le dit ?
Cela me fait de vrais ennemis
C'est mieux que de faux amis !
Les créations de toutes les bourgeoisies
Le poète
Jalouse le poète
Le peintre
Jalouse le peintre
Le musicien
Jalouse le musicien
L'acteur
Jalouse l'acteur
Le savant
Jalouse le savant
Le sportif
Jalouse le sportif
Ces gens sont en guerre
Et ne le savent même pas !
Mais ils et elles ont tout compris
Sauf leur hypocrisie, pardi !
Toutes les activités aliénées
Les guerres savent les alimenter
Toutes les activités compensées
Car l'opinion de la compétition
Est la compétition de l'opinion
Le vrai poète
Peut se passer de la poésie
Qui est morte à la vie
Elle ne s'écrit pas, elle se vit !
Pour tout, il en va ainsi
Tout art est rival
Avec ses sectes et ses cabales
Son bien et son mal
C'est le monde des guerriers
C'est le monde des inimitiés
C'est le monde des jalousies
C'est le monde des hypocrisies
Mais faut pas se plaindre
De pouvoir se plaindre
Il fait chaud
Il fait froid
Les nazis sont au pouvoir
Mais, ça va, ça va, ça va
Les fascistes sont au pouvoir
Personne ne semble s'en apercevoir ?
Mais, ça va, ça va, ça va
Faut pas s'en apercevoir, voilà !
Toute cette pauvreté
Faut pas se plaindre
Il pleut, il fait beau
Il fait froid, il fait chaud
Simplement le dire
C'est encore trop
C'est presque un gros mot
Tout pourrait être pire
Donc, il ne faut rien dire !
Nos expressions toutes faites
Mélangent tout, dans nos têtes !
Les arts confortent le système
Les arts, la société les aime !
L'art prêt à vendre son cul
Pour être adulé, pour être reconnu
C'est pas moi, c'est lui
Toujours la même alchimie
Le langage de la bourgeoisie
Est la bourgeoisie du langage
Qui peut
Se regarder dans une glace ?
Qui peut
Analyser toutes ses traces ?
A - Allo ?
Il fait chaud. Faut pas se plaindre
B - Je ne me plains pas
D'ailleurs, je n'ai rien dit
A - Allo ?
Les nazis sont au pouvoir
Faut pas se plaindre
B - Mais si, de cela, je me plains !
Nos expressions toutes faites
Mélangent tout dans nos têtes
Cela va, ça va, ça va, ça va
Faut pas se plaindre, faut pas s'en apercevoir, et voilà !
 
Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien
 

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L'inconscient de la conscience

