patrice.faubert.over-blog.com

Articles récents

Le théorème de Bakounine, Coeurderoy, Hofmann

20 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Avec trente grammes
De LSD-25, le diéthylamide de l'acide lysergique, LSD
Qui joue avec des dés
Quand dans le cerveau, c'est l'alarme
L'on peut aisément fabriquer
Trois cent mille doses
D'acide lysergique pour délirer
Car cela génère, dans l'encéphale qui ose
Des stimulations des récepteurs de la sérotonine
Qui hallucinent des images gaies ou moroses
En rapport à son histoire idiosyncrasique
Car la carte d'un cerveau , qui ose
Et donc en plein délire, est toujours identique
C'est toujours le brouillage
C'est parfois l'orage
Entre perception et imagination
C'est la roulette russe chimique
Trop incontrôlable encore, pour être une arme étatique
En découvrant cette bombe atomique encéphalique
A la grande puissance psychique
Feu ( 1906-2008 ) Albert Hofmann
Fit très fort, même sans aucun caméraman
Mais quand le thalamus
Et les lobes frontaux aux idéaux
Sont en hyperventilation, c'est le mauvais voyage
C'est la dissociation du moi, toujours le laid paysage
En effet, si un cerveau reçoit onze millions
D'informations à la seconde
Il ne peut en traiter que deux cent
A la fois, c'est pas le même monde
Certaines drogues activent
Un détecteur de bizarrerie
Pour que les rêves vivent, sans se faire mal
Via le locus coeruleus, noyau du tronc cérébral
C'est l'activation du lobe frontal
La conscience de soi, c'est pas banal
C'est le dérèglement électrique
Qui nous mène à la trique
C'est comme un infini océanique
La peur et l'inquiétude sont inhibées
Les circuits de l'amygdale sont bloqués
D'un monde monstrueux
Tout le monde veut s'évader
Toutes ses panoplies sont à acheter
Tous ses déguisements sont à louer
Le monde, c'est moi, c'est toi, ce sont eux
Et maintenant, un petit jeu
Que l'on peut répéter
Et sans cesse réinventer
Dire à quelqu'un
Et peu importe le moyen
" Il y a plus d'électrons
Dans un cm3 d'air
De notre planète mère
Que d'étoiles dans l'univers "
Si la personne n'est pas ébahie
Par le vertige, c'est qu'elle est dominante
La personnalité dominante est peu avenante
Et elle sait tout sur tout
Et même ce qu'elle ne sait pas, c'est fou !
Une incapacité à dire
Je ne sais pas, aucune humilité
Une impéritie à lire
Vraiment et à s'émerveiller
La seule différence
Entre une drogue et un poison
Est comme une balance
C'est uniquement le dosage, qui donne le ton
La seule différence
Entre les deux dominances
Une dominance agressive et offensive
C'est le dominant qui veut dominer
Et faire aboutir son projet
Sur le dos des autres
Une dominance défensive
C'est le dominant qui refuse de dominer
Pour faire aboutir un projet
Qui n'est pas aussi celui des autres
Beaucoup de libertaires
Sont des dominants défensifs
Et même aussi des dominants offensifs
Mais tous les autoritaires
Sont des dominants agressifs et offensifs
C'est vrai, pour les pauvres, pour les riches, c'est lourd
Aussi bien, dans la vie de tous les jours
Chez soi, au bureau, en faisant l'amour
Que dans tous les milieux
Professionnels, artistiques, scientifiques, en tous lieux
Et toutes les cohortes
Des dominés, qui peuvent de la sorte
Ne vouloir qu'un peu de tranquillité
Quitte à n'avoir plus aucune liberté
C'est le théorème Bakounine, Coeurderoy, Hofmann
Mikhaïl Bakounine ( 1814 - 1876 )
Ernest Coeurderoy ( 1825 - 1862 )
Albert Hofmann ( 1906 - 2008 )
Car l'anarchie est à la société des veaux
Ce que la chimie du LSD-25 est au cerveau
La prophétie de feu Bakounine
Nous nourrit de ses vitamines
L'équation de feu Coeurderoy
Vive les cosaques et mort aux rois
La formule de feu Hofmann
Pour le dérèglement des sens, devenir superman
La révolte des gueux
Enfin, le chambardement par les miséreux
Pour boxer dans leurs hideuses figures
Toutes les saletés de la société en feu
Et de leurs tristes augures
Enfin pouvoir respirer dans la gratuité
En toutes choses, pour toutes choses
Et plus besoin de dominer
Pour pouvoir en jouir, en profiter
Les êtres humains enfin délivrés
De tous leurs arts aliénés
De toutes leurs humiliations
De toutes leurs persécutions
De toutes leurs autorités
De toutes les compétitions
De toutes les violences
De tous les malheurs
De tous les travaux
Place, place, à l'harmonie
Place, place, à la bonhommie
Car en 2012, comme dans le passé/présent/futur, le monde est une caserne
Régit par des vieilles badernes
Le milieu étudiant
Issu de toutes les bourgeoisies
Le plus souvent
Ne veut aucunement, la révolution
Croyant au libre arbitre, ce sont des pitres !
La jeunesse cancre des bourgeoisies
La révolution est pour eux, l'ennemie
Car, par contre, ils ont compris
Qu'il faut n'avoir rien à perdre
Pour vouloir révolutionner
Qu'il faut n'avoir rien à craindre
Pour pouvoir révolutionner
De perdre sa femme, son mari
Sa famille, ses enfants, sa vie
Son emploi, sa sécurité, et même son oisiveté
Car il faut tout réinventer
Car il faut tout balayer
Comme dans le film " Fight club"
Et qui, bien sûr, ne fut pas un tube
Les nantis, comme les étudiants, ne veulent rien changer
Ce sont des conservateurs à installer
Toujours ils trahissent la révolution
Toujours ils méprisent la révolution
Aussi bien, la révolution psychologique
Que la révolution économique
C'est du vécu, je l'ai expérimenté
Mon laboratoire est partout, il suffit d'observer
Tout ce que je vis, je l'écris
Comme la vieillesse prématurée
De la jeunesse, qui se croit branchée !
En retard d'une révolution
Et en avance d'une contre-révolution
Car elle ne lit aucun livre de subversion
Elle est mystique, bohème, prétentieuse
Souvent, la famille qui les soutient, la rend insoucieuse
Souvent, je me suis trompé
En croyant pouvoir les estimer
Plus tard, le métier les changera
Leur intérêt se transformera
Comme de coutume, l'ancien étudiant trahira !
Mais toute généralisation est une erreur
Alors, attention, car avec un t devant, cela devient TERREUR
Et dans le théorème
De Bakounine, Coeurderoy, Hofmann
Pour la vraie révolution, nous revoilà !

