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patrice.faubert.over-blog.com

Radio Libertaire ou Persona non grata

28 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

C'était le copain Frédo
Qui sur Radio Libertaire, animait, "au bistro "
Il voulait m'y inviter
Afin que lors de son émission, je puisse pérorer
Mais d'abord, il fallait passer un test
Devant un chefaillon, cette peste
C'était lui le dominant
De la bande, le moins avenant
Une sorte de stalinien
Un surveillant pas malin
Nous faillîmes en venir aux mains
J'avais décidé de tout dire
Mais avant, il voulait me lire
Une grande tension, je sentis
Dans le studio, qui encore, en frémit
Ce commissaire du peuple
Me prenait pour un illuminé
Qu'il fallait surveiller et censurer
Et je fus à moitié saboté
Mais de parler, personne ne put m'empêcher
Je fis un appel immédiat
A la révolution sans aucun blabla
Pas demain, mais tout de suite
Surprendre l'ennemi, il faut faire vite
Je n'avais rien à perdre, tout à gagner
Juste passer le temps et m'amuser
Et les têtes de ces libertaires, décomposées
La peur de perdre leur émission
Des copains pourraient en témoigner
Pas de langue de bois et c'est l'éviction
Mais je dis aux copains
Deux ou trois étaient bien
Censure pour censure
Restons sur des positions dures
Et au moins, nous aurons dit
Ce qu'est ce monde pourri
Certes, cela buvait de la bière
Certes, cela fumait, pour planer dans les airs
Avec quelques femmes
Mais il manquait de dames
A moi, toujours philogyne
Pour en direct, lutiner une coquine
Pour que le scandale fut complet
Car sous les jupes, je me plais
Et donc, je partis, sans aucun regret
Radio Libertaire
Bon chic, bon genre, mémère
Il faut avoir un certificat
De bonne moralité, sinon, pugilat
Ou alors, vous êtes un malfrat
Oui, j'étais persona non grata
Mais moi, je suis un vampire
Un pauvre, cela va sans dire
Pourchassé par vos noblesses
Qui tiennent tout en laisse
Je ne puis sortir que la nuit
Pour pouvoir sauver ma vie
De vos religions, de vos idéologies
Mais un ami
Avait entendu mon appel
Qui l'amusa beaucoup, lui aussi
Car il savait cette piqure de rappel
Pas inutile, tout à fait nécessaire
A cette anarchie embourgeoisée, cette Radio Libertaire
Mais moi, je suis un vampire
Un pauvre, cela va sans dire
Malgré un défaut de crocs
Je puis mordre et sucer vos cous
Y insuffler mes mots
Dans toutes les faussetés, surtout


Patrice Faubert ( 1994 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique du pamphlet

27 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Les hommes ont autant de prise sur leur destin qu'un cochon pendu par les pieds dans un camion frigorifique roulant vers les abattoirs de Chicago. "


Dwight Macdonald (1906-1982) " Une tragédie sans héros " (1938-1957) Editions de l'encyclopédie des nuisances