25 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Le cerveau
Et ses automatismes
Le cerveau
Et ses déterminismes
La société
Et ses déterminismes
Du laid et du beau
Le cerveau
Et ses signaux électrochimiques
De la construction mentale
Qui est une construction sociale
Intuition de la conscience
Conscience de l'intuition
Qui ne sont
Que de l'expérimentation
Qui ne sont
Que de l'imitation
Nous sommes gouvernés
Par notre inconscient
Tout nous est imposé
Par notre inconscient
A au moins 90 pour cent
C'est la communication des émotions
Qui est non verbale, étonnant, non ?
32 millisecondes pour une décision
100 millisecondes pour une classification
Plus forte est l'émotion
Plus hardie sera la compulsion
Le noyau accumbens
Voudrait tout consommer
Le vilain insula
Rechigne à tout achat
En consommation, en séduction
L'effet d'amorçage
Sait nous tenir en cage
Nous fabriquons de belles images
Tout ou presque
Glisse sur notre conscience
De nos cerveaux, qui nous dansent
Nous sommes des jouets, des fresques
Les routines de pensée
De nos cerveaux qui aiment modéliser
Il faudrait les désactiver
Pour paradoxalement, les stimuler
C'est sans compter
Sans la ronde hormonale
Qui nous manipule, c'est subliminal
Comme le rire qui rapproche
Même à ce qui est moche
Dans le bal
Qui nous rime, et nous anime
Voici l'incontournable ocytocine
C'est l'orgasme, la lactation, l'arme fatale
Ocytocine par l'orgasme
Ou orgasme par l'ocytocine
Qui vient en premier ?
Personne, si tout est lié !
Et la question
Peut-être généralisée
A toutes les autres questions
La réflexion de la séparation
Est séparation de la réflexion
Car il y a des niveaux d'organisation
Toujours complémentaires, toujours en interaction
Tout spécialiste
Qui n'est que spécialiste
Est inévitablement un réductionniste
C'est la force de l'illusionnisme
De ( né en 1974 ) Apollo Robbins
Qui du cerveau, utilise les mécanismes
Est spécialiste, chaque être humain
Qui sur toutes choses, ne connaît rien
Ou si peu, qu'il est par la force de l'ignorance, réductionniste
Mais des forces politiques et sociales
Se mêlent des affaires cérébrales
Déterminant et automatisant, en bien ou en mal
L'environnement social externe
Code l'environnement cérébral interne
Les signaux électrochimiques
Ne s'expriment jamais de façon chaotique
Même s'il est impossible
De refaire en totalité, leur historique
C'est cela l'inconscient, opaque et indicible
L'inconscient de l'inconscience
Est l'inconscience de l'inconscient
Ma puésie est inadmissible
Elle ne joue pas le jeu
Ma peuésie est chimique
De tout, elle fait un feu
Ma pouésie est inclassable
De tout, elle fait une fable
L'ordinateur
Est un inconscient collectif
Des inconscients humains, mêmes rétifs
J'y jette des rimes
De mon inconscient, qu'ainsi, je lime
De temps à autre, il écrivait
Informatiquement, quand il avait, un ordinateur sous la main
Puis un jour, plus rien
Il s'en moquait ou ne le pouvait
Nous nous laissons nos valises
Légères ou lourdes, qu'on se le dise
Et qu'importe, de moi, que l'on médise !
Ainsi, tous et toutes
Nous nous transportons
Ainsi, tous et toutes
Nous nous portons
Comme des vêtements, comme des valises, qui se moquent
Nos automatismes
Nos déterminismes
Nos signaux électrochimiques
En tous temps, tous lieux, toutes époques
Sans jamais
Savoir qui nous sommes
Sans jamais
Vraiment vivre, en somme !
300 substances différentes
Et de façon permanente
Sont dans le corps humain, circulantes
Elles sont notre odeur
Elles sont notre saveur
De joie, de peine, de peur
Comme nos neurones miroirs
Mimétisme de la séduction, qui se laisse boire
Une musique de bon air
Pour le système immunitaire
Pas assez de sérotonine
Et c'est la jalousie maligne
Les 237 raisons, dignes ou pas dignes
De faire l'amour, trépignent
Nous embrasser, c'est nous goûter
De nos bouches aux 29 muscles
De notre testostérone salivée
Par notre langue aux 17 rouages musclés
Nos corps
Sont corpuscules de volupté
Dont nos neurohormones sont inondées
Lubérine, ocytocine, dopamine
Tout ceci est inconscient
De notre corps, nous somme le patient
Et c'est l'environnement social
Qui le désigne comme bien ou mal
Et c'est le monde politique
Qui des hormones, est le flic
Et c'est le monde religieux
Qui rend tout acte sexuel, licite ou odieux
Ainsi
La femme se trouble
De l'infidélité émotionnelle
Ainsi
L'homme se trouble
De l'infidélité sexuelle
La passion amoureuse
Est comme un trouble obsessionnel compulsif
Jalousies dépressives
Pour les femmes
Jalousies paranoïaques
Pour les hommes
Violences conjugales
Qui sont une expression culturelle et sociale
Toute addiction
De la bonne réputation
De l'hyperstimulation à l'hypostimulation
Le système limbique
Est habillé par toutes les bourgeoisies
Avec ses chichis et son schmilblick
Son néocortex dressé, qui aux émotions, cherchent des noises
Ou même la loi de l'évolution
Aurait besoin d'une révolution
Pour que l'homme
Ne soit plus en conquête
D'une femme, toujours la quête
Pour que la femme
Ne soit plus dans la sélection
Du mieux pour la procréation
A l'assaut, par l'apprentissage
Pour en faire d'autres usages

Patrice Faubert ( 2011 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique de la folie