Patrice Faubert ( 2012 ) pouète, puète, peuète, paraphysicien

La manie du rangement

20 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Nous pensons
Qu'une voiture
A besoin d'un garage
Et qu'il faut la ranger
Nous pensons que des seins
Ont besoin d'un soutien-gorge
Et qu'il faut les ranger
Nous sommes tous et toutes
Les gens de quelqu'un, de quelqu'une
Et ce sans façon aucune
Le mot le plus prononcé
De tous temps, de tous lieux
Les gens, les gens, les gens
Avec aussi le mot argent
Qui n'est pas à oublier
Et c'est même mieux
Les gens, les gens, les gens
L'argent, l'argent, l'argent
L'on range l'argent
Dans des coffres
De toutes les offres
Et nous rangeons nos corps aux rides des ans
Dans des vêtements aux classes apparentes
Et nous rangeons les gens
Dans des classifications démentes
Et nous rangeons les morts et mortes
Dans des boîtes de toutes sortes
Et les vivants et les vivantes
Se rangent dans des façons d'être qui mentent

Patrice Faubert ( 1974 ) pouète, puète, peuète, paraphysicien

Sous les jupes

19 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Je voudrais
Être, soutien-gorge
Qui range
Les seins des femmes
Je voudrais
Être, la culotte
Protectrice des femmes
Contre l'obsession des hommes
Je voudrais
Être, sous les jupes
De toutes les dames
Je voudrais
Être, vos lèvres
Je voudrais
Être, vos fièvres
Je voudrais
Être, en vos jupons
Qui rendent les hommes si fripons
Je voudrais
Être, en vos porte-jarretelles
Si miel, de si douces bagatelles
Qui comme la nudité
Vous rendent si belles
Je voudrais
Être, acrobate de vos mamelons
Je voudrais
Être, spéléologue de vos vulves
Je voudrais
Être, une lanterne
Qui explore vos cavernes
Je voudrais
Être, vos dessous
Qui rendent les hommes
Si fous

