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patrice.faubert.over-blog.com

Aperception de chosification réification

29 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Il faut prendre
Rendez-vous
Pour tout, il faut un rendez-vous
Plus aucune spontanéité
Pour se voir, pour se parler
Comme je le disais à un copain
Sans rendez-vous, tout ne vaut rien
Nonobstant, il y a encore pas mal d'années
Chez les autres, à l'improviste, l'on pouvait passer
C'était l'effet de surprise
Pourtant sans aucune méprise
Puis, avec les codes
Pour l'entrée des immeubles, nouvelle mode
L'on ne pouvait plus passer inopinément
Quel charme cela avait, pourtant
Il faut prendre rendez-vous
Il faut un motif pour tout, c'est fou
Presque une lettre de motivation
Presque une lettre de recommandation
Agence nationale pour la relation
Pour pouvoir se voir, se parler, se confier
Sans pour autant s'utiliser
Mais à la vérité
Moi si simple, dans une totalité si compliquée
Et personne ne se parle plus vraiment
Et personne ne s'écoute plus vraiment
Tout le monde fait semblant
Cela est dit depuis si longtemps
Prendre un rendez-vous pour nos monologues
Prendre un rendez-vous sans aucun dialogue !
Et ce de l'individu aux nations
Des calculs et des fractions
Comme l'éternel problème des Balkans
Des fantômes et des revenants
Du royaume de l'ancienne Yougoslavie
Où jadis de l'auto-stop, je fis
Avec tant de diverses patries
Bosnie Herzégovine, Croatie
Slovénie, Serbie
Monténégro, Macédoine
Et la République fédérale de Yougoslavie
Des conseils ouvriers et de l'autogestion
Mais sous le contrôle de l'habile titisme
Qui ne put faire taire chaque nationalisme
5 avril 1992
29 février 1996
Sarajevo camp de rétention
Sarajevo, la guerre de partition fragmentation
350.000 personnes dans un piège
11541 personnes moururent de ce siège
Et toutes les femmes mutilées et tous les hommes mutilés
Et toutes les femmes blessées et tous les hommes blessés
Et ce par dizaines de milliers
Mais c'est partout Sarajevo
Quand le monde entier est idiot !
Et puis, déjà, le 28 juin 1914
Feu François-Ferdinand, voilà la jeune Bosnie
Encore et toujours la Yougoslavie
Pour la guerre de 1914/1918, fut l'un des produits
De par le jeu des alliances
De par le jeu de la finance
C'est si compliqué de faire simple
C'est si simple de faire compliqué
Il faut entretenir le concept obscur
Il faut jouer aux durs
Cela fait pourtant le malheur universel
Quand même la laideur se fait belle
Comme ce meurtre organisé
De tous les gens expulsés
Douce France
Son fascisme libéral, l'inégalité en outrance
490.000 personnes, dans la famille, chez des amis
De l'hébergement, quand l'on est sans logis
1.800 million de ménages
En attente d'une belle ou pas belle cage
C'est le logement social
Il n'est pas philanthrope le capital
Et une expulsion sur deux
Familles avec enfants mineurs, c'est odieux !
De toutes façons
Encore bien des motifs pour des manifestations
En France
17 pour cent des gens, ont des difficultés
Pas étonnant, pour payer leur loyer
Car ces quarante dernières années
Tout loyer a plus que doublé
L'on ne travaille plus
Pour se vêtit ou pour manger
L'on travaille
Pour pouvoir payer son loyer
C'est là la première des priorités
Sinon, c'est une expulsion comme programmée
C'est comme de la logique formelle
Quand la vie est comme une poubelle
Ainsi
En 15 ans, la procédure de l'expulsion
C'est 58 pour cent d'augmentation
Pas seulement en France
Mais dans le monde entier, une évidence
De plus en plus de gens à la rue
Tout le monde en a la vue
Le capital, s'en cacher, ne le peut plus
En France, une ville sur trois
20 pour cent de logements sociaux, est hors-la-loi
Hors quota, elle paye une amende, et puis voilà !
Et dans le même temps
C'est devenu le tout-venant
Chaque être humain
Du TOUT commercial, qui est malin
Reçoit environ, chaque jour, 15000 stimuli
D'acheter, tout doit vous donner l'envie
Dans tout domaine, une création de hiérarchie
Comme jadis dans l'horreur, avec les Oustachis
Séparatistes croates, bien pires que les nazis
En 1941, ils massacraient au couteau
Des tortionnaires monstrueux, les plus idiots
Et des concours de l'efficacité
Pour le plus possible torturer et tuer !
Mais tout fascisme s'assemble
Car tout fascisme se ressemble
Plus ou moins manifeste
Plus ou moins bête
Pour rendre toute vie aussi infecte
Partout, l'horreur absolue est en fête
Elle finit par s'inscrire sur et dans nos têtes
Le capital est immonde, je le répète
Je me fais la guerre
Je te fais la guerre
Tu me fais la guerre
Tu te fais la guerre
Il se fait la guerre
Il te fait la guerre
Nous nous faisons la guerre
Vous vous faîtes la guerre
Il et elle se font la guerre
Ils et elles te font la guerre
Une même conjugaison guerrière
Le capital sur TOUT jette des pierres !
Il n'est pas de l'impossibilité
De feu l'humanité, ne rien retrouver
Pas même un coprolithe, excrément fossilisé
Datant de plusieurs millions d'années
Qui sur un mode de vie, peut beaucoup orienter
Déjà, il y a 150 millions d'années
Du duvet, sorte de plume, du dinosaure sacralisé
Notre origine est bien hybride
Du tout mélangé, et des sauropsides !
Mais, c'est bien cela
Le capitalisme est prévoyant, voilà
Anticipant le catastrophisme, futé le gars
800.000 graines sont déjà conservées
Quelque part par moins dix-huit degrés
Une arche de Noé, un trésor végétal
Il connait son désastre le capital
Mais encore, en réserve, donc, des gènes de semence
Une durée de conservation optimale
4000 à 5000 ans, c'est pas mal
De la banque d'argent à la banque végétale
Toute parole, toute action, tout fait, toute pensée
Comme des cellules du capital, comme organe incarné
Le capital de la contestation
N'est pas la contestation du capital !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique de grève générale insurrectionnelle