L'église, de par son droit canon
Parler de la pédophilie, interdiction
Pourtant en vogue, dès sa fondation
Et puis, depuis 1929, grâce à feu ( 1883-1945) Benito Mussolini
Le Vatican est un Etat, qui des lois, fait fi
Qu'ainsi, Mussolini, de son soutien, remercie
Le pape et son droit canon
Le dénoncer, et c'est l'excommunication
Tout doit rester secret
Ne parler que des bienfaits
La pédophilie des prêtres
L'homosexualité des prêtres
Les crimes sexuels des évêques
Et le pape son garant, ce sale mec !
Les Dolan, Murphy, Solano, Maciel
Ce feu (1920-2008) Marcial Maciel
Champion des crimes sexuels
La légion du Christ perverti
Fascistes, capitalistes, nazis
Toujours le grand inquisiteur
Du catholicisme qui répand la terreur
Jamais vraiment inquiété, jamais dans l'erreur
Ou alors, à la toute dernière heure !
Hélas pour l'église, pour elle
L'église a un sexe, un estomac
Elle aime la jeunesse et les demoiselles
Il faut faire pipi, il faut faire caca
Lutter contre les pulsions sexuelles
Pour toutes les religions, pas seulement la catholique
Le sexe c'est mal, c'est contre la foi
Sauf en soutane, où rien n'était pathologique
Tout le reste était délire sexologique
Certes
Tout irait mieux
Si son sexe, l'on pouvait moucher
Aussi souvent que son nez
Mais sans violer qui que ce soit
Quand le respect de l'autre est roi
Les sexualités ont leur heure
Qui ne font pas toujours peur
Selon les époques et les coutumes
L'histoire en dissémine l'écume
Comme juifs, musulmans, chrétiens
Qui un temps, eurent des intérêts communs
Les conflits étaient surtout tribaux
Et pouvaient se régler, en payant un impôt
Mais au fil des siècles qui passaient
Les chrétiens, par la force, s'imposaient
Les juifs et les musulmans, ils les chassaient
Les juifs et les musulmans, ils les tuaient
Par exemple, contre feu (1451-1504) Isabelle 1re de Castille, si hiératique
Cette Isabelle la catholique
Juifs et musulmans s'associaient
Tout ce qui n'était pas chrétien étant hérétique
Et l'inquisition, et l'intolérance, s'imposaient
Et ce sont les musulmans qui accueillaient les juifs
Que les chrétiens persécutaient
De ce temps, les chrétiens furent les fanatiques
Avec l'alibi de la parole évangélique
Les temps ont changé
En manifeste ou en subtilité
Les alliés d'hier
Deviennent les ennemis d'aujourd'hui
Le polythéisme des arabes, c'est fini
Le dieu unique, c'est le père, c'est donc la guerre
Torah, Bible, Coran, des conflits infinis
Qui sont devenus politiques
Qui sont devenus géographiques
Qui avaient toujours été politiques
Qui avaient toujours été géographiques
Présentement
Juifs et musulmans se détestent
Chrétiens et juifs se tolèrent
Vraiment, les religions déblatèrent
Oui, les religions, il faut s'en défaire !
L'art aussi
Est contre-révolutionnaire
Il est conservateur, il est réactionnaire
Toutes les bourgeoisies, il justifie
La preuve, c'est l'absence de vie !
Tous les intellectuels
Toutes les intellectuelles
Sont les aliments de la réaction
Qui n'ont pour seule fonction
Que d'empêcher une vraie révolution
De tout cela, il faut se libérer
Les bourgeoisies aiment nous aliéner
Au pilori
Les artistes, les intellectuels, les patries
Les bureaucrates, les technocrates, les partis
Car c'est cela l'anarchie
Sans aucun de ces pipis
Plus aucune célébrité
Plus rien de spectacularisé
Personne ne représentant personne
Plus aucune heure qui sonne
Tout individu mâle ou femelle
Doit devenir ingouvernable, inimitable
A toute autorité chercher querelle
Pour qu'enfin la vie devienne belle !
Il en faudrait des guerres civiles
Pour que l'humanité ne soit plus servile
Mais sans cesse, cela recommence
La chorée de Huntington mène la danse
Tout cela sent le rance
Déjà, ne plus voter
Déjà, ne plus admirer
Déjà, ne plus obéir
Finalement
Le stalinisme a triomphé
La pensée critique est atrophiée
La critique sociale, dans un placard, rangée
Tout le monde est complice
Chacun et chacune en est le vice
Tout est devenu répugnant
Tous les gouvernements en sont le chant
L'être humain est ainsi
A l'être humain, son propre ennemi
Divisé, fragmenté, représenté, figé, séparé
Pourtant
Il n'y a pas d'inférieurs
Pourtant
Il n'y a pas de supérieurs
Que des crétins et des crétines
Qui gâchent leurs vies, heure après heure
Nos idées sont de la même cantine
Nos soumissions sont toutes nos peurs
Moi, toi, eux, elles, lui, c'est une identique pâleur
Il faut un nouveau pacte
Pour la grève de l'acte
En faire le moins possible
Que tout pouvoir soit notre cible
Ah ! pouvoir donner des claques
A ces menteurs de la pensée radiotélévisée
Les Onfray, Glucksmann, Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy
Fausse intellectualité, mais authentique imbécillité
La référence des bourgeoisies
Qui colportent tous leurs dégueulis
De dire des inepties, ils ont le permis
Des gens les croient, et cela fait des petits
Ah ! une balle, une rafale
De la médiocrité, tous ces morfales
Les rencontrer
Pour à leurs visages, cracher
Ah ! pouvoir leur donner des claques
Toute cette vermine, immonde cloaque
Cette bande des quatre
Pour falsifier, tronquer, récupérer, opiniâtres
Pour le bonheur de l'humanité
Eux et leurs semblables, il faudra s'en débarrasser
Même pas la peine de les tuer
Il suffira de ne plus les écouter
Eux et leurs semblables, les ignorer !
Vraiment
Ce monde pue la haine et la mort
Vraiment
Ce monde a tous les torts
Quand on sait
Que chaque année en France, il naît
850.000 bébés, à l'heure, arrivés
Et dans le monde, seize millions de prématurés
C'est le tabac, le stress, les transports en commun
Dans le ventre, et déjà pas bien !
Sans en avoir l'air
La femme et la jument, sont jumelles placentaires
Pamphlet paraphysique
Humour noir paraphysique
Se débarrasser de sa monstruosité
En l'écrivant, en la distribuant
Un portrait à la Dorian Gray
Qui a vraiment des effets
Pour que les autres, il vienne hanter
Une façon de le jeter, en le tuant
Il ne vous appartient plus
Il est sorti de votre cul
Après, vous le voyez de loin
Pour vous, il n'est plus rien !
De haut, tout regarder
Comme feu (1754-1785) Pilâtre de Rozier
Le premier homme de l'espace, en 1783, de l'air, fut le héros
Rien de mal, rien de beau
Sur Terre
Chacun et chacune, tour à tour
Gentil et méchant, héros et salaud
Et de ces coups, la vie, qui nous bourre
De mes écritures qui font un four

Patrice Faubert (2013) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Un monde entier à la recherche de quinze terroristes

26 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Comme la morale chrétienne (je reviendrai sur ce point) n'a pas un regard pour les animaux, dans la morale des philosophes aussi ils demeurent hors la loi : de simples "choses", des moyens bons à tout emploi, un je ne sais quoi , fait pour être disséqué vif, chassé à courre, sacrifié en des combats de taureaux et en des courses , fouettés à mort au timon d'un chariot de pierre qui ne veut pas s'ébranler."


Arthur Schopenhauer (1788-1860)


Rendons hommage aux défenseurs de la cause animale en France comme Maja et Patrick Sacco ( professeur de mathématiques ) qui hébergent des animaux non humains dans leur ferme du refuge de la Chaume dans l'Yonne; des animaux rescapés des abattoirs et des camps de concentration des laboratoires où ils sont souvent trop inutilement torturés...mais cela serait pour "la bonne cause" (recherches applicables aux traitements des maladies des animaux humains etc...) là où l'on maltraite, là où l'on torture, il ne peut s'agir aucunement d'une bonne cause !
Et n'oublions pas ceci, quand on mange un animal non humain , il a bien fallu le tuer n'est-ce pas ? qui est le plus monstrueux ? le boucher ou le consommateur ?
Les carnivores ne sont pas agressifs envers les animaux qu'ils mangent et cependant , il a bien fallu que quelqu'un les tue pour que nous puissions les manger ! C'est le beau rôle , moi je les tue pas...je les mange. Et je ne suis qu'un végétarien / végétalien non pratiquant (même si je mange peu de viande et surtout du poisson) et donc je suis un monstre comme la plupart d'entre nous tous et toutes !


