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Le fantôme d'Ernest Coeurderoy

23 Janvier 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

" Pour faire passer la révolution, comme un fer rouge, à travers ce siècle, une seule chose est à faire : démolir l'Autorité. ( ... ) Que chacun s'interroge et qu'il dise si c'est de gré ou de force qu'il supporte qu'un autre se proclame son maître et agisse comme tel. "

Ernest Coeurderoy ( 1825-1862 )

Dès l'antiquité
Le poisson électrique servit à l'anesthésie
Puis, plus tard, contre la crise épileptique
Et aussi peut-être à recharger les téléphones cellulaires
La technologie, de tout, se sert
Le scandale du logement
En France, mais aussi ailleurs
Pour le payer, perdues sont les heures
Il faut y donner son sang !
Et même parfois travailler
Et malgré tout, dehors coucher
Toujours perdre sa vie
A vouloir la gagner
A vouloir la payer
La prison de la propriété
La propriété de la prison
C'est le monde
Des marchands de biens
Des avocats d'affaires, ô immondes !
Une décharge de poisson électrique
Cela fait mal
Pour ces piliers du capital !
Et du salariat, c'est 13 pour cent pour s'alimenter
Et du salariat, c'est 25 pour cent pour se loger
Tout ou presque pour se loger
Et très peu pour manger, pour se soigner
Par rapport à 1980, cela est inversé
Oh ! réactionnaire la France
Ou comme ailleurs, c'est le joug de la finance
Et de moins en moins de vacances
Sur toute la planète, le capitalisme impose sa démence !
Comment ne pas devenir des anarchistes ?
Des révoltés, des insoumis, des anti-électoralistes ?
C'est la force de l'engrammation, du conditionnement
Qui fait subir et accepter un système dément !
Mais l'anarchisme a ses saints et ses mandarins
Chanteurs, poètes, savants, théoriciens
Ses organisations, et toute ses bureaucraties
Cela n'est justement pas l'anarchie
Qui est elle sans aucune hiérarchie
Qui accepte le désordre du départ
Et ne veut aucunement le moindre faire-part !
L'inhumanité est tolérée
L'inhumanité a fait son lit, pour partout s'imposer
Elle est devenue la normalité
Comme de fait l'agressivité
Ne pas en être, c'est la totale anormalité !
Et la plupart des gens ne peuvent imaginer
Une autre société, sans aucune exploitation
Sans autorité, sans chefferie, où tout soit gratuit et partagé
Comme chez les fourmis où c'est appliqué
Nonobstant
C'est seulement une question de nouvelle mentalité
Qui sait qu'à cela, elle peut tout y gagner
Plus de pauvres, plus de riches
Mais la vie authentique pour seule niche
Et des préjugés, lieux communs, jugements de valeurs
Plus personne n'aurait la peur
Et aussi toute la misère sexuelle
Qui est partout chez elle
Cette énergie en stase, en tension, devient de la guerre
D'une façon l'autre, il faut payer, pour se satisfaire
Des éducations réactionnaires la sexualité est prisonnière !
Nous pourrions naître et sourire
Au lieu de naître et de crier
L'haptonomie est là pour s'y inscrire
De l'obstétrique qui est à rééduquer, pour enfin rire
Naître dans l'eau
Serait plus sain, plus rigolo
Nous qui sortons, de nos mères, des eaux
Mais les mandarins
Dans tous les domaines, de A à Z, sont nos freins
Toutes les idéologies et religions, les croyances, en sont les reins !
Ce sont là toutes sortes de nazis
Qui depuis toujours, confisquent toutes les vies
Richesse ou pauvreté, le processus est infini
Je suis un peu lu
Par des gens qui me sont inconnus
Mes puésies, peuésies, pouésies
Qui sont sans aucune cachotterie
Sont complètement ignorées
Des personnes qui acceptent de me fréquenter
Et c'est ainsi souhaité !
L'écriture électronique