26 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Il s'opère
Comme l'on dit, c'est dans l'air
Une sorte de professionnalisation
De toute relation humaine
Quand toute gratuité est vaine
Car, il faut payer pour se rencontrer
Le sexe, l'aventure, le copinage, l'amitié
C'est le monde des annonces
Aucune solitude n'y renonce
Alors que :
" Dans le monde du chacun et chacune pour soi
L'on est forcément seul avec soi "
De la déception, tout le monde avec sa croix
Personne
Ne peut rencontrer personne
Dans un monde de séparation
Dans un monde de l'illusion
Dans un monde de la tradition
Qui est avant tout le monde de la répression
Toujours sous le prétexte de la prévention
Le terrorisme privé ou étatique
Au système, est la moins bonne critique
Mieux vaut encore des cagoules
Dans les manifestations, contre l'autorité, des coups de boule
Le terrorisme du système
Est le système du terrorisme
Prétexte imparable contre la liberté
Au capital, le terrorisme est le meilleur allié !
Le capital renforce le terrorisme
Le terrorisme renforce le capital
Cela nourrit la répression
Cela nourrit l'exclusion
Cela nourrit la déraison
Cela nourrit le soupçon
Tout devient suspect
Il n'y a plus que du mauvais
Il n'y a plus aucune bienveillance
Il n'y a plus que de la surveillance
Comme ce petit exemple, en France
La loi sur les transports
Qui à la fraude fait du tort
De la prison pour cinq contraventions impayées
Et si quelqu'un, le contrôleur, ose le signaler
Le tarif, c'est deux mois de prison
Ou donner une fausse adresse, la tentation
Ou vouloir se sauver, même admonestation
Pourtant
En France, c'est vraiment dément
Surtout qu'un détenu coûte 180 euros par jour
Au contribuable c'est jouer un mauvais tour
Des milliers d'euros pour le transfert
Du tribunal à la mesure disciplinaire
L'organisation du monde est réactionnaire
Et l'acceptation pour toujours se taire !
Comme quoi tout est lié
Avec le fascisme toujours régénéré
En Allemagne
La cinquième meilleure vente de livres
" Mein Kampf " que notre époque délivre
59 euros pour deux volumes
Dans le domaine public, encore succès posthume
Et toujours la marche arrière
Dans son camp, toujours le faux frère
D'une façon l'autre, terrible évidence
Comme une éternelle latence
C'est l'éternel retour
De toute guerre, l'inhumanité humanité est pour
Et malgré la scolarisation
Et malgré la socialisation
Pour au capital, l'adaptation
Car, en 1866, en France, un conscrit sur trois
Ne savait pas lire
Ne savait pas écrire
De ce temps, c'était une loi
Et 40 pour cent des jeunes mariés
Un registre d'état civil, incapables de le signer
Ce qui fit la nécessité
En 1866, de la " Ligue de l'enseignement "
Ce qu'on lui doit est oublié
Avec un grand réseau, un grand mouvement
Des bibliothèques municipales
Ciné-clubs, colonies de vacances, pas si mal !
Tout aurait pu être chouette
Sans les bureaucraties si bêtes
Avec l'anarchie dans les têtes
Pour la vie des gens, une gestion directe
Tout à la disposition, tout en fonction
Au-delà de toute organisation
Tout est pourtant si laid sous sa majesté capital
Tout y est dégueulasse, tout y fait mal
Et toujours une loi El connerie
Pour scotomiser toutes les autres conneries
Une habile façon de les faire passer en catimini !
Ainsi
Pour beaucoup, c'est une tragédie
Chaque jour en France
Pour la précarité c'est la sentence
Du premier avril au 31 octobre
Par la force publique, véritable opprobre
Soixante ménages sont expulsés de leur logement
Une horreur, une honte, totalement navrant
Avec le retour de la grande pauvreté
De rien, il ne faut s'étonner
Et ainsi en 2015
Les françaises et français ont englouti
819 millions de pizzas, mais oui
Pour la moitié, c'est du surgelé
Et les françaises et français en ont mangé
11 kg par personne et par an
Deux fois plus que les italiennes et italiens, c'est étonnant
Tout ce qui arrive sur cette planète, est sidérant !
Bref, de quoi pouvoir manifester
Bref, de quoi pouvoir révolutionner
Toutes les heures, tous les jours
Mais le monde y est muet, mais le monde y est sourd !
Et de plus en plus
Du m'as-tu-vu
Qui sait tout sur tout
Qui comprend tout sur tout
Croyant qu'on leur dit tout
Alors qu'on leur cache tout
Car la vraie information
Est diluée dans d'inutiles informations
Cela n'est pas ce qui y est dit
Qui y est intéressant
Mais seulement, pourquoi cela y est dit
Il faut avant tout faire peur aux gens
Justifier toutes les mesures d'un gouvernement
Vieilles marmites et vieilles rengaines
Et le fanatisme religieux qui sème sa haine
Mais même quand les diverses droites sont divisées
Le capital reste toujours unifié
Car il avance à marche forcée
Avec toutes les tendances de la réaction
Ni de droite, ni de droite, ma seule profession
Ni de droite, ni de droite, ma seule vocation !
Car, il n'y a que des droites
C'est une seule et même boîte
Sinon
C'est le bestiaire des conventions
C'est le bestiaire des appellations
Absolument tout peut y servir la réaction
La seule véritable alternative
En réponse à toutes les politiques fictives
Il faut une révolution globale
Il faut dissoudre le capital
Il faut donc une mutation mentale
Grève générale mondiale
Expropriation des expropriateurs
Neutraliser les exploiteurs
Se réapproprier d'autres valeurs
Il faut enfin aller sur Terre, pas dans l'espace
Regarder l'humanité inhumanité dans une glace
Quand tout est hideur
Quand tout est terreur
Et la peur d'avoir peur
Un peu comme feu ( 1934 - 1968 ) Youri Gagarine
12 avril 1961, faisant la bonne mine
Cent huit minutes dans l'espace
Car il pouvait y avoir de la casse
Bac moins quatre, pilote d'essai téméraire
Bac plus 17, c'est l'astronaute d'aujourd'hui, ça brasse de l'air !
Un peu comme les sports spectaculaires
De la masse populaire, il faut la contrôler
Les sports de compétition pour soumettre
C'est cela leur fonction, il faut bien l'admettre
Moi, je n'apprécie que la marche athlétique
Et à 65 ans, encore, je la pratique
Et à ce propos, Saint-Sébastien-sur-Loire, Loire-Atlantique
Un jour ici, demain ailleurs
Tel est le destin du voyageur
Pas loin, j'en profite pour y aller voir
Marcheuses et marcheurs de grande vitesse
C'est dimanche, mieux que la messe
13 mars 2016
20 et 50 km marche, championnat de France
Peu de monde, elle ne suit pas, la finance
Et Yohann Diniz se qualifiant pour les jeux au Brésil
50 kilomètres, 3 heures et 37 minutes, sans se faire de bile
Droit comme un I majuscule, impressionnant
Mais cela implique tellement d'entraînement
J'ai toujours préféré être un amateur, vraiment !
Dans la société spectaculaire marchande techno-industrielle
Sport, cinéma, littérature, science, art, radio, télévision, TOUT s'y mêle
Même et surtout la fausse contestation
Toujours en retard d'une révolution
Parfois en avance d'une contre-révolution
Ainsi, elle s'exprime à la radio, à la télévision
Comme une femme en porte-jarretelles
Pour devenir plus séduisante, se faire la part belle !
Et c'est au fond, l'économie
Qui est une tueuse en série
Aucune vie vraiment épanouie
Du suicide, de la dépression, que du gâchis
Du regret, de la déception, du décalage, et tutti quanti
Et nous revoilà en Syrie
Homs en 2011, une révolte pacifique et populaire
Massacrée par une tyrannie sanguinaire
De la diplomatie internationale complice
Un crime de guerre pas factice
De l'effet papillon mal calculé
Boomerang qui vient nous boxer
Déjà, bien avant, dans d'autres pays
Elle y faisait des courses, l'économie
C'est là la véritable fondation de l'Etat islamique
France, Belgique, inévitable colique
Même le remède y est un mal
Dans le tout économique; c'est fatal
La fin de l'humanité inhumanité est proche
De toutes façons, elle était moche
TOUT y sonnait faux
L'animal humain comme le pire des animaux
Pourtant, avec l'anarchie, tout aurait pu être si beau !