Notons qu'en Angleterre et aux Etats Unis d'Amérique , le mouvement de libération des animaux ( MLA ) est pris au sérieux contrairement à la France , pris si au sérieux , que les défenseurs de la cause animale , (enfants/femmes/hommes) , sont assimilés à des terroristes et que parmi les activistes , beaucoup sont condamnés à de lourdes peines de prison car ils/elles sont considérés comme des terroristes , et à propos de terrorisme , lisez bien ce qui va suivre , d'après des tracts et des affiches qui datent de plusieurs décennies.


" Un monde entier à la recherche de quinze terroristes. Enfin la population a fait sienne cette affaire ! Ces individus recherchés d'urgence sévissent chaque jour , à toute heure , en tout lieu sur la planète à New-York comme à Moscou , à Pékin comme à Paris . Ils détiennent des millions d'otages dans les usines par le travail . Ils frappent dans les écoles avec les armes de l'idéologie . Ils brisent les hommes avec l'armée , les flics , la violence d'Etat . Ils propagent sur les murs leur loi , celle de la marchandise . Ils font main basse sur les médias pour inculquer leur ordre concentrationnaire . Ils assassinent dans les prisons, bâillonnent dans les rues .

Ils s'infiltrent partout et se dissimulent sous différents masques , pour parvenir à leur fins : homme d'état, banquier , industriel , libéral , démocrate , conservateur , ouvriériste , curé , socialiste , "communiste" , publiciste , artiste , fasciste , gauchiste ou syndicaliste . Il est temps de mettre un terme au terrorisme : si vous êtes en possession d'éléments , agissez au plus vite , par tous les moyens .
MEFIANCE !
Leurs récupérateurs sont parmi nous et leurs complices plus nombreux qu'on ne le pense . Nous n'offrons pas 500.000euros de récompense , mais un monde à gagner et des chaînes à perdre . "


La liste des quinze terroristes : ( à réactualiser au fil des années )
Thibault - Besancenot - Buffet - Poutine - Hu Jintao - Benoit seize - Obama - Sarkozy - Barroso - Trichet - Le Pen - Chérèque - De Villiers - Aubry - Berlusconi . Mais vous pouvez jouer vous aussi au jeu des quinze terroristes ( ce jeu ne se trouve pas dans le commerce ) . Vous reprenez tout ou bien partie du texte et vous y mettez vos propres noms . Ce ne sont pas les terroristes d'Etat qui manquent et vous devriez vite trouver quinze nouveaux terroristes . Et c'est toujours mieux que de jouer au monopoly .


Ce jeu qui date du début des années 1970 , ne devrait déplaire qu'aux terroristes et aux pro-situs ainsi qu'aux intellectuels d'élevage, cette falsification certifiée et donc médiatisée, les ( né en 1949 ) Alain Finkielkraut, les ( né en 1959 ) Michel Onfray, les ( né en 1948 ) Bernard-Henry Lévy, les ( né en 1937 ) Alain Badiou, et tant d'autres, qui ne s'amusent avec rien et qui savent tout sur tout , y compris, sur ce qu'ils ne savent pas ! Amusez-vous bien . Et pourquoi donc , les gens ne se révoltent-ils pas ? ou si peu ? tout simplement parce que la soumission à l'autorité enlève ou atténue l'angoisse...( ce que l'on ne dit jamais ! ) voir les expériences de Stanley Milgram ( 1933-1984 ) le psychologue social sur la soumission à l'autorité entre 1960 et 1963 , ( comme le film I comme Icare d'Henri Verneuil en 1979 ) expériences qui sont reproductibles , comme récemment à un jeu de téléréalité débile à la télévision Française . Milgram reprit aussi la théorie des six degrés de séparation (1929 , théorie des réseaux ) du Hongrois Frigyes Karinthy (1887-1938) , que Milgram appellera l " l'étude du petit monde ".

Patrice Faubert ( 2010 et 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Le fantôme de Pierre Overney

