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Articles récents

Le système, ses agents, ses exécutants

18 Septembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Oui même une constipation ou une colique
Est éminemment politique
Car pourquoi, avons-nous une constipation ou une colique ?
Des contrariétés, tout est psychosomatique
Un licenciement, un accident, une séparation, un deuil
Et voilà une maladie
Dans notre société où tout est du souci et du conflit
L'amorçage cognitif
En matérialise organiquement l'émotif
Où s'articule l'architecture psychologique
Tout fusionne dans le triblastique
Ectoderme, endoderme, mésoderme
Feuillets qui se parlent, qui se conjuguent
Tout y est lié, aucune fugue
Mais c'est la domination qui l'orchestre
Et qui envoie la bonne santé, paître
Toujours la même vague
Diverses misères et diverses pauvretés
Et aussi dans nos prétendues spiritualités
Comme l'écrivit un jour
Feu ( 1808-1855 ) Gérard Labrunie
Donc Gérard de Nerval, un vrai maudit
" Je suis l'autre " il le dit, bien avant d'autres, plus en cour
Et feu ( 1850-1893 ) Guy de Maupassant
Qui soit dit en passant
Dans sa folie, se prenait pour un chien
Responsable de toutes les guerres, la folie cela n'est pas rien
La maison du docteur Blanche, en fut le témoin !
Tous les livres que nous lisons
Tous les sons que nous entendons
Paroles, chuchotements, cris, vociférations
C'est tout cela qui nous construit
C'est tout cela qui nous unit et qui nous désunit
C'est notre mise à façon
C'est de cette usine que nous sortons
Nous ne pouvons y échapper
Mais différemment, nous pourrions l'organiser !
Comme les 250 types cellulaires chez l'homme
De toutes nos actions, sont le premier tome
Tout est relié, tout se tient
Rien n'est là pour rien, rien n'est vain
Rien ne se fait pour rien
Comme la plupart des sites de poésie
En France, qui me censurent et me rejettent
L'art est aux mains des diverses bourgeoisies
Du capital, l'art met les lunettes
Même parfois quand c'est moins inepte
Comme la fonderie du groupe " Montupet "
8 mois de lutte ouvrière, 2011/2012, quel toupet
Pour finalement, n'empêcher vraiment rien
Et c'est " Saint-Jean Industries " qui reprend la main
Vraie concussion mais fausse ipséité
Maintenant, il faut lutter, pour davantage s'aliéner
Avec la complicité des syndicats, pour davantage, se faire exploiter
Tout peut se dire ou s'écrire
A condition que personne ne le sache
On ne coupe plus les têtes à la hache
Tant de façons d'effacer ce qui fâche
Les bourgeoisies en sont le cache !
Et il y aura peut-être pire
Que les 872 jours de Léningrad
Où la dignité en prit pour son grade
Blocus, aucun abri pour fuir
Dystrophies, du cannibalisme alimentaire
Des chats et des gens furent mangés, il faut le dire
Comme dans beaucoup de guerres
26 personnes mangées en décembre 1941
366 personnes mangées en janvier 1942
494 personnes mangées, premiers jours de février 1942
Car il y eut un terrible hiver
Avec en face, les nazis, effroyable guerre
Et beaucoup de cannibales forcés
Par la police stalinienne furent arrêtés
Et sans aucun doute, sommairement exécutés
Comme en 1948, l'affaire de Léningrad
Autre procès stalinien, toujours rétrograde
Et tous les dirigeants de cette ville, à cette époque
Furent fusillés, et ce, sans aucune équivoque
Ils devinrent des ennemis du peuple
S'ajoutant à un million de morts et de mortes de faim
Et en tout, 1 million et 800.000 victimes, au moins
Et de la soupe de chats et d'enfants
Et tout ce qui dépasse l'entendement
Et plus personne ne peut le dire vraiment
Un aperçu de toutes les guerres
Aujourd'hui, demain, hier !
Il y a les exécutants du système
Policiers, mercenaires, fonctionnaires
Il y a les agents du système
Chercheurs, chercheuses, acteurs, actrices, artistes
Hommes et femmes de lettres et de spectacle, même les anarchistes
Chanteurs, chanteuses, tout ce que l'on aime
Et les agents sont aussi des exécutants
Et les exécutants sont aussi des agents
Le capital
Sait récompenser ceux et celles qui sont à son service
Et sa fausse contestation fait partie de ses caprices
Les agents du système
Les exécutants du système
Peuvent se réclamer de n'importe quoi
Le capital n'en fait pas cas, en eux et elles, il a la foi
C'est son gigantesque commerce
Et personne n'échappe à sa messe !
Si l'argent est le sang du capital
Les agents et exécutants du système en sont les artères
Pour sa circulation, ce sont les fonctionnaires
Le capital s'autoreproduit sans aucun mal
De l'unicellularité à la pluricellularité
Dès que quelqu'un devient connu
Et pas forcément une célébrité
C'est forcément plus ou moins fichu
Car ce quelqu'un devient une autorité
Il faut donc rester parfaitement inconnu
Et de tous les gens connus, se défier !
Car tout finit dans un musée
Car tout finit dans une exposition
Le capital peut tout récupérer
Il peut même en faire la promotion
Comme les vignes de France
Aux mains de la finance
3 pour cent des terres agricoles
Mais 20 pour cent des pesticides utilisés
Et des cancers pour les ouvriers et ouvrières viticoles
Ainsi que pour les riverains, la bêtise décolle
Et toujours le fric, comme seul protocole !
Les chefs des services secrets
Sont le plus souvent stupéfaits
Et presque sidérés de leurs propres méfaits
Comme le patronat français
Et les patrons de tant d'autres pays
De revenir en arrière, prennent tous les permis
De l'exploitation, le patronat international, se permet tous les excès
Comme au bon vieux temps, le capital se repaît !
Et le capital
Cela n'est pas seulement " Mittal "
Mais toutes les banques et toutes les multinationales
Avec des fermes géantes comme " Les mille vaches "
Tout devient hors-sol
Et aussi des mégaporcheries, du capital, les nouvelles boussoles
L'être humain ne vaut rien
Pour exister, il faut se conformer, il faut des biens
Les agents du système, du capital, sont la propagande
Il ne peut y avoir aucune contrebande !
Comme feu le pauvre nazi
La fameuse insulte des situationnistes
Sur feu ( 1889-1976 ) Martin Heidegger
Qui du nazisme méritait la croix de fer
Et à la philosophie militaire, il ne peut que plaire !
Comme les hypothétiques néandertaliens attardés
De la cryptozoologie, un conte de fées
Comme pour les ovnis, rien ne peut-être prouvé
Le but caché est simplement de faire rêver !
La vie devenant irrespirable
Cela en devient mémorable
Il faut donc de nouvelles religions
Comme des camisoles de force, de rétention
Nous savons maintenant de quoi nous débarrasser
La solution de la révolution
Est la révolution de la solution
La vie est morte, partout, il faut le constater
Pour la vie vivante, la clef est ici, il faut l'utiliser !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien



Déréliction dans l'exhaustion

15 Septembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Autrui est le faquin
Préciser, nul n'est besoin
Attention, voilà l'humain
Et, la franchise rentre vite dans l'écrin

Dire la vérité
N'est pas chose aisée
Sans risquer d'être blessé
Ou de finir la tête tranchée

La mode est de dauber
La fleur n'est plus appréciée
Et bientôt, la ténèbres nuit
Va nous aspirer, tel le puits

Et le cri de toutes nos peurs
Et le hurlement de toutes nos douleurs
Jaillira de toutes les tombes
Surgira de tous les mondes

Patrice Faubert ( 1972 ) puète, pouète, peuète, paraphysicien

Modus operandi de l'apocope

12 Septembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

La racaille
N'est pas dans les cités
La racaille
Ce sont les députés
Certes
L'on ne stérilise plus comme sous le nazisme
Les handicapés, les dépressifs, les pas motivés
350.000 personnes furent ainsi opérées
Certes
Sous l'hypocrite capitalisme
Ces personnes sont simplement en marge de la société
Certes
Elles ne risquent pas d'être enlevées
Comme les 250.000 enfants
En zone occupée par les nazis allemands
La folie des guerres, jamais, elles ne peuvent s'arrêter
Souvent des enfants polonais, yeux bleus, cheveux blonds
Pour le Lebensborn, ces bordels pour officiers
L'élite nazie, pour des femmes sélectionnées, les ensemencer
Il fallait repeupler les pays conquis
Par des enfants conditionnés, propager l'idéologie nazie
Le but final étant de tout germaniser
Et de remplacer les populations éliminées
Alors après
Même si c'est un canular
Et pour les victimes, un éternel cauchemar
Un feu ( 1865-1919 ) Aaron Kosminski
En admettant que cela soit bien lui
Car c'est une affaire qui toujours rebondit
Le mythique et décrié " Jack the ripper ", dit " Jack l'éventreur "
C'est bien petit, face aux nazis, en fureur
Cela n'était qu'un modeste apprenti
Que cela ait été un autre ou lui
Un barbier de Whitechapel surtout malade mental
Qui fut enfermé chez les fous, à vie
Une histoire somme toute assez banale
Seule était certaine sa folie
( Mais c'est encore une fausse vérité
Car un témoin qui l'avait formellement identifié
Fut, par les services secrets, obligé de se rétracter
Car la communauté juive aurait pu être inquiétée
Par des pogroms, que la monarchie anglaise voulait éviter
L'affaire, à l'amiable, fut donc étouffée
Car dans cette mythologie où tout est déliré
Tout peut ainsi se supposer ! )
Comme les Napoléon, Hitler, Mussolini
Et autres dictateurs, qui firent en gros
Ce que d'autres moins adroits firent en tout petit !
Il faut comme les derniers chasseurs-cueilleurs
Les San de Namibie
De l'Histoire, savoir lire les heures
Pas seulement de la terre ou des cavernes, mais de la vie
Il faut de nouveaux pisteurs
Pour déchiffrer toutes les traces
De l'Histoire, de la science, de la technologie, comme de la glace
Des arts, de la philosophie, du malheur, du bonheur
Au-delà
Des gauches et des droites
Au-delà
De toutes nos institutions
De toutes nos administrations
De toutes nos conventions
De l'inintelligence organisée
Des écoles, des usines, des bureaux, des universités
Il faut absolument tout jeter !
Mais c'est comme si je parlais
La langue d'une autre planète
Comme si, de mon derrière, des pets s'échappaient
Alors, que tout, dans le monde, pète !
Des attardés mentaux voudraient faire croire
Que le fascisme est aux portes du pouvoir
Alors que le fascisme a toujours été au pouvoir
Des courants différents, mais c'est toujours lui, que l'on peut boire
Car le fascisme est le pouvoir
Qui est le pouvoir du fascisme
Ainsi le fascisme est déjà au pouvoir
Ainsi tout le monde se fait avoir !
Comme il n'est pas impossible
Si le présent se poursuit dans le futur
Que toute la nourriture
Absolument toute, soit sous forme de levure
Dans le commerce, par correspondance, cela sera admissible
Mais déjà
L'être humain
Est devenu le pire ennemi de tout être humain
Surtout avec les nouvelles technologies
Qui isolent les gens, un authentique mépris
Le capital
Parle beaucoup de tolérance
Car il est parfaitement faussement tolérant
Le capital
Ne parle que rarement de dominance
Car il n'est que dominance
Appelons donc à une manifestation
Pour le premier jour de l'an 2015, pour une agitation
Contre toutes les idéologies, contre toutes les religions
Contre le salariat, contre toutes les exploitations
Dans chaque ville du monde, place à l'imagination
Aux médias libertaires de relayer cette proposition
Vous allez me croire en pleine démence
Car je sais ce que sur moi, vous dîtes, dans vos confidences
Cela serait pourtant la plus belle des danses !
Depuis plus de 40 ans, avec ce rêve, toujours là
Chaque fois que j'ai manifesté, c'était pour cela
Mais nous étions une infime minorité
Car personne ne voulait vraiment tout transformer !
Il y a la méthode des lieux
Pour mémoriser davantage, en performativité
De la technicité des champions de mémoire
Le capital a ses foires
Pour dans des hiérarchies, s'élever
Tout dépend de ce que l'on mémorise
Surtout les rituels, les conformismes, les traditions, qui s'éternisent
Nos mémoires sont celles du capital
Tout s'en écoule, c'est son canal
La mémoire n'est pas intelligente
Elle n'est que mémoire, savante ou intelligente
L'intelligence a besoin de peu de mémoire
Il lui suffit d'observer, d'écouter et de voir !
Ainsi, les dix mille espèces d'oiseaux
Anciens dinosaures, comme nous, ne sont pas sots
Dont certains peuvent dormir en volant
Ce que fait aussi l'être humain en votant
Le capital est au top
Pour la novlangue et l'apocope
Toutes les mémoires de l'inutile
Toutes les mémoires du futile
Avec ses colporteurs, avec ses représentants
Avec ses professions, avec ses corporations
Tout est au point pour sa perpétuation !
Puis l'espèce humaine disparaîtra
Après avoir tout mis au pas
Tout l'annonce déjà
Avec par exemple, la pêche électrique
Et autres monstruosités technologiques
Et absolument tout procède comme cela !
Je suis le peuple des sans-dents
Mon blog, c'est mon livre, c'est mes dents
Et puisque TOUT fabrique du dément
Sur les murs, un seul slogan " MORT AUX GENS "
Le capital a toujours une fausse contestation d'avance
Il est maintenant infiltré dans toutes les nuances
Un peu comme la matière noire ou masse cachée
Qui est au fond, de la gravitation modifiée
Anamnèse de toutes origines
De tout ce que l'on imagine
Et prisons fermées ou prisons ouvertes
Tout s'y échoue, c'est trop bête
Un peu comme dans la vie
Parfois pire que la prison, tout est dit
Ou chaque être humain
Est son propre gardien
L'école prison, l'usine prison, l'université prison
Tout est en prison, de toutes façons
Et puis nos autorités détournées
Que nous aimons toujours citer
Nos poètes, nos écrivains, nos savants, nos vedettes, nos présentateurs
Nos philosophes, nos chanteuses, chanteurs, nos actrices, acteurs
Cela engendre de l'infériorité et de la supériorité
Nous en sommes les jardinières et les jardiniers
Que de soi-même il faudrait se réclamer
Seulement soi-même il faudrait citer !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Laboratoire paraphysique