Patrice Faubert ( 1972 ) peuète, puète, pouète, paraphysicien

Phénoménologie de phénoménologie

19 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Ainsi
Pour la plupart des réactionnaires
De gauche, de droite, de tout ce qui peut se faire
Je suis un bipolaire
Puisque je critique tout
Je suis donc un fou !
Un peu, comme il n'y a pas si longtemps
Le fameux art dégénéré, pour les nazis, c'était dément
Ce monde est si formidable
Que le conspuer est donc abominable
Mais encore une fois
En paraphysique, le non-dit est roi
Peu me chaut de ce que l'on médit de moi
Car en rien, je n'ai la foi
Dire, écrire ce que je peux, voilà ma loi
Et si cela déplaît à tous les fascistes
Les autoritaires, les doctrinaires, et aussi aux gauchistes
Et bien, tant mieux
C'est tout ce que je veux !
Je n'ai rien à défendre
Je n'ai rien à prétendre
Une autre écriture, je ne fais qu'entreprendre
Le monde est si bien
Que le trouver moche, c'est bête et malsain !
Alors, les films de feu ( 1896-1967 ) Julien Duvivier
A la fin ( Chair de poule, 1963 ) tout le monde est tué
Tout ceci serait donc malsain
Pour les crétines et les crétins
Toujours cette extrême droite si puante
A la morale hypocrite et tonitruante
Cette vermine déteint partout, elle est gluante
Et pourtant
3 milliards de bases chimique
Dans chaque individu, pas de polémique
Qui est le produit du changement climatique
Du Sahelanthropus Tchadensis, Toumaï
7 millions d'années, peut-être bipède, aïe, aïe
D'une région l'autre, vaille que vaille
Il est vrai que l'origine unique, d'Afrique
Cela est très biblique !
De l'ancêtre commun singe homme
A l'homme d'aujourd'hui, le même linge
L'évolution est amorale, sans amour ni haine
Comme le FOXP2, l'un des gènes du langage, et la bipédie
Tout simplement, pour économiser de l'énergie !
Et finalement
Ce qui est assez étonnant
Vu que personne ne s'entend
C'est qu'il n'y ait pas plus de guerre civile
Pas de la guerre civile, mais des guerres civiles
Entre camps opposés
Mais aussi entre camps faussement opposés
Fascistes de toutes sortes
Contres gauchistes de toutes sortes
Gauchistes de toutes sortes
Contre anarchistes de toutes sortes
Anarchistes et gauchistes
Contre fascistes et staliniens de toutes sortes
Catholiques intégristes
Contre musulmans de toutes sortes
Gauchistes contre gauchistes
Fascistes contre fascistes
Anarchistes contre anarchistes
Démocrates contre démocrates
Libéraux contre libéraux
Religions contre religions
Tout le monde contre tout le monde
La vérité est bipolaire
La vérité, elle exagère !
Les propriétaires du monde
Une petite minorité qui sait se protéger
Ils ont des larbins, ils ont des policiers
Beaucoup de gens rêvent de leur ressembler
Pour une façon de vivre, imposer
Car la façon de vivre
C'est cela la politique
Elle est imposée par une petite clique
A une majorité, c'est tragique
Cela n'est même pas démocratique
Pas plus qu'en RDA, autrefois, car pour le naturisme, la contraception
Les jardins d'enfants, les crèches, il y avait des subventions
Contrairement à la RFA, plus puritaine et pudique
Les avantages de la collectivisation
Ne le sont plus, quand c'est un camp de concentration
Le capital sait être ironique !
40 millions de chrétiens en Ethiopie
Comme tant, dans d'autres pays
Ailleurs c'est d'autres religions
Ailleurs ce sont d'autres obligations
Jeûne, ascèse, punition
Pratique monastique, privation, mortification
Les plus efficaces des neuroleptiques