22 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

La gauche prolétarienne
De la révolution stalinienne
Feu ( 1948-1972 ) Pierre Overney
Assassiné par le vigile fasciste, feu Jean-Antoine Tramoni
Lui-même assassiné par des maoïstes, en 1977, fini pour lui
Et la grande manifestation du 5 mars 1972
200.000 personnes, pour une récupération politique
Toujours la peste idéologique
Chez moi, je suis resté, je crois
Je n'y suis pas allé, je crois
Ma mémoire défaille, j'ai tellement manifesté
L'extrême gauche du capital
La révolution de la contre-révolution
Beaucoup sont devenus des patrons
Chez moi, je suis resté, je crois
Je n'y suis pas allé, je crois
Ma mémoire défaille, j'ai tellement manifesté
Mais pour l'occupation des maisons vides
Avec eux, j'ai parfois manifesté
Et aussi beaucoup autocollé, ce slogan limpide
Du secours rouge, " Qui vole un oeuf, va en prison
Qui vole des millions, va au Palais Bourbon "
Idéologie de la récupération
Récupération de l'idéologie
L'alibi caché de toute manifestation
Agitation de l'idéologie
Idéologie de l'agitation
Le tombeau de toute révolution
Mais à fréquenter, les maoïstes français
Bien plus sympathiques que les trotskistes, ils étaient !
Et finalement
Nous voulons changer la société
Et c'est la société qui nous change !
Ainsi :
Un jour, partout, nous mangerons des insectes
C'est très bien, pas si infect
Un jour
Nous ne mangerons plus que de la viande in vitro
Et pour les animaux, plus aucun bobo
Un jour
La femme sera vendue sur catalogue
L'homme sera vendu sur catalogue
L'enfant sera vendu sur catalogue
Nous pourrons les commander
En fonction de ce qui est désiré
Machines artificielles très perfectionnées
Et la publicité pourra afficher
Ou la satisfaction ou c'est remboursé
Il y aura des magasins pour pauvres
Des magasins pour riches
Comme de nos jours, et tout le monde s'en fiche !
Rien n'est en discontinuité
Tout se continu, tout est amélioré
A toutes choses, nos regards sont habitués
Petit à petit, nos encéphales, s'y sont adaptés
L'injustice
Est déjà la justice
L'égalité
Est déjà l'inégalité
La guerre
Est déjà la liberté
La domination des idéologies
Les idéologies de la domination
La domination des religions
Les religions de la domination
La domination des croyances
Les croyances de la domination
C'est le préjugé de l'idée
Qui est l'idée du préjugé
La régénération
De toutes les pollutions
Pourrait-elle venir des champignons ?
Le mycélium, véritable cirque Barnum
L'anarchie
N'a pas besoin des anarchistes
L'anarchie
Est contre les anarchistes
Le fascisme
N'a plus besoin des fascistes
Le fascisme
Est au pouvoir dans tous les pays
Soit sur sa gauche
Soit sur son extrême gauche
Soit sur sa droite
Soit sur son extrême droite
De ce fait, son extrême droite
Ne se veut plus d'extrême droite
Si une pipe n'est plus une pipe
La soumission est toujours la soumission
Toutes les frustrations accumulées
Se transforment en extrême droite
C'est de la peine, de la haine, du refoulé
De la guerre à l'amour, à l'amitié
Comme dans les transports en commun
Que du mal, rien de bien, les gens y sont serrés
Comme des sardines, et en plus, il faut payer
Tout en étant contrôlés, espionnés, fliqués, filmés !
Pas étonnant, mais ouais
Qu'il y ait tant de voitures
Quand le train, l'avion, le bus, le tramway
Nous charrient comme des ordures
Le fric est suprême phéromone
La beauté qui fait l'aumône
Dans cet habit, personne ne le discute
Partout ailleurs on l'ausculte
Et si vous craignez la vérité
Et si vous craignez l'insolation
A votre santé mentale, attention
De mes écritures anormales, vous devez vous écarter !
Je me douche
De l'inhabituel, du hors case
Et pour la plupart, je suis un naze
Tout ceci est louche
Pourtant
Vous êtes
Ce que j'aurais pu être
Pourtant
Je suis
Ce que vous auriez pu être
Toute écriture, peinture, sculpture, musique, autres forfaitures
Sont de la souffrance transformée
Sont de la sublimation incarnée
Tout ce qui n'a pas été directement vécu
Partout, souvent, où le cul a été exclu !
L'air que nous respirons
Est empoisonné
Tout ce que nous mangeons
Est empoisonné
Tout ce que nous entendons et voyons
Est sa propagande, sa marchandise
Elle peut même se dénoncer
Prétendant toujours pouvoir s'améliorer !
Nous mourrons de plus en plus jeunes
Sans être jamais vraiment nés
Ah vraiment, je ne suis pas fun
Elle est comme cela la vérité
Aussi un jour
La pensée militaire viendra-t-elle me chercher
Pour dans une cour
Sans procès, me fusiller

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique du préjugé et de l'idée reçue