11 Septembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Je chie
Comme j'écris
Cela déplaît
Cela pue
Mais vos mépris
Me font sourire
Mais vos flatteries
Me laissent sans ire
Aucune recherche
Tout est fait
Du premier jet
Je chie, vous dis-je
Je rigole, vous dis-je
J'écris
Comme je chie
Mon laboratoire est partout
C'est de la paraphysique, c'est tout
Préparez vos papiers
Pour y entrer
C'est comme pour les water-closets
Il faut s'essuyer le derrière net
Avant d'en sortir
Je chie comme j'écris
J'écris comme je chie
Ce sont des mauvaises odeurs
Qui attisent vos peines du coeur
Je chie comme j'écris
Alors vos mépris
Me sont une langue étrangère
Alors vos flatteries
Me laissent loin derrière
Mon laboratoire est partout
C'est de la paraphysique, c'est tout
Je bâcle, je dégueule, je barbouille
C'est honteux, sans bienséance
Je me nourris de vos répugnances
Je bâcle, je tacle, je fouille
Tout d'un premier jet
Et beaucoup tombent dans mes rets
Je me repais de vos indifférences
De vos suffisances, de vos rejets
De vos haines pleines de la bien-pensance
Vous me dégueulez, je vous dégueule
Nous nous dégueulons, vous vous dégueulez
Mon laboratoire est partout
C'est de la paraphysique, c'est tout


Patrice Faubert ( 2011 ) puète, pouète, peuète, paraphysicien

Les images

7 Septembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Les images que nous nous faisons
De nous-mêmes
Et des autres
Ne sont que des image
Elles ne correspondent aucunement
A aucune réalité ou presque
Et l'on faillit brûler
Le maître de la lumière
Feu le peintre Dominikos Theotokopoulos
Dit El Greco ( 1541-1614 )
Pour des images picturales sublimées
Des images je sais tout
Des images qui mentent
Des images je suis le plus fort
Des images je suis la plus forte
Des images des fiers-à-bras
Des images c'est moi que voilà
Des images c'est moi qui parle
Des images qui savent tout
Des images qui en fait, ne savent rien
Ni d'elles-mêmes, ni des autres
Toutes les images sont mythomanes
Toutes les images sont prétentieuses
Toutes les images sont agressives
Et dans nos sociétés marchandes, l'agressivité
Est bien logiquement la normalité
La non agressivité est strictement
Considérée comme anormalité
Toutes les images sont menteuses
Surtout les images que nous nous faisons
De nous-mêmes et des autres
Et nous sommes tous et toutes des images
Vraiment pas sages
N'est-il pas vrai ?
Des images morales, des images immorales
Alors qu'elles devraient toujours être amorales
Les humains ne sont pas beaux
Les humains ne sont pas laids
Les humains ne sont pas sots
Les humains ne sont que des images
Leurs images, les images des autres
Des hallucinations, des sublimations, des interprétations
Les choses se contentent d'être
C'est nous qui les interprétons
Les choses se contentent d'être
C'est nous qui les moralisons
C'est nous qui les valorisons
C'est nous qui les déprécions
Toute image fabrique une autre image
Ne pas avoir la moindre image
De soi et des autres
Peut seulement ne reproduire aucune image
Et peut détruire toutes les images
Afin de cesser la reproduction
De l'usine à façonner les images
Toute image est fausseté
Toute image est monstruosité
Toute image est figée
Toute image est paralysée
Toute image est morte
Toute image est la guerre
La vie est au-delà de toute image

Patrice Faubert ( 2011 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Paraphysique de l'argutie