N'est d'aucune valeur
C'est une illusion d'optique
Du livre, elle n'a pas la saveur
Aucune trace, c'est simplement thérapeutique
Une giclée de sperme, orgasme informatique !
Aussi puis-je m'amuser
Aucune importance en vérité
Tout y est de la pure virtualité !
Sauf la mort, cette mariole
Même pour feu ( 1710-1774 ) Louis 15, mort puant
Se décomposant, qui puait la variole
Odeur insoutenable, il fallut l'enterrer, comme un manant
Je suis un mégalodon à toute effigie
Même si c'est en catimini
Seule la mort de nos proches
Nous touche profondément, c'est moche
Les seules personnes que nous connaissons vraiment, c'est ainsi !
En 2200, tout sera mort
Ou tout sera technocorps
Les roboticiens seront politiciens
Si aujourd'hui, nous ne faisons rien
C'est déjà l'informatique émotionnelle
Censée nous faire la vie belle
En Corée du Sud, c'est le début
C'est l'autisme dans tous nos instituts
L'empathie, la fraternité, l'entraide, c'est foutu !
L'inhumanisme veut s'humaniser
A l'école, à l'usine, à l'université, à l'armée
Le cyborg, le robot, pour nous singer
L'être humain augmenté
De la fin de l'humanité déjà programmée
Et qui pourra en profiter
Sinon des classes privilégiées ?
Comme pour le trafic d'organes
Dont le rein est l'acteur principal
Marché noir, mafia, c'est banal
C'est comme pour la came
Contre cela, la légalisation
Est la plus grande compréhension
Comme le cannabis en Uruguay
( né en 1935 ) José Mujica l'a fait
Ce président ancien des Tupamaros
Que beaucoup d'autres, est le moins sot
C'est moins dangereux que l'alcool
Qui à haute dose, rend l'humeur folle
C'est là une drogue encouragée
Car elle stimule la compétitivité et l'agressivité
Mais aussi les violences conjugales
Envers les femmes mais aussi envers les hommes
Comme de la foudre en boule
Qui d'un seul coup se défoule
Toujours et encore la violence sociétale
Tout s'irradie, tout se multiplie
Tout s'exporte, tout s'importe
Cela ne fait pas un pli !
Et jamais cela ne finit
Alors que le cannabis fait se détacher
Ce qui explique sa mauvaise publicité !
9 milliards de planètes habitées
Peut-être dans notre voie lactée
Tous nos rêves, tous nos cauchemars
Y sont de toute éternité
A l'univers, au multivers, tout est multiple, tout est rare
C'est feu ( 1879-1944 ) Paul Poiret
Qui confectionna les uniformes de l'armée française
En 1914, chair à canon, pour qu'elle se taise
C'est feu ( 1894-1961 ) L.F.Céline
De Sigmaringen, dépeçage, de son écriture indigne
C'est ma ville de Tonnerre
Et sa médiathèque bibliothèque Ernest Coeurderoy
Feu ( 1825-1862 ) Ernest Coeurderoy, révolutionnaire inclassable
Anarchiste hors les clous, indomptable
Je le lisais, jadis, en sa vision délurée, j'avais foi
Et dans l'ailleurs, tout se fait, tout se défait, tant de fois !
L'humeur vagabonde
Toujours ou jamais ne gronde
Comme A.Q.N.I
Ce site qui sur moi, déverse des calomnies
Des mesquineries et autres jalousies
Ils pensent à nous nos ennemis
Bien plus encore que nos amis
Vraiment, je les en remercie
Moi, l'anonyme, l'inconnu, le rien
Si vous saviez comme j'en ris bien !
Même si tout se tient
Même si tout est un seul lien
De toutes choses, je suis lointain
Justement pour ne pas être hautain
Pour la bien-pensance
Pour la bienséance
Pour le politiquement correct
Du gauchisme, de l'anarchisme, du libéralisme
Du fascisme, du nazisme, du capitalisme
Le cela ne se fait pas
Le toutim qui rythme nos pas
A tout cela, je suis un vaurien
De toutes nos manigances, je suis un gamin !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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