19 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Inhibition de l'action
Attente en tension
Réaction organique à l'agression
C'est la société dans laquelle nous vivons
Où nous aimons
Ceux et celles qui nous battent
Ceux et celles qui nous méprisent
Ceux et celles qui nous humilient
Dés l'école, au bureau, à l'usine, dans la famille
C'est comme un jeu de quilles
C'est ainsi
Que nous aimons nos tyrans
Que nous aimons nos déments
Nos enseignants, nos parents, nos enfants
Toujours le même vote
Toujours les mêmes litotes
C'est ainsi
Car, croyons-nous, qui ne le ferait pas
Ne nous aimerait pas
C'est un monde à l'envers
C'est le monde des pervers
De ces hommes
Les femmes raffolent
De ces femmes
Avec, les hommes batifolent
Et les enfants, de ces cabrioles
Ont la mentalité qui devient folle !
Au même titre
Que la richesse
Recevoir des coups est une ivresse
Qui se cache derrière des vitres
C'est ainsi
Que le gauchiste
N'entend et ne voit
Que ce qui l'arrange
Et jamais, ainsi, rien ne change
C'est ainsi
Que le fasciste
N'entend et ne voit
Que ce qui l'arrange
Et jamais, ainsi, rien ne change
C'est ainsi
Que le capitaliste
N'entend et ne voit
Que ce qui l'arrange
Et jamais, ainsi, rien ne change
C'est ainsi
Que l'anarchiste
N'entend et ne voit
Que ce qui l'arrange
Et jamais, ainsi, rien ne change
Eux, moi, lui, toi, elles
N'entendent et ne voient
Que ce qui les arrange
Et jamais, ainsi, rien ne change
Nos cerveaux sont codés et programmés
Pour accepter, pour refuser, pour nier
Pour critiquer, pour trier, toutes les informations diffusées
Mais nous n'entendrons
Mais nous ne verrons
Que ce qui, à ces codages, correspond
A notre programmation neuronale
De notre système nerveux central
A ce qui renforce notre équilibre biologique
Pour éviter la déstabilisation psychologique
Tout le reste est une langue étrangère
Qui provoque notre hilarité mégère
Pas de mot de passe, rien à faire !
Cela ne rentre pas dans notre signifiant
Du balai, vilain garnement !
Toute idée est reçue
Toute idée est un préjugé
Sans aucune idée reçue
Pas le moindre préjugé
Et absolument, toute idée est reçue
A l'école, par les livres, par les autres, par la société
Toutes nos idées sont des préjugés
Le préjugé de l'odeur
Le préjugé du goût
Le préjugé du toucher
Le préjugé de l'idée
Qui est l'idée du préjugé
Sans aucun préjugé
D'odeur, de goût, de toucher, ou de l'idée
Nous aimerions tout, et tout le monde
Nous ferions l'amour à tout le monde
Plus aucune classe
Plus aucune race
Plus aucune trace
De la sérénité, sur toutes les faces
Là où plus rien ne se casse
C'est l'idée du tabou
Qui fait le tabou de l'idée
Comme le pénis
Qui n'est qu'un pénis
Comme le vagin
Qui n'est qu'un vagin
C'est l'idée que l'on s'en fait
Qui en irradie des effets
Toutes nos idées sont reçues
Comme un coup de poing dans la gueule
Toutes les idées sont reçues
Tous les jours, elles nous dégueulent !
Sans aucun préjugé
De goût, de toucher, ou d'odeur
Les hommes et les femmes
Auraient le sexe comme des fleurs
Toutes les stases sexuelles
Toutes les inhibitions sexuelles
Se transforment en des fantasmes
Cuirasses caractérielles qui en sont les miasmes
Riches ou pauvres, tout est refoulé
Par le préjugé du goût, de l'odeur, du toucher, de l'idée
L'odeur du préjugé
Le goût du préjugé
L'idée du préjugé
Sont l'antre de l'intellectualité
Sont l'antre de la pensée séparée
Dans notre société du séparé
Celui ou celle qui pensent comme nous
Sont une rivalité
Celui ou celle qui ne pensent pas comme nous
Sont une inimitié
Je vais encore nous horripiler
Moi, ce qui m'horripile, ce sont nos préjugés
Mes préjugés, vos préjugés, nos préjugés
La révolution véritable n'a aucun préjugé
L'anarchie véritable n'a aucun préjugé
Elles offrent leurs sexes à tous et toutes
Elles sont des idées sans aucune route
Tout préjugé est une idée reçue
Une idée reçue du préjugé
Ne pas aimer ou aimer
C'est toujours un préjugé
Toute l'humanité est engrammée
Là où tout est tarifé
Là où tout n'est pas gratuité
Comme dans la sexualité mondaine
Des préjugés, c'est la graine
L'amour, l'amitié, c'est de la haine
Partout, en tout, c'est de la relation humaine !
C'est la représentation de l'argent
Dans ce cas, que l'on aime !
Tous les préjugés nous sèment
Toutes les idées reçues nous aiment
Nos corps sont des idées reçues
Nos cerveaux sont des préjugés, toujours déçus !
L'insurrection des préjugés, des idées reçues
Ne viendra jamais
Tant qu'il y aura des préjugés
Tant qu'il y aura des idées reçues
Le sport du dopage
Dopage du sport
La prétention de l'art
Qui n'est que l'art de la prétention
L'exemple de la science
La science de l'exemple
C'est ainsi
Colossus et éniac, des années 1940
Premiers calculateurs ordinateurs géants
Machines de feu ( 1897-1984 ) Max Newman et feu ( 1912-1954 ) Alan Turing
Et autres pilotes dring dring
Sont à l'humanité, zopilotes, sur son ring
Les premiers ordinateurs géants
C'était même assez moche
En 2013, cela tient dans une poche
Même feu Alan Turing, son principal concepteur
Mathématicien, informaticien, fameux cryptologue à toute heure
N'aurait pu prévoir toutes ses possibilités
De plus, il fut condamné pour son homosexualité
Et avec une pomme au cyanure, il finit par se suicider
Après avoir accepté
Un traitement chimique pour le castrer
Tout finit par toujours nous échapper, de l'infiniment grand à l'infiniment petit
Comme le calculateur ordinateur, tout grand, puis tout petit
Tout être humain est changé par la technologie
Plus sûrement que par n'importe quelle religion ou idéologie
Pas besoin d'être ferré en physique ou en chimie
En histoire des sciences ou des technologies
Tout être humain est la vie de sa technologie
Dans ses veines circule sa chimie
L'être humain n'est plus, c'est déjà fini !
De sa science, de sa technologie
Qui sont en permanente expansion
La femme et l'homme, l'enfant, ne sont que les produits
Et ce, jusqu'à sa disparition
Certes
C'est un ignorant, un pauvre, qui le dit, qui l'écrit, qui le crie
Mais sachez cependant
Que de bien plus savants
Que lui, l'ont dit aussi !

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Babouins de Sapolsky, humains de Laborit