6 Septembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Au Cameroun
L'on repasse non des torchons
Mais des jeunes femmes, les futurs nichons
Pour que les hommes n'aient plus envie d'elles
Pour leur éviter l'inceste, le viol, et autres horreurs
Car la femme non mutilée vit dans la terreur
Cela n'est pas forcément mieux ailleurs
L'économie nous rythme de ses humeurs
Telle heure pour manger
Telle heure pour se coucher
Telle heure pour se lever
Toutes les heures sont programmées
Et maintenant certains campings
Avec des arbitres comme sur un ring
Et j'exagère, mais cela va devenir vrai
Déjà l'on peut en apercevoir les traits
Impossible d'en sortir ou d'y entrer
A certaines heures, tout est règlementé
Ou alors, il faut faire de l'escalade
Si la nuit, l'on veut faire une ballade
Petit à petit, et en tous domaines
Les fascismes nous coupent les veines
Personne ne me croit, cela ne me fait aucune peine
Et les fascismes ont tellement d'autres noms
Mais peu importe, quand c'est la même rengaine
D'une façon l'autre, cela revient au même
Chaque jour le capital la sème
Un coup de bâton est un coup de bâton
En dépit de son appellation
Mais les grands esprits
Ces intellectuels de tous les régimes
Et autres experts de l'argutie
De la fausse conscience sont l'intime
Ils savent avec de grands mots
A la vérité, faire la peau
Et moi, je dis
Que le fascisme libéral
Est un fascisme qui est devenu subtil et surtout global
De tous les courants, il se rit
Car il est déjà dedans
Démocratie libérale ou autre farce, c'est hilarant
Et c'est encore dans certains endroits de mer
Que l'on retrouve le plus de réactionnaires
Midi et Sud-Est de la France
Là, c'est le record
Où le front national fait ses meilleurs scores
Les riches achètent le soleil, c'est une connivence
Mais ce qui est nouveau, mais oui
C'est que la plupart des fascistes d'aujourd'hui
Ne savent même pas qu'is sont des fascistes
Ne connaissant pour la plupart rien au fascisme
Il faudrait leur donner des cours
Et ainsi, ils se rendraient compte, qu'ils l'ont été toujours !
Les divers fascismes historiques ou imités
Mais en vérité
N'ont besoin d'aucune culture pour s'imposer
Seuls les chefs doivent savoir
Les masses sont là, servir et obéir, c'est son pouvoir
Les fascismes sont démagogues
Ils savent se déguiser en psychologues
La surpopulation
Fait le jeu de toutes les dictatures
Affichées ou cachées, c'est sa verdure
Car c'est dans le ventre des femmes
Que se trouve de futurs infâmes
Aucune vérité ne peut se dire
Rarement, on peut la lire
Cela n'intéresse plus personne
Plus aucune cloche ne sonne
L'écrire oui, mais la dire, c'est autre chose
Aucune vérité ne sent la rose !
Sans parler de la vérité en politique
Ridicule pitrerie, abjecte colique
Et puis chacun à sa vérité
Cela ne peut provoquer que l'hilarité
Tu as raison, j'ai raison, il a raison
Vous avez raison, nous avons raison, ils et elles ont raison
Comme toute l'humanité qui est science et philosophie
Même si c'est le contraire de l'évidence !
Je ne me sens pas coupable
De toutes les misères du monde
Misères connues ou inconnues, la même fronde
Car de les supprimer, je suis bien incapable
Je ne peux que les dénoncer
Et même si, seulement de loin, j'en suis l'associé !
Historiquement
Le fascisme mussolinien
N'était ni raciste, ni antisémite
Cela n'était pas sa moule frite
Il était avant tout nationaliste
Il était avant tout anticommuniste
Il brisait les grèves
C'était marche avec nous, ou alors crève !
Mais c'est une expression du capital
Quand il est au plus mal
Et si la nature est amorale
Le capital lui est immoral
L'argent est sa seule morale
Il n'en a pas toujours été ainsi
La société matrilinéaire fut une société d'anarchie
Il y a certes des milliers d'années
Et tout le monde l'a oublié !
Et même, c'est plus récent
Dans les îles du Pacifique Sud
Où tout est encore un peu partagé, mais on l'élude
L'anarchie cela n'est pas délirant
Puisque il n'y a pas si longtemps
A des endroits de la planète Terre, tout fut collectivisé
Les femmes, les enfants, le boire, le manger
Tout est dans la structuration des mentalités
Toute femme devrait plaire à tout homme
Tout homme devrait plaire à toute femme
Mais nous avons des préjugés
Les âges, les critères de beauté
Ce qui est encore de la pensée séparée !
Le climat nous détermine aussi beaucoup
L'isolement mais surtout le froid
Cela mit les néandertaliens dans l'effroi
Pourtant bien costauds et aux poils roux
Voici 28000 ans ce fut leur fin, de la malchance, c'est tout
Avec le cannibalisme de la faim
Et le manque de diversité génétique
Qui finalement, ridiculise la pensée raciste, voilà tout
Car le mélange c'est magique
Et la xénophobie est idiote, c'est pour les fous
Pas de mutation sans évolution
Pas d'évolution sans mutation
Il n'y a aucune race
Il n'y a que des traces !
300 nouvelles maladies infectieuses
En 60 ans, la réalité n'est jamais capricieuse
Comme la plupart des couples
Qui ne font que cohabiter
Car ils ne savent pas s'aimer
Même pour les plus souples
Le couple et une vieille fille acariâtre
Surtout pour les plus opiniâtres
Moi aux échecs répétés, sans me chercher noise
Comme me le disait le légionnaire Bébert
C'était forcé, avec des petites bourgeoises
Qui sont le plus souvent réactionnaires
Mais si vous connaissez
Une femme qui ne le soit pas, vous me la présenterez !
Tout ce que je fais pour toi
Tu me dois ça, tu as profité de moi
Et toutes les doléances habituelles
L'amour qui devient haine, une ritournelle !
Tout le monde profite de tout le monde
Mais aux autres, nous faisons la leçon
Nous voulons toujours avoir raison
Car c'est la rancune qui nous inonde
Personne n'est objectif
Tout le monde est réactif
Cela dit
Le fascisme libéral est partout chez lui
Il est si banalisé
Que partout il peut s'exprimer
Et à nouveau
Dans les élections, il peut et va s'imposer
Car il est de moins en moins sot
Et à nouveau
Les gens sans espoir, vont se jeter dans son eau
Il y aussi cette peur généralisée
Savamment entretenue, pour diviser, pour dominer
Tous les pouvoirs savent en user !
Le monde va devenir de plus en plus terrifiant
Sans conscience, sans réflexion, indifférent
D'une médiocrité qu'aucun siècle n'avait atteint
Et à la fin c'est toujours le méchant qui gagne
Encore plus souvent qu'en football, l'Allemagne
Tout se joue dès l'école
Et à la fin, toute hiérarchie, rigole !
Et aussi cette inculture politique généralisée
D'une incommensurable bêtise infatuée
Satisfaite d'elle-même, à la cogitation castrée
Par toutes les diverses propagandes télévisées
C'est beaucoup plus efficace que toutes les armées
Ou les polices, là, pour gommer cette effarante réalité
Elles ne sont que les bras armés des diverses fractions du capital
Extrême gauche, gauche, droite, extrême droite, des armes fatales
Au cas où, le boniment irait au plus mal !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Vivre, mode d'emploi