Patrice Faubert, puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique d'empiriocriticisme

22 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

" La révolte explosa comme un coup de tonnerre dans un ciel calme. Les gars se jetèrent
sur les télévisions et les balancèrent dans le vide, le kiosque des matons dans le bâtiment
vola en éclat, une veste d'uniforme oubliée fut lacérée. L'effervescence s'étendit comme
une traînée de poudre. Tous voulaient que nous ouvrions les portes et les gars
s'éparpillaient pour investir toute la taule. "

Beau comme une prison qui brûle ( Kyou, 2015 )

10 mars 1969, à 19 heures
Du détournement situationniste, pur bonheur
Une remise sur son socle
Vide, c'était une horrible cloque
La statue de feu ( 1772 - 1837 ) Charles Fourier
Dès le lendemain, elle fut enlevée
" En hommage à Charles Fourier
De la rue Guy-Lussac, des barricadiers "
Par la préfecture de police
Experte pour le coup de vice
Et qu'est donc devenue
Oui, elle est devenue quoi, cette statue ?
Celle d'origine fut la réalisation
D'un anarchiste pour la révolution
De feu ( 1867 - 1938 ) le sculpteur Emile Derré
Tout est déjà présent dans le passé
D'ailleurs
Le fascisme est toujours à l'heure
Ainsi, le 11 octobre 1941, à Vichy
C'était l'horloge à l'heure nazie
Toutes les statues furent enlevées
Celles qui avaient un air de liberté
Desmoulins, Voltaire, Zola, Rousseau
Claude Bernard, Charcot, et d'autres zigotos
Pour le fascisme, tout est du même tonneau !
Pour en revenir à cet exemplaire détournement
Qui fut réalisé comme en passant
Il y avait dans la fine équipe
De la mouvance situationniste, une joyeuse clique
" Jacques Le Glou, François de Beaulieu
Christian Sebastiani, pour mettre le feu "
Ce qui semble d'un autre temps
Quand la soumission fige les gens
En nos jours toujours nazifiés
Quand il y a si peu de solidarité
Tant de crapules qui passent à la télé
Et même la légion d'honneur, pour le ministre d'un pays
Pays qui finance le terrorisme islamique, Hollande est un pourri !
De la raison, la parole est confisquée
Et une jeunesse si peu cultivée
Et une jeunesse si peu politisée
Dans la hiérarchie
Elle veut s'élever
Dans la hiérarchie de l'inhumanité
Chaque génération avec son conditionnement
C'est dans la tête, le vrai changement
La société est un livre de polar
Pour survivre, devenir un salopard !
Le polar
Dont l'origine remonte à 1841
Feu ( 1809 - 1849 ) Edgar Allan Poe, si devin
" Double assassinat dans la rue Morgue "
Et son fameux détective si malin, Dupin
Tout modernisme s'habille à Pompéi
Tout modernisme
N'est qu'un ancien pipi
Mais le pire est à venir
Pour l'espèce humaine
Il n'y a aucun avenir
C'est déjà le premier qui tire
Aucune relation humaine
Dans la marchandise, seulement la haine
C'est ainsi, que dans un pays
Que l'on nomme les Etats-Unis
270 millions d'armes à feu
L'inhumanité peut toujours faire mieux
Des armes qui tuent ou blessent, et ce chaque année
Cent mille personnes, en toute normalité
Et comme en France, le policier a le permis de tuer !
Il n'y a pas de démocratie
Mais la dictature de divers partis
La seule véritable course
C'est celle de la Bourse
La guerre des métaux
Car pour la technologie, il en faut
Terres rares du minerai pas beau
Europium, terbium, samarium
Cérium, gaddinium, lutécium
Tout cela pollue l'environnement
Pollution indélébile, malheureusement
Dans nos mobiles, nos ordinateurs, d'autres planques
Dans nos billets de banque
De l'économie c'est le nouveau tank
La Chine en est le principal producteur
Chine usine du monde, au capitalisme, se met à l'heure
Et de l'air toxique
Des sols pollués, au tout chimique
Et tout un réseau de recyclage
De l'industrie, tout est du tueur à gages
L'industrialisation du déchet
Le déchet de l'industrialisation
Terres rares, donc surtout en Chine
Pourtant à la terre, de véritables mines
Mais aussi
Dans quelques autres pays
Afrique du Sud, Canada, Australie
Du charbon au pétrole
Du pétrole aux terres rares, de nouvelles idoles !
Et puis, les éoliennes, fausse solution
En tous domaines, il faut une révolution
Revoilà le mur de Kardashev
Qui de toute réflexion devrait être la sève
L'espèce humane n'est pas intelligente
Elle est simplement mémorisante
Les machines ne sont pas intelligentes
Elles sont simplement prodigieusement mémorisantes
Il n'y a que de la mémoire artificielle
Il n'y a pas d'intelligence artificielle
De la plupart des gens
Cette constatation ne rentre pas dans le signifiant
Car cela est trop déstabilisant
Nous sommes les produits
De l'engrammation capitaliste, c'est pourtant ainsi
Toute simple vérité
Si elle n'est pas récupérée
Fait fuir toutes les diverses bourgeoisies
Il n'est pas loin le jour où tout sera fini !
Quand il y a si peu de solidarité sociale
Peut-être encore un peu de solidarité familiale
La vie est devenue une guerre, un combat
De la chair à canon
De feu Chateaubriand, une expression
En rapport ( 1807 ) à la bataille d'Eylau, une boucherie, déjà
Car dans nos institutions
C'est toujours la dictature Napoléon
Toujours des épopées coloniales
Plus que militaires, surtout l'économie fasciste libérale
De nouvelles stratégies
D'une façon autre que la guerre d'Algérie
Avec des prisonniers français
Aux mains des indépendantistes algériens
1954/1962, cela ne finissait jamais
L'indépendance de l'Algérie, cela n'était pas rien
Un prisonnier français sur trois
Ne survécut pas à sa captivité
Que le prisonnier algérien, pourtant mieux traité
Faire des prisonniers comme une stratégie
Pour compenser une faiblesse militaire, c'est ainsi
Car pour des appelés et des engagés français
L'Algérie était pays déjà conquis, c'est un fait
Il y avait le valeureux soldat français
Il y avait le hors-la-loi algérien
De cette propagande, de nos jours, l'on rit
La propagande cela n'est pas rien !
La propagande est une marchandise
La marchandise est une propagande
Et bien malheureusement
Comme une loi de conditionnement
L'oppressé devient à son tour oppresseur
Du tyran, il reprend son heure
Du tyran, il reprend le langage
Les mêmes mots, les mêmes armes, dans son bagage
De la reproduction
De l'imitation
De l'individu à la société
Sans cesse, tout est répété
Et même dans des mondes parallèles
Peut-être toujours les mêmes ailes
De nouvelles religions
De nouvelles illusions
C'est bien ici et maintenant
Qu'il faut l'expression libérée des conditionnements
Pour en finir avec toutes les prisons
Comme le dirait le mensuel " L'envolée ", cette bouffée de révolution
La prison du monde
Le monde de la prison
Même survivre devient de plus en plus difficile
De la soumission générale, il faut prendre la file
Comme pour la malbouffe qui se mondialise
Le tout industriel qui se banalise
Des centres commerciaux pour produire de l'obésité
Pour la bouffe pour pauvres, une normalité !
Au Brésil
Une personne sur deux est en surpoids
Une personne sur sept est obèse, nouvelle loi
En Inde
1 milliard 270 millions de gens
Bouffe sursaturée en graisse, en sucre, c'est dégoûtant
Pour les pauvres, surtout, c'est évident
Des frites, des pizzas, le tout dégueulasse
Du dégueulassement bon, dans l'inhumanité, TOUT est à mettre à la casse !
Un autre petit exemple en France
Quand le capital est en transe
Pendant un assez long temps
Pour les trains régionaux, le ticket de transport était valable
Au moins trois mois, c'est une semaine maintenant
Sous le règne du capital, rien n'est durable
Et tout, bien sûr, est à l'avenant
De nouveaux territoires
De nouvelles inégalités en pleine gloire
Phagothérapie capitaliste, virus des bactéries
Mais surtout le virus contre toute vie
Tous les jours, toutes les heures, il se reproduit
Et maintenant, une mode inédite
Sur Internet, l'on vérifie tout ce que vous dîtes
Et toutes les vis resserrées
Il n'y a plus aucune liberté
Toutes les aides sociales sont menacées
Tous les acquis sociaux sont gommés
Tous les pouvoirs aux policiers
Tous les pouvoirs aux mains de l'armée
Tout Etat est policier
Dans le monde entier, c'est la superficialité, c'est la dictature des marchés !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Stratification sociale genrée