16 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

La hiérarchie
C'est de la chimie
Des exemples, en voici :
Le stress
Portrait d'un tueur
De feu Henri Laborit
A ( né en 1957 ) Robert Sapolsky
Les humains de feu Laborit
Les babouins de Sapolsky
Et toujours le même refrain
C'est la position hiérarchique
Qui fait notre usine chimique
Les hormones du stress
Font toutes nos messes
Cortisol, glucocorticoïdes
Babouins ou humains
Les glandes surrénales, via les reins
Et l'hippocampe qui est détruit
La hiérarchie c'est de la chimie
Des exemples, en voici :
Humains ou babouins
Le corps n'oublie jamais rien
Comme les télomères, et c'est la vie qui rétrécit
Comme les télomères, et c'est la vie pas finie
Comme les grippes, c'est une pandémie
C'est très ancien, c'est adapté, c'est muté, c'est appris
Le stress, réaction organique à l'agression
Et toutes nos artères qui se bouchent, en réaction
C'est de la position hiérarchique
Cela fabrique des réactions chimiques
En petites ou grandes quantités
Elles font les dominants ou les dominés
Chaque comportement y est associé
Babouins et humains
C'est le même refrain
Mais
C'est le type d'un comportement
Et cela s'apprend
Qui fait le type de sécrétion chimique
Cela n'est pas
La sécrétion chimique
Qui fait le comportement
Car, avant tout, cela s'apprend
Ainsi les babouins de Sapolsky
Débarrassés de leurs dominants
Par un exemplaire accident
Vécurent dans la paix, dans l'anarchie
Et plus aucune hiérarchie
Et plus aucune maladie
Ce sont des faits
Et aux autorités de toutes sortes, cela déplaît !
Hélas, pour tuer, éliminer
Toutes les dominantes, tous les dominants
Tous les leaders, tous les chefs
Il faudrait devenir comme elles, comme eux
C'est l'éternel cercle vicieux
Ou alors
Que chacun, chacune
En fasse sa propre une
De France 5 et de son documentaire
Dans son genre, assez révolutionnaire
" Le stress, portrait d'un tueur "
Un sacré mariole, bien pire que la grippe espagnole
Pourtant, 30 à 100 millions de morts, c'est la grippe de 1918
Pourtant pire, que les 34 millions de morts, de la peste noire
Mais le stress, personne n'y échappe, vous pouvez le croire !
Mauvais stress, bon stress
Dans le ventre de la mère, et même avant
Rien n'est fortuit, rien n'est un roman
Rien n'est gratuit, tout est payant
Aïe mes aïeux
Moi, toi, elles, lui, eux
Bon stress
Tu meurs à cent ans
Mauvais stress
Tu meurs à 40 ou 50 ans
Réaction organique à l'agression
Et dans notre monde hiérarchique, tout est agression
Babouins ou humains
C'est le même refrain
Comme le sport, l'art, le monde intellectuel
Je n'aime pas l'art, je n'aime pas le sport
Je n'aime pas les intellectuels, je n'aime pas la science
C'est toujours de la dominance !
Robert Sapolsky
Avant lui, feu Henri Laborit
Après le babouin
Voici l'humain
Oui, abusons de l'anaphore
De l'anaphore, je suis le fort
Des exemples, en voici :
La bourgeoisie
Est un état d'esprit
D'autre l'ont déjà dit
La bourgeoisie
Peut-être pauvre
Et sans aucun chiche
La bourgeoisie
A toujours des alibis
La bourgeoisie
Est d'extrême gauche
La bourgeoisie
Est de gauche
La bourgeoisie est de droite
La bourgeoisie
Est d'extrême droite
La bourgeoisie
A toujours ses Pasolini
Mais à part moi, qui le dit, qui l'écrit ?
La bourgeoisie
Est libertine
La bourgeoisie est mutine
La bourgeoisie est révolutionnaire
La bourgeoisie est militaire
La bourgeoisie est policière
La bourgeoisie est fonctionnaire
La bourgeoisie est banquière
La bourgeoisie est scientifique
La bourgeoisie est artistique
La bourgeoisie est militante
Toute bourgeoisie est aliénante
C'est quoi, l'anarchie ?
C'est tout ce que ne sont pas les bourgeoisies
Sans organisation
Sans parti, sans patrie
Sans compétition, sans chefaillon
Sans aucune représentation
Sans aucune appellation
Sans fric, sans trique
Où tous et toutes s'impliquent
L'épanouissement des uns et des unes
Pour l'harmonie générale à la une !
Pouvoir enfin sexer
Pouvoir enfin rigoler
Pouvoir enfin se reposer
Même pendant les activités utilitaires
Selon ses envies permutationnaires
Et ce toute la journée
Plus aucune activité imposée
L'être humain enfin unifié
Sinon
Toutes les vies sont bourgeoises
Sinon
Toutes les vies se cherchent des noises
La richesse bourgeoise
Est toujours pauvre
La pauvreté bourgeoise
Est toujours pauvre
C'est le même état d'esprit
Celui qui échoue, celui qui réussit
Celle qui échoue, celle qui réussit
Oui, les bourgeoisies, sont avant tout, un état d'esprit
Elles sont tout ce que nous avons appris !

Patrice Faubert ( 1985 et 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Littératie ou numératie ou La loi

14 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Le vrai révolutionnaire est par excellence un hors-la-loi. Celui qui s'efforce de respecter
la loi sera tout au plus un bon animal domestique, mais jamais un vrai révolutionnaire. "

Ricardo Flores MAGON ( 1873 - 1922 ) " La révolution mexicaine "

Littératie :
Capacité de comprendre et de réagir de façon
appropriée aux textes écrits. De plus en plus de gens
en sont incapables.
Numératie :
Capacité d'utiliser des compétences numériques et mathématiques. De
plus en plus de gens en sont incapables.
Loi des probabilités
Et non loi des séries
La loi, c'est :
Telle ou telle maladie
Selon l'environnement, de contracter
Nos façons de vivre
Font nos cancers
Nos maladies
En sont le concert
Ce que nous mangeons
Ce que nous buvons
Ce que nous disons
Ce que nous entendons
En vérité, toutes nos prétentions
Le lieu où nous vivons
Ce que nous faisons
Ce que nous pensons
Font des probabilités élevées
Psychiques ou physiques, d'attraper telle ou telle maladie
L'humanité
Est bouffie d'orgueil
C'est ce qui fait son cercueil
L'humanité
Est esclave de ses croyances
L'humanité
Est esclave de ses religions
L'humanité
Est esclave de ses idéologies
Chaque organisation est une secte
Chaque secte est une organisation
Il y en a partout
Avec leurs chefs complètement fous
Des sectes politiques
Des sectes idéologiques
Des sectes religieuses
Avec les gourous, les leaders, les chefs
Des noms différents, aux mêmes effets, derechef
Et toujours les femmes bourgeoises
Qui admirent les dictateurs, les tyrans
Pour coucher avec, elles se cherchent des noises
C'est leur dressage de classe, leur conditionnement
Avec un autre apprentissage, tout serait différent
Toute organisation
Est contre la révolution
Car la révolution de l'organisation
Est le projet de son abolition
Il ne faut rien apprendre
Il faut tout désapprendre
Nos clichés, nos projets, nos rivalités
Nos préjugés, nos images, nos propriétés
Qui bâillonnent toutes nos vies
Où nos faux partages sont de la chienlit
Et où tout se pourrit dans de stupides jalousies
Jalouser quoi, cependant ?
Est-ce possible, dans notre monde dément ?
Votre cage est dorée
Ma cage est usée
Mais une cage est toujours une cage
A une époque très reculée
Toutes les femmes
Sexaient avec tous les hommes
Tous les hommes
Sexaient avec toutes les femmes
Du moins, quand ils et elles se plaisaient
Les enfants étaient les enfants de tout le monde
Peu importait la mère
Ce qui comptait seulement, c'était la mère
C'était sain, c'était bien
L'incontournable premier point
Il faut retourner aux sources
N'avoir plus aucune bourse
Comme la technologie qui nous isole
L'éducation de compétition nous aliène
Stimulation de compétition
Compétition de stimulation
Nous avons toujours des discours logiques
Pour justifier tous nos comportements
Toujours le plus fort
Et ce, de tous les bords
La loi, c'est :
C'est moi que voilà
C'est moi les gros bras
Le meilleur militant
Le meilleur sportif
Le meilleur scientifique
Le meilleur artiste
Le meilleur intellectuel
Le meilleur manuel
Le meilleur cela ou ceci
Moi, toi, eux, elles, lui
Ce qui en vérité, nous rabaisse bien bas
Finalement, tout cela
Dans l'espoir, de coucher avec des mecs, ou avec des nanas
De fait, pour déplaire
A la vérité, il faut plaire
Plus nous mentons
Plus nous falsifions
Plus nous sous-estimons
Plus nous rabaissons
Ce que tous et toutes, nous faisons
Comme aussi bien des gens, que nous connaissons
Comme aussi les hommes et femmes politiques
Qui avec cela font du trafic
Et plus nous sommes aimés
Et plus nous sommes respectés
Ce qui en dit long
Sur notre esprit de compétition
Qui se croit supérieur est pour la guerre
Qui se croit inférieur est pour la guerre
Ainsi de A à Z
Il faut tout fiche par terre
Nos habitudes, nos certitudes
Nos mesquineries et nos chefferies
Toujours prêtes à s'admirer
Toujours prêtes à se côtoyer
Toujours prêtes à se critiquer
Toujours prêtes à se conserver
Toujours prêtes à se perpétuer
D'une seule et même rivalité
Que nous appelons amour ou amitié