22 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

J'avais mis
Dans un placard
Qui ne sort que la nuit
Ma démesure et ma folie
Jamais personne ne le sut
Et pourtant, ainsi, il en fut
Des heures et des heures
Sous le soleil
Un anxiolytique qui n'a pas son pareil
Cela n'est pas tant pour bronzer
Mais surtout pour ne pas déprimer
Jamais
Nous ne cessons
De jeter nos troubles sur les autres
Jamais
Nous ne cessons
De transmettre nos ignorances aux autres
Jamais
Nous ne cessons d'agir
Comme des chiens de garde
Jamais
Nous ne cessons d'obéir
A notre société
Qui est une entreprise de brutalité institutionnalisée
Un coup c'est toi
Un coup c'est moi
De l'inhumanité, nous subissons la loi
La société est la folie
L'autre c'est l'ennemi
Personne ne se voit
Personne ne s'écoute
Folie de la religion
Religion de la folie
Folie de l'idéologie
L'idéologie de la folie
Souffrance de la folie
Folie de la souffrance
Ii y a
La folie technologique
Il y a
La folie scientifique
Il y a
La folie artistique
Il y a
La folie sportive
Et la plus répugnante
De toutes les folies
La folie politique
Qui est politique de la folie
Une folie qui jamais ne rit
La folie n'est plus assez folle
Pour se débarrasser de toute politique, cette colle
La folie de toute tradition
Tradition de toute folie
La censure de la folie
Qui est folie de la censure
Mais la folie est honnête
Sa vérité elle respecte
Tu vis dans ton coin
Dans ta cellule, avec ta folie
Je vis dans mon coin
Dans ma cellule, avec ma folie
La folie d'avoir raison
Qui n'est que raison de la folie
Nous ne savons plus rire
Nous ne savons plus lire
Nous ne savons plus dire
Nous ne savons plus écrire
Nous nous faisons peur
Nous nous faisons horreur
La folie
N'est plus clinique
La folie
Fait de la politique
De tous temps, elle fut sadique
Qui avec les iniquités, fornique
Et dorénavant, toute vie
Sera un voyage à travers la folie
Comme feu ( 1923 - 2001 ) Mary Barnes, avec sa schizophrénie
Nous le savons
Et aussi, nos regards s'évitent
Nous nous évitons
Car toutes nos folies militent
Dans un monde sans folie
Tout serait partagé, tout serait gratuit
Boire, manger, copuler, réfléchir, s'amuser
Le jour et la nuit
Enfin, une autre mentalité pour être l'éternité
Quand l'obsolescence de l'idée
N'est que l'idée de l'obsolescence
Les mots nous détournent
Les mots nous retournent
Les mots nous kidnappent
Les mots nous attrapent
Les mots sont des matraques
Les mots sont patraques
Tant et tant de mots
Tant et tant de dessins
Tant et tant de peintures
Tant et tant de gravures
Tant et tant de films
Tant et tant de livres
Tant et tant de tant et tant
Pour ne jamais se comprendre
Pour ne jamais s'entendre
La folie de tant et tant
Tant et tant de la folie
Je ne suis
Que du soleil transformé
Tu n'es
Que du soleil transformé
L'ichnologie de toute forme de vie
Nous sommes le même corps
Nous sommes le même esprit
Les manifestations de sa folie
Et tous les jours, nous naissons
Et tous les jours, nous mourons
Nous devrions, du moins !
Je le dis, sans esprit chafouin
Tout discours est disert
Et au dessert, c'est toujours la guerre
La générosité
D'une ponctualité exemplaire
Pour l'autre, son temps respecté
Est de nos jours, ringarde et retardataire
Il faut rabattre sa coulpe
Être à l'heure et tu loupes !
Seulement l'argent est respecté
La folie de l'argent
L'argent de la folie
Personne ne peut y échapper !
La vérité du mensonge
Est le mensonge de la vérité
Toute opinion séparée
D'un contexte globalisé
Est pathologique et phobique
De ce point de vue
Et si vous m'avez bien lu
Toute critique
Qui est comme une musique
Est islamophobe, gauchistophobe
Fascistophobe, libéralophobe
Anarchistophobe, naziphobe
Capitalistophobe, écolophobe
La folie des étiquettes
Les étiquettes de la folie
Pour une seule et même folie
De fausses différences, un même pipi !
Notre érudition dans la violence
Tous les jours, nous pratiquons cette démence
Moi, toi, eux, elles, lui
La folie de la violence
Est violence de la folie
Folles et fous qui s'envient
Dans la folie peuvent se promener
La planète Terre est un asile d'aliénés !
L'amour y est en camisole
L'amitié y est une parabole
Toute autorité est une folie
La folie de toute autorité
Tout pouvoir est une folie
La folie de tout pouvoir
L'autorité du détachement
N'est pas le détachement de l'autorité
Le pouvoir du détachement
N'est pas le détachement du pouvoir
La folie de l'information
L'information de la folie
Propagande de la folie
Folie de la propagande
De ce qui est la même chose
De ce qui est la même prose
Célébrité de la folie
Folie de la célébrité
Car pas de paix sans guerre
Car pas de richesse sans pauvreté
Car pas de police sans criminalité
Car pas de révolutionnaires sans réactionnaires
La génétique de la folie
N'est que la folie de la génétique
Même la folie clinique
N'est jamais génétique
Elle est toujours un regard politique
Un codex déontologique
Se conformer, se normer
Pour ne pas se faire remarquer
Mais la folie est une souffrance
La souffrance de la folie
Et moi, c'est toi, c'est elle
Et toi, c'est moi, c'est elle
Moi, toi, lui, eux et elles
Mais dans la folie
Aucun rescapé
Que des macchabées
Tout pourrait être différent
Aucune propriété, tout partagé, un plaisir permanent
Mais dans la folie
Aucun rescapé
Que des macchabées

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le cerveau reptilien

16 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

De la réconciliation
Chez les primates
Comme chez tous les deux pattes
Au lit
Cela n'est jamais fini
Du plus humble
Au plus fat
Du plus louftingue
A la peau blanche, noire, jaune, rouge ou mate
Et quand la sexualité circule
Toujours juste est le calcul
Mais quand l'énergie sexuelle
Se disloque
C'est tout le couple qui débloque
C'est le conflit ou le divorce
A moins d'une autre amorce
Car avec les nuages, souvent c'est la pluie
Puis le tonnerre, puis le déluge
Et plus aucun refuge
Le cerveau reptilien
Nous mène à la baguette
Le cerveau reptilien
Boire, manger, copuler, c'est trop bête !
La réconciliation
Par la tête
Pour vraiment faire la fête
Et de son sexe, ne pas retourner sa veste
Le cerveau reptilien
Nous mène à la baguette
Le cerveau reptilien
Boire, manger, copuler, c'est trop bête !

