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patrice.faubert.over-blog.com

Paraphysique de l'aplasie

23 Septembre 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

La plupart des gens
Ne sont pas méchants
La plupart des gens
Sont désarmants
Car tous les gens
Gentils ou méchants, sont séparés par l'argent
Tout est unifié
Mais nous avons tout divisé
Mais nous avons tout séparé
Ainsi :
Le désir n'est pas l'envie
Le désir c'est l'imaginaire
L'on ne désire pas une femme
L'on a envie d'une femme
Ou envie d'un homme pour une femme
Car on nous les montre
Alors que :
Le désir fait appel à l'imaginaire
C'est le monde de toutes les chimères
La construction de quelque chose
Qui n'existe pas
L'image idéale de quelque chose
Qui n'existe pas
Face à cela
Personne ne fait le poids, voilà !
Le désir de l'envie
L'envie du désir
Tout s'expertisant
Dans un conformisme appauvrissant
Les examens des mandarins
Les mandarins des examens
La méthodologie de l'idéologie
L'idéologie de la méthodologie
Au service de toute tyrannie
Au service de toute oligarchie
Au service de toute bourgeoisie
Tous les métiers sont son parti
Aucune remise à plat, ainsi
Le psychologue
Ne remet pas en question son statut
Ce qu'il fait, pourquoi il le fait, ce qu'il gagne, sa fonction
Le scientifique
Ne remet pas en question
Ce qu'il fait, pourquoi il le fait, ce qu'il gagne, sa fonction
L'artiste de profession
Ne remet pas en question
Ce qu'il fait, pourquoi il le fait, ce qu'il gagne, sa fonction
L'ouvrier, l'employé, l'ingénieur, l'enseignant
Le commerçant, l'artisan, le technicien, le savant
Ne remettent pas en question
Ce qu'ils font
Pourquoi ils le font
Ce qu'ils gagnent, leurs fonctions
Pour les femmes et les hommes, c'est selon
Et finalement, c'est valable pour toutes les professions
Aucun statut n'est remis en question
Il s'agit de la consolidation
De la société et de la contre-révolution !
Il s'agit là d'un même temps
Qui produit de la folie et du désagrément
Comme dans nos mers et dans nos océans
Au moins 50 milliards de morceaux de plastique
La plupart de petite taille, du micron, du microplastique
Et de nouvelles espèces, encore un hic
Sur chaque morceau de plastique
Certes, des bactéries mangent du plastique
Terre, océans, fleuves, rivières, mers
Le tout plastique, production amère
Des proies aux prédateurs
Du plastique mangé à chaque seconde
Car l'estomac a faim, l'estomac gronde
Tout est plastifié, c'est l'horreur
C'est comme si, le plastique avait une sexualité
Que la technologie humaine ne ferait qu'exciter
De la phase en plateau
Quand tout semble beau
Puis c'est la décharge orgastique
Le sperme du plastique est technologique
Alors que pour l'être humain
Qui se croit si malin
Les diverses envies sexuelles
La génétique, peut-être, pour 40 pour cent
N'a de toutes façons, pas la part si belle
Et peut-être de l'apprentissage, pour le restant
Encore la culture, la niche environnementale, l'environnement
Mais la génétique aussi se régule quant tout s'apprend !
Mais
De toutes choses, l'on perd la trace
Il ne faut pas se voiler la face
Même dans nos peines
Douleurs édulcorées, pensées plus sereines
Tout s'efface, tout passe
L'on s'habitue à tout, moins de casse
Et finalement
Désolé de le rappeler
Tout procède du monde et de son marché
C'est le marché du monde
Tout s'y achète, tout s'y loue, tout s'y vend, surtout l'immonde
Le marché de la naissance
Et tout ce qui y est associé, une évidence
Le marché de la mort
Chaque ville y a son port
Le marché de ceci ou de cela
Les moutons du capital sont bien gardés, voilà
Surtout les deux principaux marchés
L'or, le vin, de très grande cherté
Le vin avec sa contrefaçon
Escrocs internationaux, des tas d'euros, des tas de millions
Mais le marché en général
Est gorgé de faux, c'est la loi du capital
Les musées, les caves, d'autres, tout un marché du faux
Le faux du marché, c'est idiot
Forcément, tout, dans le capital, est faux !
Mais le plus souvent
Une gestion habile des catastrophes, le plus généralement
29 septembre 1957
Dans l'ancienne URSS
Encore stalinienne, si SS
Un réservoir de déchets radioactifs
Explosa, avec donc, tout un passif
Région de l'Oural du Sud
Tcheliabinsk/Ekaterinbourg
Le monde entier y fut sourd
Zone la plus touchée du monde
Pendant trente ans
Cela dépasse l'entendement
Zone la plus secrète du monde
20.000 km2 qui furent touchés
Complexe nucléaire, Maïak, Ozersk, c'est déjà oublié
Tout est surtout d'hier
Tout est la continuité d'hier
Même si le matériel se perfectionne
Des réacteurs aux sels fondus, de la pelure d'uranium
Thorium, mais cette solution n'est jamais la bonne
Le nucléaire, de certains pays, est l'alcool, du rhum
Il aurait fallu puiser sans épuiser
De l'énergie comme une fraternelle pensée
Bientôt, déjà, toute la nature supprimée
Toute prête à finir ses jours dans les musées !
Il ne subsiste d'ailleurs plus
Sur l'ensemble de notre planète
Comme au partage, sa défaite
Et à peine le partage du surplus
Donc
Encore environ 1200 chasseurs cueilleurs
Sur toute la surface du globe terrestre
Une vie qui ne cherche pas à paraître
Une fin programmée pour 2025, ô malheur
L'homme et la femme d'aujourd'hui
N'ont rien inventé, il et elle ont tout repris
Tout affiné, tout imité
Tout copié, tout aménagé
Des bijoux de l'homme de Neandertal
Déjà, il y a 40.000 ans, c'est pas mal
Mais, de nos jours
Avec le partage en moins
Avec l'écoute en moins
Avec l'inventivité en moins
Mais de nos jours
Avec l'indifférence en plus
Avec la propriété en plus
Avec toutes les diverses guerres en plus
Certes
Je ne suis ni juge, ni policier, ni avocat
Mais je le dis quand même, voilà !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Algorithmes de l'isolement généralisé