16 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Il ne faut
Point en douter
Le commerce est bien genré
Un peu comme pour les jouets
N'importe quel magasin en confirme le fait
Le bleu c'est pour les garçons
Le rose c'est pour les filles
Il n'y a que la séparation qui brille
Dans le commerce, tout est du même ton
Le prix aussi est sexualisé
Le prix aussi est genré
Plus cher pour les filles
Moins cher pour les garçons
Une réalité que le passé étrille
L'Histoire culturelle ramenant à la raison
Car il fut un temps
Certes, il y a bien longtemps
Où le rose
Cela était pour les garçons
Où le bleu
Cela était pour les filles
Par exemple à l'époque des rois
Toujours la coutume et sa loi
Le commerce est genré
La marchandise est sexualisée !
Donc
Toute une mythologie commercialisée
Comme quoi, homme et femme, aucune égalité
Sept pour cent de plus à payer
Pour les produits pour femmes
Que pour les produits hommes, c'est infâme
Dans la société aliénée
Tout est discriminé
Tout est genré
Tout est inégalité
En plus, à ne pas oublier
Un achat sur deux est compulsif
Et donc totalement fictif
L'industrialisation de la séparation
N'est pas la séparation de l'industrialisation
Pas étonnant
Si même l'infidélité est devenue un marché
Il faut d'ailleurs payer pour espérer
Plus que pour une relation, pouvoir trouver
Avec 90 pour cent d'hommes
C'est la dictature culturelle des hormones
10 pour cent de femmes
Pour la bourse, un vrai drame
Le marché de la rencontre
La rencontre du marché !
De l'escroquerie, de la misère
Le désespoir ne fait aucune manière
De toutes choses
Le commerce en fait des roses
Comme une spécialisation de l'inhumanité
De l'inhumanité en spécialisation
Mais, cela dit
Le dire est comme un défi
De la misère affective et sexuelle
Du milieu militant c'est aussi le sel
Là aussi
90 pour cent d'hommes
10 pour cent de femmes
Certes, à la louche, surtout dans les milieux libertaires
J'espère pour eux, que j'exagère
Tout cela
De ma part, sans aucun jugement, aucun pouah
Comme tout ce qui touche au sexe
Que personne ne se vexe
En production de la misère sexuelle
Et donc forcément de la propriété sexuelle
Car de plus, tout est foncièrement culturel
Et il est permis
Comme une loi de guerre, ainsi
Une sorte d'injonction subliminale
Le corps des femmes comme une marchandise, c'est fatal !
Les militaires américains en France
Violant des femmes en toute convenance
Car toute armée d'occupation
Sait s'inventer de bonnes raisons
Et toujours des femmes trouées
Qui d'horribles forfaits doivent avorter
Les allemands en Russie
Les alliés en Allemagne, comme des nazis
Et une liste malheureusement infinie
Des militaires blancs accusant des militaires noirs
Et toutes les maladies vénériennens
Qui pullulaient au sein de l'armée américaine
Prostitution interdite en Amérique
Permise en France, comme salubrité publique
En novembre 1944, la misère sexuelle avait la tactique
Le racisme partout se fait voir
Souvent la population est complice
De la xénophobie ambiante, cette chaude-pisse
Ou alors
Quand la femme est toujours en tort
De coucher avec l'ennemi, la tondre, on se fait fort
20.000 femmes tondues en France
Bourgeoise ou populaire, toute guerre est une démence
Mais des prisonniers français
Avec des allemandes, pour les mêmes faits
Ne subissent aucune remontrance
Toujours une inégalité d'avance
Et les femmes d'aujourd'hui, fausse pertinence
Vachardes et revanchardes qui veulent vengeance
Mais c'est là la seule morale
De toute l'organisation du capital
Viols, pillages, pendaisons
D'innombrables exactions, de toutes façons !
Comme ce qui se passe à Calais
Sous nos yeux, de terribles méfaits
Une Europe si peu accueillante
Pour les hommes et femmes, réfugiés de dictatures évidentes
Et trois coups de matraque sur la tête
Des camps détruits, le fascisme en fête
Mais l'on peut toujours vous imposer
Quelques cages hideuses pour déprimer
Bidonvilles peu améliorés, en format règlementaire
De quoi donner l'idée de se fiche en l'air !
Un fascisme vous chasse
Un autre vous fait vivre dans la crasse
Et c'est une bête immonde qui monte
Dans tous les pays, rien ne la démonte
Il faudrait envoyer tout cela
Par quarante cinq mètres de haut
Comme pour feu ( 1903 - 1973 ) le franquiste Carrero Blanco
Et donc à défaut de feu Francisco Franco
Qui au nazisme sont des jumeaux
9 juin 1944, massacre de Tulle
De cela l'Histoire regorge de bulles !
Ainsi
Une politique de terre brûlée
99 pendus à Tulle pour se venger
7 juin 1944, 40 soldats tués
Mais hélas, Das Reich vint à passer
Un peu
Comme le parti national socialiste français
Qui ose se dire socialiste, pas à cela près
Détruisant tous les acquis sociaux
Du patronat, de toutes façons, c'est le gigolo
Prenant acte, rivalisant avec d'autres partis
Au concours du plus nazi
De nos jours, Henri Lafont et hommes de la Gestapo française
Pourraient parader partout à l'aise
Le retour des gendarmes de Vichy
Pour l'ordre fasciste, ils ont des sympathies
Et puis, la recherche sous contrôle militaire
Le fascisme libéral n'a plus à s'en faire
Pendant ce temps, dans bien des cités
Et pas seulement à Montpelier
Pour beaucoup des logements, de l'insalubrité
Pour souvent six cent euros de loyer, qu'il faut payer
Se battre non pour l'obtention de nouveaux droits
Mais uniquement pour préserver d'anciens droits !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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La loi El connerie, et autre bradypsychie