Patrice Faubert ( 1985 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le solfège

14 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

C'était
Il y a fort longtemps
C'était
Notre professeur de chant
Elle nous enseignait le solfège
Avec sa jupe plissée beige
Elle faisait salle comble
Il fallait refuser du monde
Et toujours des resquilleurs
Qui d'autres classes, venaient d'ailleurs
Parfois, elle portait un tailleur
Et sous son corsage, des seins aguicheurs
Sur ses jambes qui se croisaient
Sous un bureau ouvert, nos regards s'attardaient
Ses bas étaient de couleur chair
De sa coquinerie sans en avoir l'air
De temps à autre, il arrivait
Que ses deux cuisses s'écartaient
Et dans la classe, pas une parole ne s'échangeait
Seules quelques mouches volaient
Plus de dix ans plus tard
Le souvenir en est toujours salace
Quand dans notre pantalon, s'agitait une limace
Certes, la classe de chant
Avait son charme
C'était
Il y a fort longtemps
De ce qui troublait nos âmes

Patrice Faubert ( 1970 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique de la communication/propagande

13 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Le rayonnement cosmique
Infiniment plus que le dioxyde carbonique
Et tout autant que l’activité solaire
Des phénomènes qui structurent des aérosols, au niveau planétaire
Déterminant l’orientation climatique
La voie lactée
Nous ravage
Les bras spiraux
Se moquent de notre météo
Tout cela fait les nuages
Les lois de l’Univers
Se rient de la météorologie, de nos comptes faussaires
Se gaussent de nos calculs pécuniaires
Les puissances d’argent
Contrôlent et orientent les recherches des savants
Ainsi
Nous sommes le faux
Pour un sucre
Nous faisons le beau
Ainsi
Nous sommes dans le faux
De l’incommunicabilité des mots
Comme dans une pièce d’un sot
Ainsi
Je vois partout
Des gens, qui savent rien sur tout
Et tout sur rien
Et surtout, beaucoup de rien sur tout
Que de tout sur rien
Et pourtant
Plus je lis, plus je me documente
Moins je sais, et plus mon ignorance augmente !
Ainsi, en 1934, au cinéma
Le spectaculaire s’affirmait déjà
Avec de feu ( 1862-1934 ) Louis Barthou
En même temps que feu ( 1888-1934 ) Alexandre premier de Yougoslavie
Puisque au même moment, ils perdirent la vie
Des mains de feu ( 1897-1934 ) Vlado Tchernozemski
Un nationaliste bulgare, qui pour son pays
Voulait la Macédoine, à sa patrie
Et il fit feu de toutes parts !
Nous n’avons que des habitudes
Nous n’avons que des certitudes
Qui ne sont que des automatismes
Qui ne sont que des déterminismes
Ce qui est vrai aujourd’hui
Demain sera faux, deviendra une hérésie
Il ne faudrait
Avoir aucune habitude
Il ne faudrait
Avoir aucune certitude
Certes
Nous ne valons pas rien
Certes
Nous ne savons rien
Cette outrecuidance
Qui nous caractérise
Cette prétention
Qui nous valorise
C’est-à-dire
Tout le monde
Cette grande folie qui nous inonde
Toute certitude
Est fasciste
Toute habitude
Est stalinienne
Tout achat
Est capitaliste
Que personne ne se méprenne !
Le fascisme
Circule dans nos veines
La culture
Est toujours un peu stalinienne
Que personne ne se méprenne !
Il n’y a pas des idéologies
Il n’y a que l’idéologie
Le gauchisme de l’idéologie
Le fascisme de l’idéologie
Le stalinisme de l’idéologie
Le capitalisme de l’idéologie
Qui ne sont que de l’idéologie
Comme le corps humain
Qui sur lui
Peut mettre différents habits
Pour ainsi, jouer au plus fin
Tous les mots
Qui nous font devenir scatophages
A la terreur permanente, c’est un carnaval
Où tous les coups font mal !
C’est une poignée de charlatans
C’est une poignée de truands