18 Septembre 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

" Toutes nos conceptions provisoires, en psychologie, devront un jour être placées sur
la base de supports organiques "

Sigmund Freud ( 1914 )

Ainsi
Le sport de compétition
Est mauvais pour la santé
Sauf, peut-être, la marche à pied
Ainsi
La voiture, un temps, le top du progrès
Et comme une gigantesque tuerie, en fait
Un million de morts et de mortes
Accidents de la route, une guerre, de la sorte
Et ce chaque année
Certes, c'est dans le monde entier
90 pour cent des accidents
Inhérents à des erreurs humaines, c'est attristant
Ainsi
Tous les traumatismes crâniens
Qui sur les fibres nerveuses, font du vilain
Et rien qu'en France, chaque année
Environ 150.000 femmes et hommes, traumatisés !
Et aussi, un peu déjà, ainsi bientôt
Des voitures robots
Et personne ne se parle plus
Et personne ne se regarde plus
Des avions robots
Et personne ne se parle plus
Et personne ne se regarde plus
Des métros robots
Et personne ne se parle plus
Et personne ne se regarde plus
Des humains robots
Et personne ne se parle plus
Et personne ne se regarde plus
Au tout robot
Et personne ne se parle plus
Et personne ne se regarde plus
Des capteurs et des satellites
Pas seulement pour une présumée élite
Le capital
Est une démence pugilistique
Sa seule valeur est le fric
C'est comme partout l'Amérique
Ingénieurs et programmeurs associés
Dans la production de l'inhumanité
Comme les axones
150.000 kilomètres de câblage
Dans chaque être humain, cela résonne
Comme le capital dont nous sommes la nage
Avec tout un conglomérat de la déception
Tout un fatras de manque de réflexion
Mélange disparate retrouvé aux différentes élections
Les bourreaux et les victimes en fusion
Comme pour le Front National en France
Tous les repères brouillés, une évidence
Toute une confusion qui entre en transe !
Et à vrai dire
C'est à pleurer, c'est à gémir
Le monde entier est en crise
Le monde entier s'Irakise
Plus aucun ennemi vraiment identifié
Quand c'est peut-être le voisin d'à côté
Quand tout peut se déguiser
Et que tout le monde peut se suspecter
Tout pouvant nous boxer
Comme diverses propagandes organisées
Et dans nos cerveaux aux astrocytes conditionnés
Avec certitude, nous ne pouvons plus rien classer
Et bientôt, le djihadiste va rentrer dans son pays
Il va rentrer en catimini
Ainsi
En 2017, des attentats sont à prévoir
Pour beaucoup inédits, il va pleuvoir
Des TGV qui vont exploser
Métros et écoles seront visés
Puis viendra
Contre une centrale nucléaire, l'avion qui s'écrasera
L'on peut imaginer tout ce qu'on voudra
Stratégie de la terreur
Terreur de la stratégie
Car toute intervention militaire
Ne fait qu'entretenir la guerre
Privé ou étatique, religieux, le terrorisme
Ne fait qu'entretenir le terrorisme
Le capitalisme se nourrit de ce cynisme !
Le monde est une cartographie numérique
Où tout épanouissement est devenu chimérique
Où toutes les ressources naturelles sont pillées
Deux cent tonnes de poisson, par jour, sont pêchées
Par tous les grands chalutiers
Et à notre époque
Qui valide puis invalide tout son toc
Algorithmes injectés dans des logiciels
Et cependant, la vie pas plus belle
La technologie arpente la Terre
Et finalement, toute solidarité fait taire
Géolocalisation au millimètre près
Mais l'isolement généralisé comme un fait exprès
L'être humain n'est pas si extraordinaire
Même sa longévité est assez ordinaire
Il y a bien des tortues qui vivent longtemps
Certaines jusqu'à 250 ans
Et cela, aucun être humain ne peut le faire
Le capital n'est qu'une administration
Chaque question renvoyant à une autre question
Mais pas la moindre solution
Chaque formulaire renvoyant à un autre formulaire
Tapez 1, tapez 2, pour le 2 , tapez 3, l'art de tracasser
L'administration du capital est totale absurdité
Quand l'inhumanité se fait nommer l'humanité !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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De l'usine à la Chine ( à mon défunt père )