11 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Rien de nouveau sous le soleil
De chaque époque, tout différent, tout pareil
De la Germanie sous occupation romaine
La vie courante qui nous mène
Déjà, d'un siècle l'autre
Aucun n'est vraiment l'apôtre
Toujours, je suis l'autre
Et donc, déjà du chauffage par le sol
Des latrines collectives, une imagination folle
Il y a plus de deux mille ans, pour la modernité, pas de bol
Et puis aussi, des bains chauds
Et à volonté, de l'eau
Il y a donc environ deux mille ans
Les romains savaient assimiler, c'est étonnant
La paix romaine c'était surtout cela aussi
Pour donc, assimiler les populations conquises, ainsi
C'est aussi, plus tard, ce que saura faire la bourgeoisie
En créant pour chaque catégorie de vie, une bourgeoisie
Mais petit à petit
De la ruse et de la mesquinerie
La religion chrétienne s'imposera
Religion qui de persécutée deviendra persécutrice
La persécution de la persécution est productrice
Du païen contre le chrétien
Du chrétien contre le païen
Progressivement un catholicisme imposé
Pour mieux exploiter, pour mieux dominer
En premier, la tyrannie romaine sut s'adapter
D'une façon l'autre, se perpétuer
Et son héritage culturel, ne pas dilapider !
Mais bien des erreurs du passé
Sont dans nos têtes encore gravées
Un feu qui ne peut-être éteint
Pas même par le pompier le plus malin
Et à propos des soldats du feu
Que beaucoup, ils ne gagnent pas mieux
1700 euros par mois pour un pompier de première classe
Et ce à Paris, en fonction de sa place
Mais le terme de soldat
Celui qui obéit, qui marche au pas
Tout pourrait être fait
En ce qui concerne les nuisances, les méfaits
Par de simples citoyennes et citoyens
Tout simplement par des êtres humains
Certes, de nos jours, tout est inhumain
Donc, en fonction des vocations
En fonction des passions et des aspirations
Une nouvelle mentalité, une nouvelle formation
L'anarchisme comme période de transition
D'autres comportements, d'autres appellations
Ni dieu, ni maître, ni gauche, ni droite
Abolition de l'argent, du salariat, de la pensée étroite
Ce n'est rien du tout, commençons le combat
Pour en finir avec les classes sociales et tout Etat
Transition vers l'anarchie
Puisque barbarie ou anarchie
La barbarie où tout le monde se méprise
Partout la dominance en reprise
L'anarchie, que l'on puisse vivre enfin
Et des mots sans plus d'usage comme le mot faim
Participer en s'amusant
S'amuser en participant
Une décroissance généralisée
La gestion directe ou autogestion pour tout partager
Ou les conseils ouvriers, c'est comme vous voulez
De vivre, le monde humain criant sa faim
Une transition vers l'anarchie sans aucune fin !
Car, le monde
Est uniquement ce que nous en faisons
Pas seulement quelques crapules
Qui nous imposent des bidules
Mais
Moi, toi, ils, elles, eux
De leur monde, les êtres humains sont le feu
Et enfin
En France, cela remanifeste
La loi El connerie, on la conteste
Alors qu'il faudrait tout contester
Alors qu'il faudrait tout raser
Ma solidarité avec ceux et celles qui se font arrêter
J'étais avec de jeunes anarchistes nantais
Avec le drapeau pirate, cela me plaît
Libertaires pas sectaires, gens sympathiques
Des copains à un copain, l'Eric
Anarchie chaleureuse et frénétique
Ce qui change des sectes anarchistes
Ce qui change des sectes trotskistes
De l'anarchisme officiel, je suis le kyste
Car toute idéologie
Devient une pratique sectaire
Car toute religion
Devient une pratique sectaire
Forcément, cela me regarde de travers
Toutes les bureaucraties me vitupèrent
Suis pas un intello, suis pas réglo, suis un rigolo
Ploum ploum tralala anarchie vaincra
Dénoncer tout le faux, seul vrai débat !
Et puis
Il ne faut faire partie de rien
D'aucun parti, d'aucune organisation, voilà qui est bien
Personne ne peut encarter l'anarchie
Elle est une énergie infinie
Sans gauche, sans droite, sans dieu, sans maître
De tous ses refus, il faut se repaître
Il n'y a pas plus grande folie
Que l'organisation présente de la vie
Tout nous est confisqué
Et par diverses propagandes, nous sommes conditionnés
Tout le monde croyant y détenir la vérité
Justement, il n'y a aucune vérité
Cela est bien là, la seule vérité
Tout, cependant, devrait être à tout le monde
Mais il y a la ronde
Des préjugés, des jugements de valeur, des lieux communs
En toutes choses, le conditionnement nous tient
Nos fausses attirances, nos faux rejets
Tout ce qui nous fait
Et voilà, qui va encore scandaliser
Quand nos pensées ne font que ramper
Car nous sommes
En avance d'une réaction
Car nous sommes
En retard d'une révolution !
Il faut relire Yves Le Manach
" Bye bye turbin " merveilleux almanach
Suivi de : " Salauds ! on les connaît vos usines, vos partis et vos syndicats "
Aux Editions Champ Libre ( 1973 )
Tous les hommes
Avec toutes les femmes
Toutes les femmes
Avec tous les hommes
Pas seulement au niveau de la sexualité
Mais surtout au niveau des affinités
Dans un monde à la conscience unifiée
Sans la pensée séparée
Seulement là
Pourrait être l'égalité
Pourrait être la fraternité
Pourrait être la liberté
Au lieu de cela
C'est le fascisme à perpétuité
Dans sa cellule, tout le monde est enfermé
Et nous nous regardons de travers
Se parler, s'écouter, nous avons mieux à faire
C'est comme ce fameux vent d'hiver
Cette tourmente d'aujourd'hui et d'hier
C'est la relation marchande en aliénation
Qui nous fait perdre la raison
Et petit à petit
La folie, cette tourmente de tous les esprits
" Euphorie, illusion
Aisance, familiarité
Plaisanterie grossière, exaltation
Défaut de cohérence de la pensée
Logorrhée, l'idée de persécution
Affaiblissement de la mémoire
Fuite des idées, amnésie de fixation
Egarement, désorientation
Bradypsychie
Rêverie morbide à caractère sexuel "
C'est bien cela le vent mauvais du capital
Qui est effectivement gigantesque maladie mentale
Tout le monde s'y égare
En y prenant malheureusement part
Tout gouvernement est une pourriture
Où se retrouve toutes les ordures
Vraiment, cela n'est rien du tout, commençons le combat
Contre tous les alliés du capital, pouah
Chefs, partis, organisations, leaders, syndicats
Nos cerveaux sont programmés, engrammés, conditionnés
Par toutes les lois du marché
La télévision, la radio, les journaux
De la police du capital, pas seulement en uniforme, tout cela rend idiot
Il faudrait tous les jours la révolution
Que le vrai ne soit plus ainsi un moment du faux
Car toutes nos relations sont de l'aliénation
Au travail, au stade, en chômage, en couple, en famille, même en manifestation
Fausse conscience de la compétition
Compétition de la fausse conscience
Il n'y a rien de vrai quand TOUT est faux !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique du despotisme subtil et manifeste

8 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

" Imposer le voile à la femme est la plus dure et la plus horrible forme d'esclavage, c'est
quand même étonnant. Pourquoi ne demande t-on pas aux hommes de porter le voile
ou de dérober leurs visages aux regards des femmes s'ils craignent de les séduire, la
volonté masculine serait-elle inférieure à celle de la femme "