Mais aux millions de complices
Qui nous arrosent de leur pisse
Et où partout, c’est le précipice !
Et si nous sommes engrammés comme eux
Nous sommes pareils qu’eux, parbleu !
Au présent
Car c’est à tout instant
Difficile de se séparer de soi
Le codage nerveux fait toujours sa loi
Du conditionnement social, qui est le roi
A un, à deux, à trois
On y danse, on y danse
Ancienne ou nouvelle génération
Aucune ne fait exception
La vénération du bruit, la peur du silence
Tout
Est devenu de la propagande
Il faut y apporter son offrande
Les vêtements que nous portons
Les aliments que nous mangeons
Les livres que nous lisons
Nos programmes de télévision
Tout ce que nous disons
Tout ce que nous entendons
Quand nous travaillons
Quand nous inventons
Quand nous créons
Quand nous détruisons
Quand nous construisons
L’idéologie de la propagande
Est la propagande de l’idéologie
Toute image de soi
Est une image de l’autre
Toute image est une propagande
La propagande de l’image
Le capitalisme
Est une bombe thermonucléaire
Son champignon irradie les terres
Son champignon irradie les mers
Le capitalisme de la propagande
Est la propagande du capitalisme
Qui comme le ventre d’une femme, remplit la Terre
Dans sa matrice, des chimères
Dans son antre, la vie chère
Et des idées de répugnance
De toutes les boîtes de surveillance
Tout le monde surveillé
Par tout le monde
Tout le monde fiché
Par tout le monde
Tout le monde espionné
Par tout le monde
Les gens toujours prêts à voter
Pour la canaille respectée
Et à laquelle, ils et elles, aiment s’identifier
De fait
Il n’y a plus que le fascisme
Le fascisme d’extrême gauche
Le fascisme de gauche
Le fascisme de droite
Le fascisme d’extrême droite
Les quatre mamelles indispensables
Au capitalisme, qui fait disparaître même le sable
La communication de la propagande
Est la propagande de la communication
C’est l’anarchie ou le chaos
C’est l’anarchie ou plus que des robots
Feu ( 1900-1980 ) Erich Fromm, l’avait compris
La plupart des gens, ont peur de la liberté
C’est un masochisme institutionnalisé
Où les gens aiment se faire mépriser
Et admirent des crapules télévisées
Inutile de citer des noms
Car il n’y a pas d’exception !
Il faut en voir le moins possible
Pour ne pas griller les fusibles
La solitude devient un luxe
Avoir le courage d’en créer le flux
L’humanité est complètement misanthrope
Noirs, blancs, jaunes, métis, c’est interlope
De la bêtise, on ne peut plus s’isoler
Dans le train, le métro, le bus, il faut les supporter !
Ce monde est une fabrique de haine
Ce monde usine la peine
De la souffrance, de la torture, nous sommes rois et reines
Malgré tout
Tout n’est pas pareil
Il y a encore des merveilles
Même si toutes les bêtes, ont peur de nous
Car nous sommes des folles et des fous !
L’extrême gauche de la politique
Est nettement plus sympathique
Que l’extrême droite de la politique
Plus brutale, primaire, rétrograde, du fric et des flics
L’esprit qui ose
Ne mélanger rien, faire la part des choses
Sinon, c’est la facilité
Du tout rejeté, sans être analysé
Le relatif n’est jamais absolu
Qui est l’absolu du relatif
Comme feu ( 1893-1975 ) l’humoriste Pierre Dac
Je ne suis pas
Pour
Tout ce qui est contre
Je ne suis pas
Contre
Tout ce qui est pour
Même si la vie est un sacré micmac
Dans cette société du profit
Où tout le monde est en rang
Celui qui sort de ce rang
Se fait remarquer facilement
Le rang policier, le rang militant
Le rang militaire, le rang artistique
Le rang sportif, le rang musicien
Le rang délinquant, le rang savant
Toutes les sortes de rang