Pour les soumissions paralytiques
Pas besoin d'être feu ( 1928-2014 ) Alexandre Grothendieck
Mort à Saint-Lizier où j'ai habité, singulier, ce mec
Mathématicien de la géométrie algébrique
Pour en faire le calcul
Dans cette arithmétique, personne n'est nul
Nul, encore un mot de la domination
Doué, encore un mot de la domination
Le langage n'est pas neutre
Pour l'accepter, il ne faut pas être pleutre
Le langage de la domination
Est le langage de la séparation
Une énergie accumulée au fil du temps
Egrégore de dominantes et de dominants
Toi, moi, eux, elles, lui, c'est terrifiant
Face à cela
Kung-fu psychique, voilà
Pas besoin de l'école quasi militaire
Comme en Chine, à la discipline de fer
Le Kung-fu psychique est révolutionnaire !
Voilà un art martial qui serait exemplaire
Purement psychique, pacifique, il devrait plaire
Pour cela, ni chef, ni gourou, ni élève, ni disciple, ni leader
Pour ouvrir enfin la porte de l'imaginaire !
Le fait de savoir quelque chose
Que l'autre ne sait pas
Ou de savoir faire ou de ne pas savoir faire
Ne devrait conférer aucune supériorité
Car l'autre soi-même, sait forcément faire
Des choses que nous ne savons pas faire !
Et pourtant
Les médecins, les spécialistes, les professeurs
Les savants, les artistes, les instituteurs
Les écrivains, les patrons, les ingénieurs
Les magistrats, les sportifs, les prétendus décideurs
Ces piliers du capital
Que nous mettons sur un piédestal
De la conformiste réussite sociale
Comme indice de supériorité
Alors que cela n'est qu'un indice de compétitivité
Et surtout un indicateur d'adaptabilité
Phénoménologie de la réussite
Réussite de la phénoménologie !
Rien n'est ni supérieur
Rien n'est ni inférieur
Ni mauvais, ni meilleur
Il n'y a qu'une interprétation morale des phénomènes naturels
Les choses se contentent d'être, ni laides, ni belles
Comme ( 2X10 puissance 17 )
200 millions de milliards de tonnes de météorites
De quelques mètres à quelques kilomètres, en rite
Qui pendant au moins cent millions d'années
S'écrasèrent sur la Terre, il y a 3, 9 milliards d'années
Ce qui favorisa les briques de la vie
Grâce, à cause, malgré, c'est surprenant, la chimie
Comme les environ 30.000 litres d'urine
Que par vie, chaque être humain, dégouline
Urine rapide, urine timide
Des millions de gens dans le monde boivent leur urine
Car c'est du potassium, du phosphate, de l'azote
Comme la résistance aux antibiotiques, qui trotte
Les bactéries s'adaptent, elles deviennent critiques
Mais feu ( 1881-1955 ) Alexander Fleming, le disait déjà
Penicillium notatum ( 1928 ) le père de l'antibiotique
Il avait, de fait, prévu cela
Plus que son prix Nobel de 1945 qui le couronna !
Et donc, malgré les antibiotiques
Qui de 1945 à 1975 furent si patriotiques
Mais, utilisés à tort et à travers
Sur animaux humains et non humains, c'est pas cher
25000 décès en Europe, de nos jours, pour des humains
23000 décès aux Etats-Unis, de nos jours, pour des humains
L'antibiotique se meurt
L'antibiotique n'est pas supérieur
40 milliards de chiffre d'affaires
Alors que rien ne vaut le système immunitaire !
Phénoménologie du capital
Capital de la phénoménologie
Le capital est une bactérie
Qui se reproduit à l'infini
A toutes les attaques, à toutes les maladies
Le capital s'adapte, se transforme, se modifie
Mais le capital est aussi, son véritable seul ennemi !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Si les seins des femmes