15 Septembre 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

" Un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle "

Un proverbe africain

Deux millions de kilomètres
Huit voitures en quelques décennies
Mon père avait beaucoup conduit
Même si rien ne le laissait plus paraître
Et à 91 ans, il savait que viendrait
Un autre jour, une autre nuit
Mais avec lui, je, nous serons toujours
Avec ma mère, 91 ans aussi
Qui fut de toute sa vie, sa seule mie
Comme son inséparable moitié
Pour dans le monde entier, voyager
Surtout en voiture, un peu en train
Un peu en avion
Ma mère, Eugénie Duck/Faubert, femme au foyer
Qui fut aussi une excellente nourrice agréée
Mon père, donc, André Faubert
Tous les jours, à l'usine, pour y travailler
D'abord la France
Au moment des congés payés, des vacances
Puis la Chine, les pyramides, et autres pays
Après la retraite, pour y donner sens
Deux millions de kilomètres
Huit voitures, quelques décennies
Mon père aimait conduire, aimait la route
Il fallait partir quelque part, coûte que coûte
C'était hier, dans les souvenirs, encore aujourd'hui
Mais tout est réducteur pour parler d'une vie
Toujours en moi, toujours en nous, il n'est pas vraiment parti

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Craniothérapie du malheur

6 Septembre 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Le capital
Est une permanente oxygénothérapie
La COP21 en fit partie
Et sur deux cent pays
Seulement vingt pays
Ont ratifié sa supercherie
Le capital
Est à bout de souffle
Il est devenu complètement louf
Le capital
Est à la conscience globale
Un état végétatif, une conscience minimale
Le capital
Est comme une mort encéphalique
Tout y est tragique
Nous sommes son coma artificiel
Parfois, il y a comme un éveil
Des grèves, des manifestations rebelles
Si toute la pauvreté était solidaire
Pour retrouver l'élan révolutionnaire
Tellement de temps
Pour arriver jusqu'ici
Tellement de temps
Stromatolithes, 3,7 milliards d'années, déjà, la vie
Et puis, 2016, technologie de l'apraxie
L'apraxie de la technologie !
Mémoire des souvenirs, mémoire du quotidien
Le capital sait organiser le rien
Nous y avons notre petit coin
Et ce qui en dit long
Sur nos affectivités, sur nos émotions
Car nous appelons l'humanitude
D'être un peu humain, l'on a pas l'habitude
Pas seulement pour les personnes âgées
Mais l'humanitude pour l'ensemble de la société
Mais comme tout s'apprend
Il pourrait disparaître le méchant
Mais comme tout s'apprend
Il pourrait disparaître le violent
Chaque classe sociale a des rails
Difficile d'y dérailler, elle nous bâille
Comme aux Etats-Unis
Où l'économie aussi
Fait la guerre à la vie
Avec une classe moyenne
Comme une nouvelle poubelle
Qui peut-être expulsée de chez elle
Quand l'idéologie marchande s'avère vaine
Et donc que les sans domicile
Nouveaux, que les anciens, plus dociles
Que le capital prend pour des imbéciles !
Toute une population
Pour tout, c'est la mondialisation
Dans un monde de permanente militarisation
Qui aux Etats-Unis comme ailleurs
Dormir en motel, en voiture, vous cherchez l'erreur
De la précarisation organisée, nouvelle terreur
Erreur de la terreur
Terreur de l'erreur
Et le droit de s'exprimer
Seulement dans la pensée séparée
Dans les clous de toute obédience
Ne jamais s'en éloigner, c'est l'évidence
Dans les clous de toute militance
Il faut adhérer, ou autour de vous, c'est la défiance
D'une religion, il faut être
D'une idéologie, il faut être
D'un parti, d'une hiérarchie, il faut être
D'une organisation, d'une compétition, il faut être
D'un groupe, il faut être
D'un syndicat, il faut être
Bref, de la marchandise, il faut être
Tout cela, sous haute surveillance du capital
Qui sait s'infiltrer dans toutes les manigances
Qui de tout, donc, fait relais, fait canal
Et tant de pays sans aucune protection sociale
Comme encore les Etats-Unis, la pauvreté n'y a que dalle
Mais tout est médiocrité, même la richesse, sous le capital !
Comme au pays de l'oncle Sam
8,2 pour cent de chômage, rien à bouffer, le drame
Aucune indemnité en cas de licenciement
Mais partout l'on crève sans argent
Et cela concerne donc beaucoup de gens
Alors que pourtant
Tout pourrait être de gratuité
Comme tous les transports en commun, pour pouvoir circuler
Plus aucun loyer à payer
Abolition de la propriété dans le monde entier
En France, septembre 2016, de nouvelles manifestations
Contre la loi travail et son orientation
Loi du travail, travail de la loi
La loi des propriétaires du monde
Contre elle, la révolte populaire, gronde
Mais de la grogne, hélas, toujours parcellaire
Et voilà le militant, le limitant révolutionnaire
Et voilà la militante, la limitante révolutionnaire
Des courroies de transmission réactionnaire
Rien n'est jamais acquis
Comme en Afrique du Sud, ô duperie
Des blancs toujours privilégiés
Des noirs toujours exploités
1994, n'y a rien changé
Système colonialiste raciste toujours continué
Et en vérité
Si l'image idéale que vous vous faîtes de vous-même
Et qui vous est renvoyée par les autres, est bonne
Vous ne voudrez pas changer la société
Du côté de la domination
Si l'image idéale que vous vous faîtes de vous-même
Et qui est renvoyée par les autres, est mauvaise
Vous voudrez changer la société
Du côté de la soumission
Le plus souvent
Le plus généralement
Mais tout peut s'intervertir et donc changer !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique d'amphibologie polysémique