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Diarisme de l'artilect

8 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Tirez la bobinette
Et la chevillette cherra
Dîtes-moi comment vous me voyez
Je vous dirais qui vous êtes
Brûler ou publier
M'écrivit ( née en 1941 ) Alice Debord
En me renvoyant un manuscrit
Fort mauvais, et qui maintenant, dort
J'ai effectivement été pyromane
A mon écriture monomane
Mais dans ma cervelle grenier
D'anciens textes, je sus préserver
Et voici l'écriture électronique
Qui soulève sa jupe impudique
Petit à petit, je la livre au public
La sérénité de n'être jamais un classique
A chaque instant
Je voyage dans le temps
J'ai dix ans, j'ai vingt ans
J'ai quarante ans, j'ai soixante ans
Le plus grand des secrets
Est de n'avoir aucun secret
Ce qui devient finalement le vrai secret
Je ne fais pas l'apologie
De la pauvreté
Je ne fais pas l'apologie
De la richesse
C'est une seule et même aliénation
Il n'y a pas opposition mais fusion
La plus grande
Des drogues
C'est l'addiction sexuelle
Au fond, la plus naturelle
Mais il y faut
Soit de l'argent
Soit du temps
Ce qui dans notre système marchand
Revient au même chant
L'argent qui fait le gagnant
La dèche qui fait le perdant
Comme ( né en 1951 ) Charles Graf, ex-boxeur, ancien délinquant
Champion ( 1985 ) de boxe poids lourd
Et qui perdit son titre, sur un mauvais tour
Il fit de la prison, s'y cultiva
Corps et physique, grâce à ( né en 1951 ) Peter-Jünger Book, qui l'y incita
Un ancien terroriste, réussit, là, où l'administration pénitentiaire, échoua
Puis son titre injustement perdu
Par un boxeur honnête ( né en 1962 ) Thomas Classen, lui fut rendu
La mafia ne peut rien
Contre le symbolique
Qui a eu une réalité physique
Et qui devient la vérité historique
Si nous avalons
De la nourriture sans la mâcher
Difficile en est la digestion
Cela est pareil pour l'imagination
De tout ce qui paraît à la télévision
Tout nous est imposé de l'extérieur
Et tout meurt dans notre for intérieur
L'imagination a besoin d'une image
Qui à l'imagination est un tapage
La stimulation de l'imagination
N'est que l'imagination de la stimulation
Si un documentaire peut produire de la réflexion
Toute fiction appauvrit l'imagination
Elle est une nourriture vite avalée
Jamais vraiment digérée, vite oubliée
La lecture seule attise l'imaginaire
Comme faire des choses, sans aucun intermédiaire
L'instinct sexuel
Est castré dès la naissance
Sinon, belles ou pas belles
Sinon, beaux ou pas beaux
Face à face, dos à dos
Dans la rue, partout, de la sensualité, une kermesse
Pas comme les déodorants
Pour estomper les phéromones
Pour de l'acte sexuel, faire l'aumône
Et ainsi se faire la guerre, méchant, impuissant
Notre adresse
C'est la planète Terre
Où toute femme est notre mère
Où toute femme est notre soeur
Où toute femme est notre fille
Pour un homme
Où tout homme
Est notre père
Où tout homme
Est notre frère
Où tout homme
Est notre fils
Pour une femme
Mais il faut une conscience global
Mais il faut un partage total
C'est le contraire de l'utopie
L'utopie c'est le capitalisme
De croire au bien-être, à cette alchimie
Dans les inégalités, les injustices, le fascisme
D'avoir le ventre plein
Quand l'autre a le ventre vide
D'avoir le regard serein
Quand l'autre a les yeux éteints
Toutes les larmes
Accumulées, sur des milliers d'années
Toutes les peines
Du passé, qui brisent nos âmes
La Terre est un corps humain
Elle rit, elle pleure, elle va, elle vient
Tout est toujours en décalage
Et cela nous met dans une cage
Où c'est trop tôt
Où c'est trop tard
La notion de propriété nous égare
Puis la mort vient, avec sa faux
La lucidité se fait chanter
Comptine, par la sensibilité
Hélas, souvent affiliée à la moralité
L'esprit qui serait délivré
De la souffrance et de ses ténèbres
Une vallée de larmes, pourrait traverser
Et rester vierge de toute égratignure
Depuis 1971, la lutte contre la drogue
Est une drôle de morgue
Mille milliards de dollars
45 millions de personnes arrêtées
L'étatisme de la drogue
La drogue de l'étatisme
Cela nourrit la carcéralité
Pour le capitalisme, c'est un marché
Plus le moindre larcin
Et le capitalisme n'est plus rien
Il produit ce qui le fait vivre
Et à sa justice, il livre
Le capitalisme est un délinquant
A tout ce qui est vivant
Sa police a besoin du crime
Son armée est sa firme
C'est le capital qui filme
Toujours des prétextes, des maximes
Pas contre les chinois
Mais c'est l'opium
Pas contre les noirs
Mais c'est la cocaïne
Pas contre les mexicains
Mais c'est la marijuana
Le prétexte social
Qui scotomise la maxime raciale
Tout attachement est une aliénation
L'aliénation de l'attachement
Au sexe, à la famille, à des idées, à un pays
A des meubles, à une région, à des biens, à une idéologie
A des enfants, à des parents, à des souhaits, à des amis
A des souvenirs, à des projets, à l'argent, à une patrie
A l'espoir, au désespoir, à la haine, aux gémonies
A tout ce qui aurait pu être
Et qui à nos vies fut traître
De cette prison
Personne ne peut sortir
De cette prison
Pour personne, aucun avenir
Moi, toi, eux, elles, lui
De mauvaises cartes, une mauvaise partie
L'être humain
A la femme, à l'homme, à l'enfant, est un spadassin
Toujours s'expliquer
Se définir, se justifier
Métier, âge, profession ?
Goûts , maladies, passions ?
Diplômes, instruction, obligations ?
Mariage, célibat, séparation ?
Voilà notre relation
Toute imbue de domination
Moi, toi, eux, elles, lui
Tout ce qui est défini
Est le contraire de la vie
Les bons comptes
Ne font pas les bons amis
Les bons comptes
Ne font que des bons comptables
Comme me le disait, d'un ton aimable
Pierre, un jeune copain vendéen
A qui je rends ce bien
Pas de quoi se vexer
C'est la stricte vérité