30 Août 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Ah ... je voudrais vous voir choquer
Par un masturbateur grande place
Ah ... je voudrais vous voir choquer
Par un 90 ans baisant dans la rue
Avec une fille de 18 ans
Elle consentante, lui consentant
Ah ... je voudrais vous voir choquer
Par une bande de lurons et luronnes
Dont les âges, 20-12-62-44 ans
Seraient un défi aux clichés et aux apparences
Ah ... je voudrais vous voir choquer
Par ce que le caché deviendrait visible
Ah ... je voudrais vous voir choquer
D'un individu baissant culotte
Et déféquant face TF1
Sur journaux toutes idéologies
Et toutes les revues religieuses
Ah ... je voudrais vous voir choquer
D'un vivre, mode d'emploi
Ah ... je voudrais vous voir choquer
De deux farceurs de 70 et 82 ans
Faire l'amour en public
Et gueuler contre le racisme des âges
Ah ... je voudrais vous voir choquer
D'une fillette de 10 ans
Suçant le vit d'un copain de 12 ans
Place Saint-Michel
Ah ... je voudrais vous voir choquer
D'un énergumène disant
A vos patrons
Le travail que vous me proposez
Est sans intérêt et purement débile
Crève salope, ta vie vaut pas cent balles
Ah ... je voudrais vous choquer
Que les tarés/tarées et imbéciles
Se mettent à puer de la bouche
Ah ... je voudrais vous voir choquer
Que le mensonge devienne mortel
Tout ceci existe déjà
Et c'est heureux
Nous ferons de nos pires

( Ajout de 2014 ) Ce texte fut publié à l'origine dans le quotidien " Libération " en 1982, alors contestataire et non conservateur comme aujourd'hui, et il fallait lire " Suçant le vit d'un curé " que j'ai préféré modifier en " Suçant le vit d'un copain de 12 ans ".)