Patrice Faubert ( 2005 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Ne vivons plus comme des esclaves

5 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Tous les mots
Sont les produits des sociétés
Tous les mots
Pour la plupart, naissent de la pensée séparée
Il faudrait
Ne pas être un intellectuel
Ne pas être un manuel
Ne pas être ceci ou cela
Ni d'une religion ni d'une idéologie
Ni actuel ni inactuel
Les eux et les elles
Toujours en route
Toujours dans le doute
N'avoir aucune nationalité
Sur la planète Terre, simplement y être né
A rien, ne jamais s'identifier
A rien, ne jamais adhérer
Ne jamais rien admirer
Ne jamais rien abhorrer
De rien ou de tout, ne pas faire un statut
Car c'est bien pour cela, que l'on se tue
Plus aucun maître à penser
Du monde de l'anarchie
Au monde de l'oligarchie
Ni poète, ni écrivain
Ni bon à tout, ni bon à rien
Ni architecte, ni ouvrier
Ni bandit, ni policier
Ni juge, ni avocat
Ni ange, ni scélérat
Ni ceci ni cela
Plus aucun mandarin
Car cela ne vaut rien
Simplement des hommes
Simplement des femmes
Simplement des enfants
Sans nom et sans prénom
Sans aucun renom
Simplement des hommes
Simplement des femmes
Simplement des enfants
Être simplement un anonyme
Être ainsi sans aucune frime
Ne plus définir, ne plus advenir
Simplement vraiment vivre, pour ne jamais mourir
Et me voici
Quarante ans plus tard
Dans le même écrit, complété du même dard
Tout ce qui était déjà là
N'a fait que s'amplifier, devenir plus las
Rien n'est jamais brusque
C'est sournois, lent, irrésistible, cela nous truque
Maintenant, il y a internet
Où il y a parfois des trucs pas bêtes
Comme ce documentaire récent
Sur http://nevivonspluscommedesesclaves.net
Sur cette Grèce à feu et à sang
Après les colonels, la crise financière
Il ne semble pas mort, le vent libertaire
D'un temps l'autre
Mon physique s'est un peu modifié
D'un temps l'autre
Mon esprit, lui, n'a pas changé

Patrice Faubert ( 1973 - 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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L'enterrement de la liberté d'expression

4 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

Nous étions environ
10.000
En 1973 ou 1974
Plusieurs milliers, de toutes façons
Tout se brouille comme dans une chanson
Nous étions à Paris
Avec les drapeaux noirs de l'anarchie
Nous enterrions
La liberté d'expression
Suite à je ne sais plus quel scandale
De la censure promptement vandale
Et dans la rue, des milliers de libertaires
Qui ne voulaient pas laisser faire
Jean-Roger Caussimon, très digne, était là
Parolier de Léo Ferré, autre indigne
Pas de bruit, pas de blabla
Tout était silence
Contre la censure, contre cette indécence
Et une dame me demanda
Ce que signifiait tout cela
Nous le sentions
C'était peut-être la dernière fois
Qu'en l'anarchie autant de gens avaient la foi
Des chevaux tiraient des cercueils
Couronnes mortuaires, larmes dans l'oeil
Nous défilions
Avec nos regrets éternels
Nous subodorions
Que plus jamais, la vie ne serait belle

Patrice Faubert ( 1978 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique de proxémie

4 Octobre 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

" Le gouvernement n'est rien d'autre que le gendarme du capital, l'épouvantable être qui
garde les coffres-forts, des vautours des banques, du commerce et de l'industrie. Pour le capital, il a du respect et lui est entièrement soumis, pour le peuple, il a les prisons, les casernes et le gibet. "


Ricardo Flores MAGON ( 1873 - 1922 )