1 Septembre 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Et à propos des dopés
Ce qui serait seulement d'aujourd'hui
Le passé, beaucoup en rit
Il suffit de se replonger
Dans l'histoire du cycliste feu ( 1889 - 1935 ) Henri Pélissier
Ancien vainqueur du Tour de France
En 1923, cela n'était pas l'évidence
Qui prenait de la cocaïne pour les yeux
Du chloroforme pour les gencives, encore mieux
De la pommade, diverses pilules, pour briller de mille feux
En sport, comme à la une des faits divers
Il faisait le gros titre de certaines affaires
Sa femme qui en 1933 se suicida
Et en 1935, sa maîtresse qui l'assassina
Vraiment, là, des forçats de la route
Avec le corps squelettique, le moral en déroute
Comme de ce temps, où tout était plus dur
Même si l'air y était plus pur
Et aussi le fameux Paris-Strasbourg à la marche
Dès 1926, 520 km, la plus grande épreuve de marche
Sur les épaules des géants
En science comme en sport, il y eut d'autres temps
Mais aucune compétition n'est loyale
Car la compétition c'est le capital !
Le seul vrai paradoxe
De la sorte, si peu orthodoxe
Alors que
Saturne et ses 62 lunes
Alors que
Jupiter qui pourrait contenir 13000 Terre
Certes
Ce sont des mastodontes gazeux
Mais quelques satellites, avec de l'eau, eux
Rien de nouveau sous notre soleil
Pourtant rien n'est jamais pareil
Chaque être humain
Ne voit que midi à sa porte
Surtout au niveau politique
Psychologique, géographique, physique
Et autre sorte de musique
Cela en devient philosophique
En réalité, son petit intérêt personnel
Sa petite vie personnelle
De l'aliénation salariale
De l'aliénation familiale
De l'aliénation du couple, engrenage infernal
Et toujours s'expliquer
Et toujours se justifier
Et toujours se déculpabiliser
Ainsi
Il n'y a pas de vie libérée
Sous le capital, toute vie est cadenassée
Sous le capital, toute vie est confisquée
Car nous nous faisons la guerre
Car tout produit de la guerre !
Avec toujours aussi de bonnes raisons
Sachant ainsi trouver d'implacables justifications
Comme l'agronomie de l'économie
Plus simplement l'économie de l'agronomie
Et bientôt une pénurie de phosphore
Car de la viande, encore et encore
En effet, 1 kilo de viande
Valant pour 16 kilos de céréales
Comme un faux parfait égal
La raison toujours en quémande
Et il faut aussi compter avec l'engrais phosphaté
De l'uranium, du cadmium, dans les champs
114 tonnes, en Allemagne, chaque nouvel an
Comme les idées
Il y a la récupération des eaux usées
De la bonne fiente, du bon lisier
Et comme c'est les vases communicants
Partout, l'argent, prend
Tout un fonctionnement dément
De la nourriture pour les algues vertes
Et ce surtout, par les grandes chaleurs, certes
Entre 2030 et 2040
Pénurie mondiale de phosphore
Moins de production alimentaire, en ce temps, alors
Le phosphore c'est là aussi, notre ADN
Nos os, jusqu'à, de quelque sorte, notre identité
Mais dame nature n'a aucune finalité !
Et pour en revenir au lisier
De la fiente, Bretagne, lieux d'insalubrité
9 millions de porcs