Patrice Faubert ( 1982 ) puète, pouète, peuète, paraphysicien

Infobésité et faux évergétisme

29 Août 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Avec l'infobésité
Toutes ces informations que l'on ne peut classer
Et qui souvent ne font que se recouper
Sur Internet ou ailleurs, chaque groupuscule, chaque boutique
Chaque média donc a sa ligne politique
Il ne faut pas en dévier
Pour y être accepté
Sinon c'est le refus net ou dissimulé, qui est assuré
Le succès des blogs peut ainsi être expliqué !
Car sinon vous êtes un franc-tireur
De tout idéal un vrai tueur
Vous avez en théorie, le droit de tout écrire
A condition de n'en rien faire, de ne rien dire
Il faut jouer le jeu
Où l'on vous jette dans le feu
Il faut être dans une ligne politique
Il faut être dans une ligne artistique
Et finalement tout est recommencé
Les mêmes erreurs, la même stérilité
Comme le fait tout gouvernement
Tout contrôlé, tout censuré, c'est désolant
Avec toujours de bons prétextes
Pas de ligne politique, pas de ligne artistique, vos textes
Les c'est cela, les c'est ceci
Faîtes cela, ne faîtes pas ceci
Tout est aux mains de la domination
Les pires ne sont pas forcément dans la réaction !
Pourtant c'est oublié
Que sans les premières plantes
Qui apparaissent il y a 475 millions d'années
Nous ne serions pas là, c'est notre rente
Comme les premières feuilles
Qui apparaissent il y a 360 millions d'années
Nous ne serions pas là, c'est notre rente
Comme les premières fleurs
Qui apparaissent il y a 145 millions d'années
Nous ne serions pas là, c'est notre rente
C'est pas comme le front national, le vrai
Celui de 1941, groupement de résistantes et résistants
Orienté par le parti communiste français, c'est un fait
Le faux frère de 2014, le résiliant
Du stalinisme au fascisme
Soit toujours le même dogmatisme
Il y a souvent des vases communicants
Entre tous les courants politiques, c'est confondant
Voici pourquoi le capital est si endurant
Jamais
Il n'y eut autant de misanthropes
Tout le monde veut le faire savoir, quelle époque
Voilà ce que c'est de faire des gosses
Qui auront leur compte de plaies et de bosses
La surpopulation est la pire des choses
Il y a beaucoup trop de monde sur Terre, le dire, j'ose
Il faut vraiment faire une pause
La procréation en ménopause
Et puis comme me le dit un copain
Tout le monde est devenu le con de quelqu'un
Alors mort aux connes et aux cons
Il faudrait tuer tout le monde, soit, très bien
Comme le diffus cosmologique et son fond
-270,424 degrés Celsius, 2,728 kelvins
Mais l'état minimal, l'état apaisé
-273,15 degrés Celsius où plus rien n'est rayonné
Zéro absolu, théorique car quantique
0 Kelvin, pas de conduction, pas de convection
Et plus aucune agitation !
Mais au niveau humain
Qui n'est pas bien malin
Tout pourrait être différent
Apprendre autre chose pour vivre autrement
Il y a donc des misanthropes de gauche
Il y a donc des misanthropes de droite
C'est comme cela, on ne peut rien y faire
Tout est pourri, c'est le réactionnaire
C'est comme cela, mais on pourrait tout refaire
Tout est pourri, c'est le révolutionnaire
Le, on ne peut rien y faire
C'est aussi la grille de l'inné et de l'acquis
Et tout ce qui va avec
Comme l'homme de spectacle du type ( né en 1956 ) Michel Houellebecq
Malgré toutes ses prises de becs
De toutes possibilités, gauche ou droite
Certainement, il n'est pas ni de droite, ni de droite
Et puis par la société marchande il est gratifié
Il y est reconnu, il n'a pas envie de la changer !
Nous défendons nos petits intérêts
L'être humain peut-être très mesquin
De belles écritures, de beaux discours
Pour tout expliquer, et c'est reparti pour un tour
De plus, ce drôle de bec, accepta de manger avec Nicolas Sarkozy
Pas du tout étonnant venant de lui
Toutes les vedettes spectaculaires sont ainsi
Forcément dans tous les compromis
De gauche, de droite, ou autre, pas que lui !
D'autres noms, mais tout revient toujours
C'est le cycle de l'éternel retour
Comme la surpêche, déjà dénoncée
Par feu ( 1899-1997 ) Anita Conti, dès 1950
A ma date de naissance, plus une année
Mais aujourd'hui c'est déjà l'information numérique
Et l'information papier va devenir famélique
Rien qu'aux Etats-Unis, 150 quotidiens
Ont disparu ces dix dernières années, c'est vilain
La presse va mal, le livre aussi
La rançon des nouvelles technologies
En France, c'est " Le parisien libéré " qui va au mieux
Cela n'est pas vraiment curieux
Car il est moins que militant
Pour aucun pouvoir il n'est dérangeant
De nos jours, c'est ce que lit le peuple
Quand sa culture se dépeuple
Et c'est mieux que les journaux faussement gratuits
Payés par la publicité et très vite, on les oublie !
Sauf en Inde
Qui de la presse papier, est l'Eldorado
Pour l'instant, encore aucun bobo
Mais l'on prévoit déjà, cela n'est pas très dur
La disparition des quotidiens, c'est sûr
Qui n'est déjà plus de la presse d'opinion
Dans un futur proche, pas si lointain
2017 aux Etats-Unis
2022 en Australie
2024 en Espagne
2029 en France
2030 en Allemagne
Car tout est infiltré par le numérique
Un jour dans les corps et les objets
De la publicité l'être humain sera plein sujet
De la mémoire artificielle, l'humain sera une réplique
L'opinion est morte
Personne n'en veut plus
Ou c'est l'opinion de tout le monde, de la sorte
Les clones sont partout dans les rues !
Pour le capital
Tout est interchangeable
L'écrivain peut devenir un comique
Le comique peut devenir un écrivain
L'homme politique peut devenir un contestataire
Le contestataire peut devenir un homme politique
Car le capital est ubiquitaire
Tout le nourrit et tout le sert
A la vérité
Il n'a ni gauche ni droite
Ni extrême gauche ni extrême droite
Car tout le vend et tout l'achète
D'une façon l'autre, tout le répète
Certes, mais il a des tendances plus ou moins bêtes
Sur lesquelles l'on met des étiquettes !
Le capital tue sournoisement
Comme le sel des aliments industriels
25000 morts en France, et par an
Il faudrait 5 grammes de sel par jour
Le français en consomme 8 grammes par jour
Le capital exploite, tue, affame, hypocritement
Comme TF1 et France 2, chaînes de la télévision française
Pour payer des ouvriers à l'heure portugaise
560 euros par mois, elles en sont fort aise
Chez les autres, c'est critiqué et dénoncé
Chez elles, c'est recommandé et appliqué
Le double langage de la pensée séparée
Tout doit être du folklore
Pour la frime toujours et encore
Comme les slogans et les autocollants, entendus ou lus
Dans les manifestations de la rue
Tant que c'est par tradition
Tant que c'est du bidon
C'est toléré, très vite, tout sera des mémoires, effacé
Il faut accréditer la démocratie
Faire croire qu'elle est une amie
Qui est protégée par des serviteurs armés
Comme les samouraïs du temps passé
Pendant 1000 ans, cela a duré
Et en 1870 enfin supprimé
Le capital sait se protéger
Tout ce qui le dérange sait annihiler
Et le capitalisme privé a fait plus de mortes et de morts
Que le communisme stalinien étatique, c'est très fort !
Tous les jours cela continue
Il faut se battre pour la survie
Pour les riches ou plus encore pour les pauvres, cela est enfin dit
Depuis longtemps il n'y a plus de vie !



Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien


Anarchie ou barbarie

26 Août 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Carbone noir
Nuage noir
Sur toute l'Asie
Et une partie de l'Arabie
Voici la société industrielle
Avec toutes ses merveilles
Que l'on retrouve, avec les vents
A 5000 km en montagne, rien d'étonnant
Comme l'Amazonie
En cent ans quelques sécheresses
Et déjà deux au cours de la dernière décennie
C'est le début, cela n'est pas fini
L'Europe et l'Arctique
Aux premières loges du réchauffement climatique
Au cours de ces dix dernières années
Le gaz carbonique est bien dopé
La température moyenne augmente
Des pays dans la tourmente
4 degrés en 5000 ans
4 degrés en cent ans
La glace en diminution d'un tiers
Et en cas de fonte de la calotte glaciaire
De sept mètres augmenterait le niveau des mers
Et d'énormes inondations ici ou là
Comme à New York, Shanghai, Rotterdam, Calcutta
La catastrophe est déjà là !
La couverture de glace
Perd beaucoup plus de masse
Qu'elle n'en gagne, elle n'est pas stable
Dans l'après moi le déluge, rien n'est durable
Et la résistance, jamais vraiment, ne décolle
Même si, la forêt amazonienne, arbres plus le sol
C'est 200 milliards de tonnes de carbone
L'organisation de ce monde est folle
Avec aussi des courants océaniques perturbés
Et donc une orientation climatique affolée
Déjà des réfugiés climatiques
Qui sont finalement des réfugiés politiques
Car la politique de la vie
Est la vie de la politique
Qui mène le monde à la matraque
Et qui, tout le vivant, détraque !
Comme aussi, les 1600 ha de zones humides
Avec ressources d'eau et espèces protégées
De NDDL, Notre-Dame-des-Landes, pour l'identifier
Vers Nantes, en France, où tout est menacé
Pour un aéroport inutile, on veut exproprier
C'est le groupe Vinci, de véritables nazis
Pour qui la vie c'est la technologie
Et les complices de cette idiotie
Oui, il faudrait éliminer les députés
Pas besoin de députés pour s'organiser
En 1974, zone d'aménagement différé
Mais le projet débile, en 1960, déjà programmé !
Un bon député est un député mort
Sous terre, là, il ne peut plus faire aucun tort
Ils en firent les frais
Les républicains espagnols, ces premiers résistants
La plupart anarchistes, tels sont les faits
En France, de la première heure, les vrais résistants
Pourtant si mal accueillis en France
Déportés dans des camps français, humiliés
Puis dans la deuxième division blindée
De feu ( 1902-1947 ) le général Leclerc, en confidence
Et que seul, feu ( 1908-1991 ) le capitaine Dronne, sut respecter !
Certains anarchistes se retrouvèrent dans la légion étrangère
Pour devenir résistants, ce qu'il ne faut pas faire
Toujours rejetés, par l'autorité, les libertaires !
Pas comme les staliniens espagnols
Pas comme les faux socialistes espagnols
Cette vermine, cette vérole
Qui du franquisme fut l'obole !
Il aurait fallu une mainmise anarchiste
Pour mettre au pas tous les fascistes
Comme la plupart des brigades internationales
Qui étaient staliniennes ou nationales
Parfois, il faut être sectaire
Pour que vive le communisme libertaire
Car il n'est rien s'il est autoritaire
C'est alors un faux communisme stalinien
Un communisme bourgeois ou réformiste
Et on ne réforme pas le capitalisme
Il faut en détruire tous les liens
Et alors nous n'aurons plus jamais besoin
D'aucune célébrité, d'aucune autorité, d'aucun isme !
Car
Quand on aime la vie
L'on ne va pas au cinéma
Mais de la vie
Nous n'aimons que sa représentation
Alors, effectivement
Nous allons au théâtre, au cinéma
Nous écoutons la radio, nous regardons la télévision
Toute une propagande qui conditionne nos opinions
Le spectacle de la vie
Est la vie du spectacle
Il n'y a de ce fait, que des spectateurs et des spectatrices
De la vie
Et non des acteurs et des actrices
De la vie
En bateau, en avion, en vélo, au boulot
En voiture, en camion, en bus, en métro
Les loisirs, les distractions
Sur une île déserte ou dans une ville en surpopulation
C'est la vie qui est déserte et en désolation !
A côté
Le virus Ebola, pourtant effrayant
Au moment où j'écris, 1427 personnes décédées
Virus qui est là depuis des dizaines de milliers d'années
Et pas depuis 1976, il était donc présent, bien avant
Mais jamais il ne fut détecté
Il lui faut des conditions appropriées
Du milieu rural au milieu urbanisé
Via certaines chauves-souris à la source de la contamination
Ainsi, le virus peut se déplacer dans les humaines populations
Le capital
A toujours le pire du pire
C'est cela son vrai empire
Aussi, il faut se satisfaire de ce que l'on possède déjà
Ailleurs, c'est pire, c'est le trépas
Comme au Bahreïn, si martyrisé
Par ( né en 1950 ) le roi Hamed ben Issa Al Khalifa
Qui fait tuer, torturer, à tour de bras
Ceux, celles, qui osent manifester
Comme en 2011, 20 morts, 210 blessés
Et depuis, les gens sont de sortie
Les nuits, les jours, il en va ainsi
Arrestations, gaz, tortures, autres exactions
L'extrême droite du fascisme en action
Pour partout, faire peur, c'est le père Fouettard
Pour ceux et celles qui en ont marre
Et pourtant dans ces manifestations
La plupart des gens se réclament de la religion
Certes, on bannit le roi, mais aussi
On ne se prosterne que devant dieu
Il y a du boulot, aïe mes aïeux
L'aliénation est multiple et infinie
Certes, on déplore les bavures, la prison, la torture
Mais l'on ne sera victorieux
Qu'avec l'aide de dieu
Entendre des slogans comme cela, c'est dur
Et le régime tyrannique une fois renversé
Très vite serait, par un autre, remplacé
Car tous les dirigeants du monde sont des psychopathes
Plus ou moins diplomates
Comme autrefois le catch à quatre, c'était marrant
Ceux qui font les gentils, ceux qui font les méchants
Et du capital, tout le monde se retrouve au restaurant !
Le capital a besoin du pire
C'est son père Fouettard
Qui fait de nous des trouillards
La tyrannie manifeste et brutale
Est l'équilibre de la tyrannie subtile, mais aussi totale !
Il n'y aucune diversité nulle part
Il n'y a pas d'autre part
Les journaux disent les mêmes choses, pour la plupart
La propagande du capital et son architecture s'affiche partout
Cinéma, télévision, radio, journaux, tourisme, et autres garde-fous
Comme ces ministres si sinistres qui démissionnent
Et pour les prochaines élections se positionnent !
Nous ne prêchons jamais qu'à des convaincus
Qui ont le même codage nerveux que nous
Pour les autres, c'est incompréhensible, et c'est fichu
Riches ou pauvres, le processus est identique, voilà tout !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Syllogomanie

23 Août 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

" C'est qu'en vérité il ne s'agissait pas des richesses au sens où nous l'entendons à nos époques et dans nos mentalités capitalistes. Les richesses étaient aussi les apparences merveilleuses d'une vie passionnément aimable que l'instant de la mort ne dénaturait pas."

