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14 rue du Sergent Godefroy

21 Mai 2013 , Rédigé par Patrice Faubert

C'est à Montreuil
Pas si loin des bois
Où en automne tombent les feuilles
Que son mort, feu ( 1896-1975) Jacques Duclos, en Staline, avait la foi
Cette année 1976, il fait beau et chaud
Excessivement et c'est une rareté
Avec la Jeanne Bresciani, je suis en ménage
Pour l'instant, une douce cage
Je suis entouré par la Corse
Avec laquelle je parle morse
Cette femme est toute féminité
Mais par l'idéologie féministe, est manipulée
Son appartement est petit, mais coquet
Et de fait, je m'y plais
Ses seins sont lourds et pleins
A ma bouche, ils sont un bienfait
Elle ne veut pas enfanter
Elle m'a déjà comme bébé
Un escalier à monter
Et deux portes par palier
Un seul étage, pour ne pas se fatiguer
Mais des voisins fascistes, à l'esprit étriqué
Qui travaillent à EDF, pour l'électricité de France
C'est vraiment pas de chance
Un soir, à plusieurs, ils m'ont attaqué
Et pour estourbi, je suis passé
J'étais dans l'ivresse, proie facile
Mais mon entourage n'était pas docile
Et mes amitiés corses vinrent me soutenir
Et nous vîmes ce fâcheux voisinage, à toutes jambes, s'enfuir
Je n'étais pas un orphelin
Moi aussi, j'avais des copains
Pourtant, un jour, tout finira
Je vais, je viens, je le sais bien
Je suis nomade, ouvert aux bras
Montreuil la stalinienne
Comme en 1937 en Espagne, toujours vilaine
Et puis, tout devient une photographie
Dans l'album de toutes nos supercheries
Tout ce que nous croyons aimer
A tout instant peut s'envoler
C'est léger comme une plume
Inconstant comme la cigarette qui fume
Le vent de la vie
Nous en fait nous détacher
Nous nous réveillons et c'est fini

Patrice Faubert ( 1976 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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