19 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Si les seins des femmes
Etaient toujours gorgés de lait
Il y aurait des téteurs en série
Et aucune dame, la nuit
Ne sortirait, sans risquer le fait
Et puis, il y aurait tous les affamés
Et puis, il y aurait tous les assoiffés
Et les éternels, jeunes ou vieux, nouveaux-nés
Les seins des femmes
N'auraient que des amis
Les seins des femmes
Sauveraient des vies
Des seins qui feraient des fromages
Des seins qui causeraient des dommages
Des seins qui sauveraient des naufrages
Des seins qui provoqueraient des ravages
Des seins apprentis
Des seins en fin de vie
Et des téteurs en série

Patrice Faubert ( 1971 ) pouète, peuète, puète, paraphysicien

Paraphysique de la manifestation ( 2 )

15 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

" Les putains ? elles sont autant artistes que nous, nous sommes aussi putains qu’elles,
nous faisons le même métier "


( Brel, Brassens, Ferré, lors de la fameuse et unique rencontre du 6 janvier
1969, à Paris )


TIC
Technologies de l’information et de la communication
C’est à dire
C’est bien cela qu’il faut lire
2 pour cent des émissions de gaz à effet de serre
Autant sinon plus que, ne croyez pas que j’exagère
Que l’aviation mondiale, qui ne fait que s’ajouter
Car pour toute cette activité
Il faut de l’or, de l’argent, du palladium
Du cuivre, du ruthénium, de l’indium
Du cobalt, qui produisent des déchets
La technologie ne sait pas ce qu’elle fait
Et les manifestations de soutien
A Rémi Fraisse, le jeune assassiné
Par les gendarmes du capital, ses bons chiens
Certes, contre les violences policières
Mais aussi contre un monde entièrement technologisé
Un monde lobotomisé, uniformisé, falsifié, pollué
Où la seule liberté est de se taire
Alors qu’il faudrait tout fiche par terre
P comme pourri
S comme salaud
Parti socialiste, en fait, un parti fasciste
Mais de toutes façons
UMP, PS, FN, ou autre, tous le sont !
Ne pas en être, c’est être un hérétique
Comme sous l’inquisition, un diabolique
Pire même que le borgne mythique
Mohammad Mollah Omar ( né en 1959 ) pourtant si tyrannique
Sa tête mise à prix
24 millions d’euros, j’en ris
Le capital préfère encore les talibans
A ceux et celles qui manifestent leur mécontentement
Si l’on élimine pas le capital, pourtant
C’est lui qui nous éliminera, c’est évident
Il n’y a déjà plus la moindre relation humaine
Il n’y a que de la relation pécuniaire, si vaine
Pièces, billets, cartes multiples
L’on offre des chèques, pas des tulipes
L’argent nous échange et nous change
Ce totalitarisme du capital, qui dans des boîtes, nous range !
Il faudrait se faire quelques réflexions
A propos des manifestations de contestation
Une soupape de sécurité pour le capital
Une médiation, dénouer les tensions, un carnaval
Toute manifestation est réductionniste
Sur seulement tel ou tel aspect du capitalisme
C’est comme les hommes et les femmes
Qui sont au même format
Deux jambes et deux bras
Mais dans la tête, les mêmes tomes
Pour la gauche c’est tel bourrage de crâne
Pour la droite c’est tel bourrage de crâne
Pour l’extrême gauche c’est tel bourrage de crâne
Pour l’extrême droite c’est tel bourrage de crâne
Avec à chaque fois, tout ce qui va avec
Pour les nanas et les mecs
Les lectures, les préférences, les goûts
Le travail, les loisirs, les dégoûts