Qasim Amin ( 1865 - 1908 ) penseur féministe égyptien

Il faut bien le dire
Car à bien y réfléchir
Vivre est devenu un travail
Toutes les facettes, tous les éventails
Comme faire ses courses
De plus, il faut sortir sa bourse
Comme l'activité du militant
Qui est un travail à plein temps
Tout est travail, tout est labeur
Rétribué ou pas, à tant de l'heure
Mais le plus souvent
Aucune rétribution rime avec fainéant
Ou avec parasite ou avec mendiant
Une grande injustice
Dans ce monde qui récompense le vice
Car quoi de plus fatigant
Car quoi de plus humiliant
Que d'être mendiante ou mendiant
Un travail dur et harassant
Avec souvent des regards méprisants
Ou au mieux des regards indifférents
L'organisation du capital ( oui, un petit c ) est mesquine
Qui se veut intouchable, inchangeable, divine
Pourtant, c'est sa propre inhumanité qui la mine !
Et dans tous les milieux
Moi, toi, ils, elles, eux
Il ne faut pas parler de ses problèmes
Car personne, sinon, ne nous aime
De son couple en perdition
De sa misère, de ses émotions
Il faut tout garder pour soi
Le capital en fait une loi
Ou alors
Il y a des spécialistes
Avec la psychiatrie en tête de liste
Il faut donc payer
Pour simplement être écouté
Personne d'autre
Ne le peut plus
Personne d'autre
Ne le veut plus
Extérieurement
Nous faisons les belles et les beaux
Mais intérieurement
Rien ne va plus, tout prend l'eau
Ou l'on fait avec
Comme toutes les nanas, comme tous les mecs
Et puis, cela fait bien
De toujours dire, je vais bien
La peur de passer, pour une crétine, un crétin
Alors que c'est du local au général
Sous le capitalisme, tout va forcément mal !
Toute société
Est à l'image de ses diverses misères
Toute société
Est à l'image de ses faits divers
Toute une production
De la pensée réactionnaire
Toute une promotion
Pour l'intelligence déficitaire
Avec toute une panoplie
Qui tous les jours, nous chie et nous écrit
Des écrivains, des savants, des sportifs, des peintres, des poètes
Politiciennes et politiciens, assassins et voleurs, pourriture infecte
La contre-révolution a son pense-bête
Et déjà une prévision de remplacement
Dans la contestation, ils avancent masqués les futurs tyrans
De plus, chacune et chacun
Ne voyant que midi à sa porte
L'heure du capital, de la sorte
Tu peux crever dans ton coin
Pourtant
Et plus que jamais
La marchandise nous abrutit de ses méfaits
La domination met tout hors-la-loi
Quant tout est en interdiction
Sauf à chausser les patins de la réaction
Distribuer des tracts et c'est la prison
Manifester, faire grève, et c'est la condamnation !
Ce qui va devenir banal
Sous le fascisme libéral du capital
Il ne faut pas imaginer autre chose
L'amende, la prison, se révolter, pour qui ose
Du capital, c'est la seule valeur et la seule cause
Et puis
Toutes les diverses bourgeoisies
De toutes les révoltes, font du profit
Elles en font de l'idéologie
Comme en 1973, en Tunisie
Avortement légalisé, féminisme d'Etat
Pour freiner tous les débats
Il était futé le Bourguiba
Pays à part du monde arabe
Comme partout aussi, un panier de crabes
Certes
Il y eut la grandiose chanteuse actrice, feu ( 1898 - 1975 ) Oum Kalthoum
Idole égyptienne et du nassérisme, un délice, un loukoum
Mais, cependant, sans cesse
Comme la colique qui sort des fesses
Le fascisme religieux ou le fascisme laïc
Imposent leur indéfectible arithmétique
En Europe, en Orient, en Russie, en Asie, en Amérique
Mais aussi de la résistance, plus éthique
Là où on le peut
Comme on le peut
Rien n'est peu
Voilà les femmes kurdes du Kurdistan syrien
Contre le fascisme religieux, cela n'est pas rien
Et un objectif égalitaire dans son sein !
Donc, des femmes du YPJ
Quand chaque jour est le jour J
Prêtes à mourir pour pouvoir vivre
Prêtes à vivre pour pouvoir mourir
La liberté, la laïcité, l'égalité
De l'Occident ne naissent pas les idées
Pas plus que de tel ou tel continent
Ce que propage un fascisme religieux, mécontent
Déjà, bientôt
Se véhicule encore et toujours, le faux
Tout ce qui conteste l'ordre social
Est déclaré anormal ou illégal
Tout doit se déclarer en préfecture
Dans un système où tout alimente l'ordure !

" Ce ruissellement a endommagé les armoires électriques commandant
la voie A du système de protection du réacteur RPR "

Accident du 9 avril 2014
Centrale nucléaire de Fessenheim

Dans chaque pays
L'on entretient les conflits
C'est la fête aux héros des guerres
Cela entretient l'esprit militaire
Déjà, dès l'école, le tout va-t-en-guerre !
En Allemagne
Qui fut un temps, gigantesque bagne
Il y eut feu ( 1892 - 1918 ) Manfred von Richthofen
Dont le culte n'est jamais en peine
Cet aristocrate fameux pilote de chasse
80 victoires homologuées, petite tuerie de masse
Pas de pitié pour les ennemis aviateurs
De ce nazi avant l'heure
Pour l'ennemi, une balle dans la tête
Ou autre façon qui débecte
La guerre c'était sa vie
Pas la moindre petite amie
Satisfaire son égo, être admiré et aimé
Dans son Fokker rouge, son triplan redouté
Avec sa mitrailleuse synchronisée
Star de son époque
De la simple moralité, l'on se moque
Et toute une mythologie en toc
Toute mythologie, la réalité, la défroque
Enfin, abattu, le 21 avril 1918
Par une troupe australienne au sol
Aucune commémoration ne s'en console
Il fut médaillé pour ses trophées
Ce qui en dit long sur une société
Ce qui est répété dans le monde entier
Il faut tuer, exploiter, oppresser, dominer
Il faut tout cela, pour être admiré et aimé !
Nul besoin
D'être un sémanticien
Car nous sommes la vie du langage
Malgré tous les pays, un même bagage
Des mots de domination
Aussi bien les mots de la fausse contestation
Des mots de soumission
Aussi ceux de la fausse révolution
Des mots du travail
Nous sommes le bétail
Des mots de bonheur
Qui sentent le malheur
Comme le mot couple
Mot passe-partout, mot souple
Mais c'est si souvent la guerre
Qu'il vaut mieux parfois vivre en solitaire
Le mot oiseau
Qui ne disparaît pas comme le moineau
Dans le monde 34 espèces de moineaux
3000 plumes, 22 grammes
Pour eux, en Chine, ce fut un drame
Une campagne d'extermination sous feu le tyran Mao
2 milliards de moineaux
Certes, plus aucune prédation pour le riz
Mais à la place, des nuisibles , mal lui en a pris
Aujourd'hui, le moineau menacé à cinquante pour cent
Le capitalisme RAVAGE à tous les instants !
Sans compter la crue centennale
Une catastrophe attendue par le capital
Franciliens, franciliennes
Parisiens, parisiennes
800.000 personnes inondées
L'on commence à s'y préparer
Plus de métro, plus de train
L'empêcher serait totalement vain
Demain ou après-demain, un peu plus lointain
Trois jours pour s'y préparer
Car avant, impossible de le deviner
Une prévision des catastrophes
Aucune n'est plus d'apostrophe
De l'inondation, du nucléaire, du terrorisme
C'est la gestion du capitalisme
Car, de toutes façons
Au pire, Il faut préparer les populations
Tout étant du domaine du possible
Manipulation et intoxication, contrôle, pour du prévisible
Expérimentation générale pas impossible !
Et une évacuation déjà prévue
Hôpitaux, maisons de retraite, comme une guerre attendue
Et le touriste qui n'avait rien prévu
Et pour la tyrannie bien planquée, du déjà vu !
Les pieds dans l'eau
La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, un gros mot
Sans doute, l'armée, pour éviter les pillages et les débordements
Et de certaines perspectives, un renversement
Déjà, une crise planifiée
Dedans, au moins 40 milliards d'euros seront sacrifiés
Donc, Paris et autour, sous les eaux
C'est une réalité, c'est pour bientôt
Où l'on nous prend pour des gogos
Avec notre crédulité, c'est encore du yoyo
Le vrai encore un moment du faux
Au moins neuf mètres de haut
Pour la misère rien n'est beau
En faire un moment de contestation
En faire un moment de redistribution
Ou le moment sera terrifiant
Ou le moment sera dément !


Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Paraphysique de biocénose

5 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

" L'honnête homme du vingt-et-unième siècle sera anarchiste "

Georges Simenon ( 1903 - 1989 ) dit en 1958

Le besoin aliment le besoin
La misère alimente la misère
La guerre alimente la guerre
La faim alimente la faim
Le crime alimente le crime
Le vol alimente le vol
Dans une société complètement folle
Au fond
Et c'est une généralisation
Tant pour le nazisme
Tant pour le fascisme
Tant pour le stalinisme
Trois enfants du capitalisme
L'accouchement n'est pas difficile
C'est comme la suite facile
Tout résiderait dans les gènes
L'on voit où cela mène
Tout résiderait dans le sang
De naissance, l'être humain serait méchant
Tout, pourtant, prouve le contraire
Mais la vérité importe peu à l'idéologie réactionnaire
Comme l'hygiène raciale
De toute idéologie nationale
Toujours, elle poursuit
La neurologie du système nazi
La psychiatrie du système nazi
Déjà, de fait, bien avant la folie nazie
Folie avec une loi de stérilisation
Qui concerna vingt pour cent de la population
Tous les gens considérés comme anormaux
Ce qui n'est pas conforme, toutes les asociales, tous les asociaux
Ainsi
L'examen des organes génitaux
Avant le mariage, au cas où ils seraient faux
Ceci dit, dans les années 1950, à l'école
En France, ne croyez pas que je rigole
La femme médecin touchait les testicules des enfants
Pour vérifier leur place, cela n'était pas traumatisant
Donc, comme un reste d'eugénisme
Avant et encore après le nazisme
Toutes les dérives du capitalisme !
Avec le concept, aussi, de santé héréditaire
De feu Alexis Carrel aux médecins nazis peu amènes
De cette médecine qui à l'inhumanité dit amen
Et de grandes figures comme leaders
Dès 1939
En Allemagne, élimination des malades mentaux
Aussi des malades physiques, non, rien n'est faux
Il y eut une liste
Pour même le nazisme, un kyste
70.000 personnes à éliminer
Ou au mieux les stériliser
Un eugénisme éclectique
Biologique et psychologique
Politique et économique
Et enfin, bien avant les camps
Le centre de gazage de Brandenbourg, édifiant
Avec la complicité de la psychiatrie nazie
Qui fut de la partie aussi
70.273 personnes gazées
Pour plus tard prévoir, et une façon d'expérimenter
Et des millions de gens complices
C'est encore pire que la police
Peste émotionnelle, la bêtise est contagieuse, le pire des vices !
Tout comme les gouvernements
Car il ne faudrait plus aucun gouvernement
Pendant la guerre, des bombardements
Souvent avec peu de précision
Donnant ainsi raison à la réaction
Ce qui est fait à l'aveugle
Met la population en rogne
Sur le prétendu allié, on cogne
La famille des victimes, meugle
Et des morts inutiles parmi les civils
Une aide meurtrière qui porte des faux-cils
Ainsi
Entre 1940 et 1945
60.000 victimes
Quand l'aide alliée décime
Dont
Une bombe sur quatre
Fut larguée sur la France
Quand le bombardier éjacule sa semence
1943, Hambourg, 40.000 sacrifiés
1943, Nantes, 1000 sacrifiés, cible ratée
1943, 37000 bombardiers fabriqués
Par ceux qui étaient des alliés
Mais
En novembre 1940, déjà, les nazis
En Angleterre, Coventry, fut entièrement détruit !
Des nazis et des alliés, c'est ballot
C'est la rubrique des dommages collatéraux
De la pensée militaire
Donc, de la pensée réactionnaire
Rien ne peut-être plus idiot
Et les aviateurs par ailleurs maladroits
Contre le nazisme, ils eurent la foi
100.000 cadavres, une roulette russe
Dans le ciel canonné, ils s'agitaient comme des puces
La plupart se dopant au maxiton
L'amphétamine de grande généralisation
Des bavures des bombardements
Des bombardements des bavures
De la démence humaine, l'inévitable figure
Quand neuf bombes sur dix
N'atteignaient pas l'objectif
Mais c'est la guerre, garde à vous, fixe
Personne n'était plus émotif
Tout était détruit, rasé
Enfants, femmes, hommes, explosés, déchiquetés
Les riches pouvaient partir, se déplacer
Les pauvres étaient obligés de rester
Une lutte des classes jamais gommée
Et partout des feux d'artifice
Mais avec la Camarde comme seule épice
Comme cet homme qui pendant deux mois
Trimballa la tête de sa fille, le regard plein d'effroi
Dans une soupière, de la guerre, c'est la loi !
Mais à toutes les époques
De la fraternité, les guerres se moquent
Cela n'est que de l'incrément
Et la mort comme ajout, comme impétrant
De toute guerre, c'est l'excrément
Avec ses fonctionnaires anaphores
Qui font les beaux, qui font les forts
C'est toujours d'hier et d'aujourd'hui
Cela revient comme la pluie
Puis il fait beau, puis c'est l'oubli
Cela n'est pas beau
Cela n'est pas rigolo
Tout ce que j'écris
Certes, tout le caca de la vie
Que le poète Sergio Falcone, lui, au moins, apprécie
De l'école à l'armée
De l'armée au cimetière
De l'école à l'église
De l'école à l'entreprise
Sans qu'aucunement, je ne médise
Et même des prêtres soldats
Car la guerre serait divine, voilà
La guerre de la propriété
La propriété de la guerre
Maintenant, c'est la guerre de l'économie
L'économie de la guerre
Tous les fabricants de la mort
Fabrication pauvre, funeste sort !
Des pesticides transformés en des pains Jacquet
Je n'invente rien, ce sont des faits
L'agriculture intensive du blé cloné
Au détriment d'un blé plus diversifié
Monsanto et l'agent orange
Bayer et le Zyklon B
DuPont Pioneer, Syngenta
Tous les monstres que voilà
Pourtant
Et c'est paradoxalement encourageant
72 pour cent de l'alimentation mondiale
C'est le produit de petites fermes, c'est peu banal
Dans le même temps
Mais là, pas dans le même mouvement
Les graines commencent d'être privatisées
Des multinationales cela devient la propriété
Tout le vivant en privatisation
Du capitalisme et de sa sélection
La course au profit
Le profit de la course
Les semenciers du capital
Qui de la nature sont le mal
Produire pour produire
Pour mentir et se faire élire
De la marchandise pour les pauvres
De la marchandise pour les riches
Mais pour la biocénose, une seule niche !
En France
La production intensive à outrance
Ainsi chaque année
24 milliards de litres de lait sont collectés
Mais dix pour cent sont bus tels quels
Quand ils sortent des mamelles
Tout le reste est raffiné
D'une façon l'autre, du lait trafiqué
Des vaches génétiquement profilées
De granules énergétiques, elles sont gavées
8000 litres de lait par an
Par vache Holstein, c'est dément
Le monde entier est délirant
C'est devenu celui de feu ( 1928 - 1982 ) Philip K. Dick
L'incarnation de son utopie technologique
" Do Androïds Dream of Electric Sheep " ( Blade Runner )
"Minority Report ", " Total Recall ", tout un monde visionnaire
De l'Histoire spéculative
Dick fut le plus dissident, l'un des précurseurs
Quand cela n'était pas encore l'heure
De notre seule réalité virtuelle, maladive
Il fut persécuté par la police
Quitta son pays à la réaction qui pisse !
Et en effet, de moins en moins
De résistance massive, c'est certain
Alors
Que le monde est de plus en plus crétin
Un monde du chacun pour soi, terrifiant
Pour ne plus sortir de chez soi, navrant
Toutes nos certitudes
Qui se sont construites sur du sable
De quoi péter un câble
Les religions qui reviennent à l'étude
Et qui provoquent une profonde hébétude
Toute religion est à vomir
Toute idéologie est à fuir
Toute prison est à détruire
Comme Fleury-Mérogis, plus grande prison d'Europe
Prison surpeuplée, environ 4000 détenus, l'islamisme au top
211 islamistes radicaux, pas encore le flop
Islamistes incarcérés en France, 4000 en même mouvance
La misère capitaliste échoue sa danse
Mais tous les fanatismes se valent
Toutes les religions, toutes les idéologies, en trimballent
Il faut de toutes les inepties
De tout cela, un grand incendie
Mettre enfin un peu de raison dans nos esprits
Tout repenser, tout redéfinir et tout déconstruire, il faut l'anarchie !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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Engrammation intrusive