97 millions de poules et poulets, toujours plus, encore
L'économie devenue folle
La loi de Gordon Moore qui là aussi décolle
Le monde devient une peinture de feu Jérôme Bosch
Comme son enfer, c'est vraiment moche
Du carbone, de l'oxygène, de l'hydrogène
Sont plus indispensables à la vie humaine
Que n'importe laquelle économie
Toujours du marché et du profit
Ou alors, c'est l'anarchie
Mais nous sommes si conditionnées
Si programmés, si engrammés
Par les lois du capital, si déterminés
Ce qui devient l'horizon indépassable du capitalisme
Tout cela déteint sur tous et toutes, horrible cynisme
Certes
Il y a la réalité de tous les jours
Difficile à toute théorie de lui faire la cour
La maladie, la mort, des proches
Tout ce sinistre quotidien qui nous torche
La pensée séparée reste sous son porche
L'organisation de la pensée séparée
La pensée séparée de l'organisation
De tout parti, de toute organisation
Ainsi tout procède de la réaction !
De la sorte
Aucune relation ne peut-être sympathique
L'organisation capitaliste étant anosognosique
Et chaque être humain sous cette emprise hypnotique
Cependant que justement, chaque être humain
Aussi indéfinissable qu'unique
N'est pas remplaçable, c'est logique
Mais donc les mêmes idées en lien
Avec aussi, le travail, la famille, la patrie, c'est certain
Tout le monde
Avec un discours logique
Se persuadant d'avoir raison
Et en cas de la moindre contestation
C'est la guerre, c'est l'horion
Les familles où l'on ne se parle plus
Ou alors, des efforts sont faits, une sorte de mue
Les copains et les copines qui se fâchent
Des idées politiques qui se lâchent
Ou simplement des façons d'être
Qui finissent par s'envoyer paître
Toutes les idées ou presque sont pourtant si ressemblantes
Que la sociologie en devient marrante
10 coups de trique
8 coups de trique
5 coups de trique
Comme un aboutissement philosophique !
Et si la nature est amorale
Le capital, lui, est complètement immoral
Et à la vie elle-même, il est fatal
Certes
De la glycérine dans les comètes
La ceinture de Kuiper, pour elles, c'est la fête
20 acides aminés pour des protéines
Et l'évolution qui s'amuse ou se débine
Ainsi
Il faudrait beaucoup de Zambèze
Pour y contenir tous nos soucis, à l'aise
Et la révolution
Qui serait à long terme, la seule solution
Pour en finir avec toute régression
De la vie humaine, une autre conception
En finir avec toute propagande
Toute une information tronquée, en quémande
La rentrée des classes, la rentrée des vacances
La rentrée pour les manifestations
La rentrée politique, une grande mystification
Pour chacune et pour chacun, une place
Pour devenir d'une froideur de glace
Ni entrée, ni rentrée, ni sortie
Car tout est ainsi fini
Sauf pour les oligarchies pourries
Expertes pour nous gâcher nos vies
Car le capital confisque toute vie
Même une vie dans le méthane liquide
Le capital rend toute vie perfide !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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