Philippe Ariès ( 1914-1984 ) " Essais sur l'histoire de la mort en Occident du Moyen Âge à nos jours " Aux Editions du Seuil ( 1975 )

Il fut un temps, où le radium
Pour la santé, c'était le summum
C'est ce que l'on disait
Alors que tout, déjà, l'infirmait
Puis au tout radium
Vint le tout atomique, optimum
Car quand est bombardé un atome d'uranium
Par un neutron, c'est une explosion
Et chaque atome d'uranium bombardé
Deux autres neutrons va libérer
C'est la réaction en chaîne
Détonation de l'explosion atomique qui se déchaîne
Mais pour l'armée, la radioactivité
Cela était sans danger
Ainsi, c'est après un essai atomique
Que fut tourné, c'est tragique
En 1953, dans un désert radioactif
Le film "Le conquérant " c'est pas fictif
Avec ( 1907-1979 ) feu John Wayne, si réactionnaire
Et autres cobayes d'une vraie guerre
Qui plus tard le payèrent
220 firent partie de l'équipe de tournage
Et il y eut parmi elle de grands ravages
91 moururent des suites d'un cancer
Dont Wayne, 46 de diverses maladies
Et une tête d'épingle est remplie
De cent milliards de milliards d'atomes, un enfer
Et au moins 300 essais nucléaires
Qui en rien ne dissuadèrent
Ils sont obtus les militaires !
Sans compter les accidents
D'un je-m'en-foutisme méprisant
Comme le B52 qui en 1968, en Amérique, s'écrasa
Avec 4 bombes d'hydrogène dedans
Et du plutonium dispersé à tout-va
Pour préparer la guerre, c'est charmant
Maintenant tout est soi-disant contrôlé
Mais les réacteurs nucléaires peuvent exploser !
Et des déchets, civils ou militaires
Jamais l'on ne pourra se débarrasser, ne pas le taire
Et au fond, partout, il y a le feu
Notre codage nerveux
Est le résultat d'un codage social
Régit, de la naissance à la mort, par le capital
La société spectaculaire marchande techno-industrielle
Avec ses gens, joue à sa marelle
Toute sa surface irradie du fiel
Qui se fait passer pour du miel
Il ne reste que l'imaginaire
Pour la révolution vraiment révolutionnaire
Et non pas les farces des révolutions réactionnaires
Téter les seins de toutes les speakerines
Qu'après elles vident nos pines
Toutes les pimbêches avec la jupe relevée
Pour les yeux, enfin se rincer
Enfin, des femmes courant après les hommes
Pour les capturer, les abuser, à tous les tomes
Dans l'aliénation qui est générale
L'humour érotique passe pour anormal
Il faut penser droit, être un clone
De toute société, de toute faune !
Pas étonnant
Que l'ex-URSS, fit un essai
Avec sa plus grosse bombe en altitude
En 3 mois, via feu ( 1921-1989 ) Andreï Sakharov, en étude
Et le 30 octobre 1961, un truc vraiment laid
Bombe H de 27 tonnes et de 50 mégatonnes
La folie jamais ne s'étonne
Pour répondre au made in USA
Ou Castle Bravo, bombe H de 15 mégatonnes
Le premier mars 1954, quelle bêtise, pouah
Sur l'atoll de Bikini, qui en resta aphone
En 2014, c'est toujours inhabitable
Comme va le devenir le monde entier, c'est indubitable
C'est une syllogomanie restreinte et généralisée
Qui de toute inutilité fait de l'utilité
Tant de choses et d'objets
Nous pourrions nous passer
Et ce pour la vie, sans aucun méfait
Mais nous avons appris à posséder, à thésauriser !
Chaque pays est égocentré
Et en pleine inhumanité
De ce fait, par exemple, du paludisme
Meurt un enfant toutes les trente secondes
Masochiste et sadique est notre monde
Que nous créons chaque jour
Et à qui nous faisons toutes sortes de cour !
Notre monde présent annonce même ses futures catastrophes
Dans des films ou des documentaires télévisés
Ce qui y est caché, c'est que nous sommes déjà dans la catastrophe
Ce qui nous attend est déjà là
Et quitter le navire personne ne le pourra !
Chaque année, un pas de plus, vers le précipice
Aucun vrai épanouissement dans le capitalisme
Cela n'est que le paradis des artifices !
De tout cela, toute idéologie est complice
De tout cela, toute religion est complice
De tout cela, toute propriété est complice
De tout cela, toute autorité est complice
Tout film en est la propagande
Tout roman en est la prébende
Et je ne suis ni désespéré ni désespérant
C'est notre monde qui est désespéré et désespérant
Un monde de gâchis et de désolation, c'est bien navrant !
Nous nous contentons de ce que nous avons
Jamais, vraiment, nous n'avons ce que nous voulons
En amour, en amitié, avec l'argent, tout est truqué
Comme pour les âges, les classes sont bien séparées
Nos vies, par le capital, sont organisées
Et nos désirs, nos envies, nos plaisirs, le capital sait les conditionner !
Sinon, tout pourrait se plaire
Sinon, tout pourrait se faire
Dans une société globalement libertaire
Ou tout serait parfaitement égalitaire
Histoire des mentalités
Mentalités de l'Histoire
La mort y est d'autant plus cachée
Ou alors niée ou refusée
Que toute vie humaine est échouée
Dans divers engrenages, et toute activité salariée
Le langage de la séparation
Est la séparation du langage
Nos bagages sont remplis de mort
Comme dans nos têtes et dans nos corps
La mort n'est pas notre futur ou d'un autre temps
La mort est toujours de notre présent
Ou alors, la seule mort qui vaille
Pour détruire toutes ses failles
C'est de mourir tout de suite
Et ce sans aucune fuite
Aux préjugés, aux jugements de valeur, aux lieux communs
Ni femme, ni homme, ni enfant, mais l'être humain
Les mentalités ont une histoire
Des époques, des lieux, des régions et des pays, c'est la foire
Automatismes, déterminismes, divers conditionnements
Tout ce qui en fait partie, forcément, ment
Mais à tout, il faut un commencement
Pour enfin faire autrement !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

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