1 Mars 2016 , Rédigé par Patrice Faubert

Les ondes hertziennes
Elles vont et elles viennent
Comme de Berlin-Ouest
Faisant le mur pour Berlin-Est
J'y suis, jadis, allé en auto-stop
Car, ma bougeotte est toujours interlope
1989, la chute d'un mur
Une sorte d'anarchie, pour sûr
Mais il y a tant d'autres murs
Pas tant physiques que psychologiques, bien sûr
Et pendant un certain temps
De la musique festive, ce fut le moment
Sites industriels en friche
Pour une jeunesse confisquée, une niche
Berlin-Est avec des usines désaffectées
Où enfin, l'on pouvait s'amuser
Tout s'organisant dans une légalité illégalité
Certes, de la musique industrielle ou technologique
Mais dans une ambiance sereine et anarchique
Le temps d'anarchie est donc possible
C'est le monde présent qui est impossible
Tout le monde serait aimé
Pas besoin pour ce faire, de vouloir dominer
De par son unicité, chaque personne forcément respectée
Donc, sur une courte unité de temps
Il y eut une réorganisation de l'espace, c'est important
Mais, comme tout le temps
L'alternative culturelle
Céda la place, petit à petit, à l'industrie culturelle !
Ainsi, dès la reconstruction
L'avion immobilier à réaction
Mais la récupération toujours à l'heure
De toutes choses elle fait son bonheur
Faire de tout, une banalisation
Comme une castration de la détonation
De ce fait, je me souviens, avec nostalgie
Je fus l'un des premiers, sans forfanterie
1973, " La société du spectacle " était de sortie
Je l'ai vu à Paris, le jour de sa sortie
Film expérimental de feu Guy Debord
Et qui à l'époque, dérangeait tous les bords
Surtout certaines organisations anarchistes
Qui détestaient la théorie situationniste
Mais il faut bien le dire
Il y a aussi des livres, il faut les lire
Leurs ouvrages ne sont plus cachés
Leurs chansons détournées ne sont plus censurées
Et depuis longtemps
Dans les librairies anarchistes, c'est du tout-venant
Rien ne s'impose facilement
Il faut toujours du temps
Rien ne fait plus peur au commerçant !
Pas besoin d'être historienne ou historien
Des étiquettes, cela fait toujours bien
Pour occulter le fait que l'on ne sait rien
Donc, pour savoir qu'avec toutes les guerres
La mort envoie son odeur dans les airs
700.000 soldats disparus
Rien que pour la guerre de 1914/1918, qui l'eut cru
Il y a beaucoup de cadavres sous la terre
De toutes les époques, de toutes les guerres
Car sur la Terre, c'est toujours la guerre
Et ce avec l'idéologie du propriétaire
Sous la terre de nos campagnes
C'est du cadavre, notre oubli se magne
Nous sommes des squelettes déguisés
De nos prétentions ridicules, nous avons les mines boursouflées
Comme sur les plateaux de la télévision
Ou à la radio, les bourgeoisies, parfois, la subtile réaction
Cela se gargarise, cela rivalise
Brosse à reluire, infatuation, fausse critique, bêtise
L'humanité inhumanité veut tout bouffer
Comme il fut un temps
Pour l'explorateur, le commerçant
Du civet de manchot
Longtemps aliment de base, pauvres idiots !
Donc
Nous avons des murs dans nos têtes
Ils sont têtus et bêtes
Ce sont finalement les seuls vrais murs
C'est cela qui nous fait la vie dure
Pour admirer
Ce qui ne vaut aucune peine
Devenir un roi ou une reine
Ou la dernière nouvelle
Qui ne fait pas la vie plus belle
Une autre planète dans notre système solaire
Pour une autre société, pas une bonne affaire
Sauf pour la désinformation réactionnaire
Qui produit du rêve à pas cher
Le rêve spectaculaire marchand
Toujours enfanté par la pensée réactionnaire
Le rêve du patronat
Et c'est le fasciste libéral Hollande que voilà
Fin du code du travail
Que l'on défait maille après maille
Toute étiquette n'est plus seulement compromettante
Toute étiquette est devenue marrante
Comme le parti dit " socialiste "
Qui, je le redis, est un parti fasciste
L'on pourrait se croire en Roumanie
Quand c'était la dictature d'un parti
Et sur toutes les chaînes de désinformation
Le fantôme ( née en 1957 ) d'Irina Nistor en résurrection !
Qui fut la voix de 3000 films
Des vidéos ( VHS ) clandestines
De Roumanie, la voix la plus connue, mutine
D'Amérique surtout, des films
Mais une traductrice secrète et intouchable
Forcément, la dictature du régime la trouvait exécrable
Et même les services secrets staliniens
Y avaient de grandes mains
Avec pas mal de pots-de-vin
Ce fut comme un monde à l'envers
L'art capitaliste renversant un régime réactionnaire
Tout s'achetant sous le manteau
S'y regardant en famille, plus rigolo
10.000 magnétoscopes cachés, pour le couple dirigeant, balpeau
De Bucarest, ce fut un phénomène national
La dictature le crut purement local !
Donc, dans le Monde, en Europe, en France
Tout est toujours sous surveillance, aussi
La propagande impose sa cadence
Et la publicité du capital qui nous défie
Toutes les pensées intrusives
Du capital et de son organisation intégrative
Voilà bien l'unique moule
Dans lequel tout le monde coule
Pour l'inhumanité cela roule
Hiérarchisation des objectifs
Objectifs de la hiérarchisation
Temps de disponibilité
Temps concentré dans le tout aliéné !
Mais, revoilà une jeunesse
D'une autre vie, elle est demanderesse
Quand la vérité juridique
N'est pas la vérité affective, plus éthique
Et dans cette société
Qui est maintenant au-delà du spectaculaire intégré
Combien de nombreuses paternités
Qui ne sont pas vraiment souhaitées ?
Combien de nombreuses maternités
Qui ne sont pas vraiment souhaitées ?
De soldats malgré eux ?
De pères malgré eux ?
De mères malgré elles ?
De ceci, de cela, malgré eux, malgré elles ?
Et du TOUT malgré soi
Quand partout la marchandise fait sa loi
Et l'impossibilité de penser à autre chose
Quand de telle ou telle misère, c'est l'overdose
Peut-être le rire comme dernière bouée
De tous les pouvoirs, pouvoir se moquer
Il y a aussi feu ( 1909 - 1986 ) Pierre Repp, pour de rire, s'écrouler
Feu " Les frères Jacques " pour rigoler
Mais, c'est encore du rire sur mesure
De bonne qualité, certes, il a la vie qui dure
Nonobstant, si le rire professionnel est menteur
Rien ne vaut le rire amateur
De l'anonyme, toutes les époques, toutes les heures
La spontanéité toute candide
Qui n'est jamais perfide
Entre copains et copines, dans l'amitié, en famille
Le rire sans préparation ni motif, le seul qui vraiment, brille !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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