Il y a deux fois
Plus d'illettrés en 2013
En France, qu'en 1913
Car autrefois
Les journaux comme le livre, étaient rois
Et même et surtout dans les tranchées
De 1914 - 1918, quand la vie, à tout instant, pouvait vous quitter
Tout est en régression
Avec une médiocrité institutionnalisée
De génération en génération
L'indifférence et la bêtise, toujours plus accentuées
L'amitié n'est déjà plus
L'amour n'est déjà plus
Tout y est cocu
La jeunesse est pleine de mémoire
Pour toutes les insanités, croire
Mais sur le monde qui la programme
Elle n'a aucune intelligence, aucune âme
C'est une proxémie culturelle
C'est une proxémie intellectuelle
Chaque pays a sa proxémie
Chaque culture a sa proxémie
Chaque époque a sa proxémie
La façon de se serrer la main
La distance à prendre avec son voisin
Dans la rue ou au quotidien
Comme jadis, le doigt d'honneur des archers anglais
Quand le majeur n'était pas amputé, et que tuer, il pouvait
C'était pendant la guerre de cent ans
Toute proxémie n'est qu'un conditionnement
Que tout notre corps prend
Tant de mots qui disent la même chose
Pour désigner la même rose
Comme aussi
Le cerium, le terbium
Le samarium, le gaddinium
Ces terres rares, tous ces métaux
Qui à la longue auront nos peaux
Car pour les missiles, écrans, il en faut
Pour les billets de banque, les téléphones
A la Terre, la politique n'est pas bonne
Il y a même une proxémie musicale
Une sorcellerie contre le mal
Comme feu ( 1939 - 2006 ) Ali Farka Touré
Avec même des allumettes; fameux musicien
Chauffeur, paysan, maire, malien
Un élu avec cent pour cent des voix
Sans tricherie, en son village, c'était un roi
Certes, pour comprendre ce que j'écris
Il faut avoir le code, je le médis
80.000 prostituées
Sous l'ère Victorienne, Londres du passé
Où même le meuble était corseté
Quant apercevoir un mollet
Choquait le noble anglais
L'Angleterre d'alors avait sa burqa
Et des vierges d'une seule fois
Le fondamentalisme religieux
De tous les pays, ces fous de dieu
En nos jours, ont pris le relais
Après l'Angleterre, d'autres niais
Comme une marée au loin
Elle part mais toujours elle revient
La même hypocrisie répugnante
D'une même cervelle démente
La pensée conditionnée est bête
La même erreur, elle répète
D'une époque l'autre, elle ressuscite
Et de la vocation elle suscite
L'action que l'on imite
Et le cerveau humain rétrécit
Au fil des avancées de la technologie
Des heures devant la télévision
Des heures devant son ordinateur
La télévision est notre communication
L'ordinateur est notre confesseur
La télévision nous regarde la regarder
L'ordinateur sait nous virtualiser
Tout se reproduit
Si cela n'a pas été compris
La fin du commencement
Est le commencement de la fin
Qui est alors sans commencement
Qui est alors sans fin
Ce ne sont
Pas seulement les femmes qui sont violées
Ainsi actuellement, en Amérique, et ailleurs, dans les prisons
140.000 détenus sont violés, et ce chaque année
Les femmes font des crises cardiaques
C'est leur première cause de mortalité
Les hommes font de l'ostéoporose, du tac au tac
Nos cerveaux sont remplis de clichés
Et au-delà le crime en direct et filmé
Comme celui ( né en 1968 ) de Troy Kell, en 1994, commis en prison
Avec Eric Daniels, son sanguinaire larron
Pour saigner comme un porc, un noir, c'est pas un canular
Des dizaines de coups de couteau, jamais marre
Des caméras de surveillance
Filmèrent cette pure horreur, avec indolence
Un crime raciste, un film d'épouvante
A s'effacer, sa trace est lente !
C'est presque un document d'histoire
Sur la proxémie de notre histoire
Il faut le voir
Pour vraiment le croire !
Rien d'étonnant
Puisque maintenant
Ce sont les tyrans
Qui ont le prix Nobel de la paix
Qui leurs sont attribués par leurs laquais
Tout a été effectivement domestiqué
Pour maintenir le système, tout le monde veut conspirer
Déjà, il y a une cinquantaine d'années
A Paris, fut enterrée la liberté d'expression
Dans une visionnaire manifestation
J'y étais, de pire en pire, je le savais !
Des générations sans aucune mémoire
Des générations qui tout peuvent croire
Des générations qui peuvent tout accepter
Qui peuvent tout boire et tout manger !
La technologie
N'est pas au service de l'être humain
Quand c'est l'être humain
Qui est au service de la technologie
Ceci est dit
En rapport au courant nazi
Qui se proclame contre la technologie
Souvent primitiviste
Avec ses idéologues activistes
Dans la folie des mots pervertis
Tout se piège, tout se manipule, tout est un travesti !
A la vie
L'humanité devient la lie
Les animaux pas humains sont finalement plus gentils
A l'un d'eux, fut consacré un écrit
Feu Bébert ( 1935 - 1952 ) le chat de Louis - Ferdinand Céline
A lui et Lucette Almanzor, toujours fidèle, à l'humeur parfois câline
Toute l'humanité est en déficit informationnel
Sur sa vraie histoire, totalement oubliée
C'est un autre nom de la mémoire
Toujours amnésique dans son intentionnalité
Chaque mémoire gouape à l'histoire
Selon son intérêt, son grimoire
N'entendant
Ne voyant
Que ce qui l'arrange
Et niant tout ce qui la dérange
Ou l'interprétant pour que cela se mange !
De la sorte, plus rien n'est signifiant
Tout est détraqué, tout est affligeant
La vérité est enfermée, noyée, déformée
Par les actionnaires de tous les marchés
Par les actionnaires de toutes les idées
Par les actionnaires de toutes les propriétés
Comme les syndicats
Complices de toutes les polices
Complices de toutes les exploitations
Indispensables associés de tous les patrons
De toutes les patronnes, de tous les poltrons
C'est l'histoire de l'amnésie
L'amnésie de l'histoire
Le déficit informationnel qui fait tout croire
De la perte de mémoire, c'est la grande foire !
Le déficit informationnel
Qui nous fait répéter des bêtises
La mémoire défaillante
L'affirmation arrogante
Moi, toi, lui, elles, eux
Les jeunes et les vieux
Le déficit informationnel
Qui fige dans l'éternel
Et l'erreur toujours répétée
Et la terreur toujours renouvelée


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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