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Distorsion spatio-temporelle

4 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

La réalité du cinéma
N'est jamais le cinéma de la réalité
Le cinéma de la subversion
N'est jamais la subversion du cinéma
Comme Luis Bunuel, ancien surréaliste
Qui est un résigné stupide, selon les situationnistes
Car la réalité
N'est jamais filmable
La réalité est inflammable
Aussi le cinéma l'interdit
Aussi le cinéma en fait fi
Politique, érotique, drame, comédie
Tout y est subtilement usiné
Et l'en-dehors est de la pornographie
Un simple souvenir, pour le prouver
Sous un drapeau noir
Pour la vérité sans éteignoir
Dans une chambre pleine de bougies
Une femme sur un lit
Elle porte une ancienne guêpière
Avec sur ses jambes, des bas noirs, l'allure fière
Les pointes de ses seins
Accentuées au rouge à lèvres
Pour donner à mon sexe, la faim
Pour que mon envie, jamais, ne soit mièvre
Son soutien-gorge est troué
En deux endroits étudiés
Sa culotte rose est transparente
Ouverte et d'humeur galante
Je suis assis sur une chaise
Scopophile, fort à l'aise
Les mains attachées, nu, le membre dressé
Galopin au regard coquin
Elle prend une bougie
Jouant avec, dans son vagin
Rendant ainsi fou, mon pauvre vit
A cet instant, cette femme partage ma vie
Distorsion spatio-temporelle, sans début et sans fin
Am, stram, gram
Je n'en puis plus
De ses jarretelles tendues
Miam-miam, miam-miam
Je veux aspirer tous ses jus
De son corps, jamais, je ne suis repu
Je veux maintenant l'empaler
De ma verge, par sa bouche, excitée
Et puis, tout, d'outre-moralité
Un simple souvenir, de grande banalité
Au cinéma serait censuré
Et si en plus
Il y a des dialogues subversifs
C'est de la décadence, vont dire les minus
Le cinéma n'aime pas le vindicatif
Seulement le spectaculaire industriel, le normatif
Tout doit être en conformité
Avec des codes à la labellisation certifiée
Pas un cheveu ne doit dépasser
Drame, comédie, érotisme, pornographie
Documentaire, fiction, fantastique, indéfini
Mais toujours
La réalité du cinéma
N'est jamais le cinéma de la réalité
Tout y est dissocié
Tout y est séparé
Le cinéma n'est pas la vie
Cela n'est que la vie du cinéma


Patrice Faubert ( 1979 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique de la misère

3 Juillet 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Plus précisément, le système nerveux n'est pas une machine à fabriquer de l'instinct
mais à répondre à des stimuli internes et externes, en construisant des programmes. "

André Leroi-Gourhan ( 1911-1986 ) " Le geste et la parole "

La misère
Ne rend pas gentil
La misère
Jamais ne rit
La misère
Ne rend pas intelligent
La misère
Ne rend pas charmant
La misère
Est une violence
Qui fait son nid
La misère
Est une maltraitance
Qui est une tragédie
La misère
Se noie dans l'éthylisme
La misère
De l'illettrisme
La misère de la pauvreté
Quand le ventre est affamé
La misère de la richesse
La misère aux belles tresses
La misère aux beaux habits
La misère qui se fuit
La misère sait se déguiser
Mais rarement se révolter
La misère
Qui fait ses prières
La misère de l'idéologie
L'idéologie de la misère
La misère de l'enfantement
L'enfantement de la misère
La misère
Contraire de la vérité
Mais vérité de la misère
La misère
Qui est toujours déprimée
Car nous ne savons pas vivre
Toujours les mêmes ratiocinations
Et pourtant, tant et tant de livres
Et cependant, tant et tant de manifestations
La vie de la théorie
N'est que la théorie de la vie
Qui a ses panoplies
La misère en Mercedes
La misère qui vit de ses fesses
La misère qui va à la messe
La misère des dieux et déesses
Car toute image
Est une misère, un mirage
La misère aménagée
Qui aide à supporter
La misère désespérée
Qui fait le suicidé
C'est la misère de l'espoir
Qui fait le désespoir
La misère de l'étudiant
Qui de l'université, est dépendant
La misère du bénévolat
Bénévolat de la misère
La misère du salariat
Salariat de la misère
La misère hiérarchisée
Qui sait se faire administrer
La misère
A un million d'euros par mois
La misère
A cent mille euros par mois
La misère
A dix mille euros par mois
La misère
A mille euros par mois
La misère
A quatre cent euros par mois
La misère
A dix euros par mois
Chaque misère
Avec son train de vie
Chaque misère
Dans tout son infini
La misère bien cachée
Derrière les grandes fortunes
La misère affichée
Des gens sans une thune
La misère du casino
Avoir tout perdu, se faire la peau
Mais la conscience de la misère
De toutes les misères
N'est pas la misère de la conscience
Comme cette carte postale, au bon ton
Que m'envoya un ami breton

" Salut

Un petit bonjour de la zone d'Anarchie définitive...
Manif pour tous ? Cela fiche la frousse !
Réactionnaires et fascistes, et autres gogos, il ne manquait
plus que la milice patronale, plus on est de cons et de connes, plus on pleure,
c'est ce qu'on appelle les glandes lacrymales, gaz de schiste à tous les étages.
Une urne cela pollue, il ne fallait pas donner sa voix. On récolte ce qu'on cautionne,
le christianisme cela mène à tout, encore un effort pour le martyr.
A la semaine prochaine, pour se faire griller une volaille fermière, celle
au label noir. PouAsie.

Kenavo. Jacques d'une cité de Nantes "

La misère de la rivalité
Rivalité de la misère
La misère de la compétition
Compétition de la misère
La misère
De l'amitié
Qui est amitié de la misère
La misère
De l'amour
Qui est amour de la misère
Toutes les religions
Sont filles de la misère
Toutes les idéologies
Sont filles de la misère
Toutes les doctrines
Sont filles de la misère
Toutes les croyances
Sont filles de la misère
Tous les gourous, les chefs, les leaders
Sont les fils de la misère
La misère s'ennuie
Elle écrit, elle étudie, elle bricole, elle s'amuse, elle lit
La misère s'angoisse
Elle fait des petits, elle porte la poisse
Présentateurs acteurs
Présentatrices actrices
Il n'y a pas
De prévisions météorologiques
Il y a
Des prévisions économiques
C'est toujours le rythme économique
Forte chaleur ou mauvais temps
Cela est assez évident
Il est interdit d'avoir son rythme biologique
La rubrique météo
Comme un chien qui fait le beau
Rythme la pulsation biologique
Il faut équilibrer
La balance des paiements
Que le commerce soit content
C'est le temps que l'on promet
Qui importe, pas le temps qu'il fait
L'économie de la météo
Est la météo de l'économie
Il faut organiser l'oisiveté
Et tous les congés payés
Moi que personne ne lit
Moi que personne n'apprécie
Ce qui est une chance
Car je ne sais aucune danse
Je ne suis d'aucune mode
Et je dis ce que je vois
A toutes les misères, j'aboie
La richesse et la pauvreté
Vont ensemble, elles sont soudées
Pas de richesse sans pauvreté
Pas de pauvreté sans richesse
La misère des idées
Qui sont les idées de la misère
Et toutes les vies sont gâchées
Avec plus ou moins de déception
Avec plus ou moins de frustration
Il ne faut juger personne
Car, toi, moi, eux, elles, lui, la misère nous sonne !
Pierre tombale ou fosse commune
A la misère, aucune parade immune
Chaque être humain
Voit midi à sa porte
Comme le répugnant monde politicien
Il a toujours raison, de la sorte
Il n'y a pas d'objectivité
Simplement la réalité interprétée, donc déformée
De la scène de ménage
Au cerveau éthylique, dans le cirage
De l'hypothèse de travail
Qui n'est que le travail de l'hypothèse
Qui sur la paillasse ne fait pas bail
La réalité n'est pas ce que l'on voit
La réalité n'est pas ce que l'on croit
Sauf si c'est la matraque
Du policier qui vous attaque
Misère de la définition
Définition de la misère
Car la misère de la haine
N'est pas la haine de la misère
Tout ce qui a été
Tout ce qui sera
Tout ce qui est
Toujours la même misère
Des proclamations réactionnaires
Et aussi faussement révolutionnaires
Et le dire vrai
Qui ne peut s'exprimer que dans la folie
Qui ne peut se réaliser que dans la délinquance
Invalide et surtout échoue, tout ce qui dans notre société
S' y trouve ainsi faussé !
Néanmoins
Oui c'est possible
Pas de police, pas d'armée, pas de militaire
Néanmoins
Oui c'est possible
Pas de compétition, pas de prostitution, pas de guerre
Néanmoins
Oui c'est possible
Pas de travail, pas de pollution, pas de réaction
Toute compensation
Est une fragmentation
Toute fragmentation
Est une compensation
Au lié qui est délié
A l'uni qui est désuni
La misère de la séparation
Est la séparation de la misère
Car l'étatisme sous tous les pôles
C'est ordonner, punir, contrôler

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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