L’être humain, unique ?
Une collection de semblables, sans être cynique !
De ce conditionnement, nos préférences sont les mêmes
De ce conditionnement, nos rejets sont les mêmes
Cela correspond à des grilles
Tant pour les garçons que pour les filles
A la vérité
Ce sont toujours les goûts et dégoûts du capital
C’est lui qui fait le bien ou le mal
Le capital nous conditionne
Le capital nous auditionne
Le capital nous ambitionne
Nous sommes les choses et les produits du capital
Partout, il nous construit, c’est international
Et il sait
Que dans les manifestations
Il y a ses futurs pions
Et aussi des futurs Staline, Lénine, Beria
Et une jeunesse révoltée, qui hélas, changera
Et finalement, pour le capital, manifester
Est une habile soupape de sécurité !
Car tout étant pourri
De toutes tendances, de tous les partis
De tout ce qui peut se faire
Pratiquement TOUT est à défaire
Il y a certainement
Parmi les commerçantes et commerçants
Une vitrine en mauvais état
Un pavé dans la devanture et voilà
C’est l’assurance qui remboursera
C’est tabou, faut pas le dire
De manifester, il faut médire
Alors
Que cela pourrait-être une faveur
Mais il faut tuer la rumeur
Car avec les histoires d’assurance
Tout est possible avec cette engeance
Vous attendez le passage d’une manifestation
Vous vous cagoulé, en manifestant, vous vous déguisez
Et votre vitrine, vous la déglinguez
Bingo, car vous serez dédommagé !
Encore les affreux casseurs
Qui font peur aux honnêtes gens
Il pleure, il pleure, le pauvre commerçant
C’est pourtant le président de la république, le premier casseur
Ce sont tous les députés, les casseurs
Il est même possible, que pour faire peur
Que la police s’invite au banquet
Juge et partie, elle reçoit les bouquets
Elle a tout intérêt à provoquer des heurts !
Mais peu importe
Car de la sorte
Qui fait le jeu de qui ?
Des deux, chaque camp, et puis, et puis
Pour les forces policières
Souvent de l’origine prolétaire
C’est le monde à l’envers
En fait à l’endroit
Car la misère rend l’esprit étroit
Souvent, c’est l’aisance bourgeoise, qui éclaire
Ce fut d’ailleurs, jadis, une classe révolutionnaire
Mais hier comme aujourd’hui
Toujours des fascistes, des nervis
Avec les flics et les nazis
Et qui dans les manifs, jettent des pierres, sur les gauchistes et anarchistes
Il est difficile de ne pas les confondre
Avec les CRS, la BAC, la police, et autres terroristes
Comme pour l’affaire de Tarnac
Et tout son faux micmac
Encore une provocation policière
C’est une façon de faire
Certes, cela ne date pas d’hier
Feu ( 1930-2010 ) le stalinien, Jean Ferrat
Chantait autrefois, c’était bas
" Hou hou, méfions-nous
Les flics sont partout "
Pour se moquer des gauchistes et des anarchistes
Alors que les vraies paroles
Ce qui devrait faire école
" Hou hou méfions-nous
Les fascistes et les staliniens sont partout "
Surtout à la radio et à la télévision
Surtout dans tous les gouvernements
Avec de nouveaux vêtements
Avec leurs techniciens et leurs savants
Et quelques souvenirs qui vont encore déranger
" Et les syndicats qui restent à la maison "
Si bien chanté par Léo Ferré
En soutien, des anarchistes de la fédération
Et la moitié de la salle qui se leva et s’en alla
Des syndicalistes, oui, pour l’anarchie, c’était pas ça !
Il y a plusieurs décennies
En tous les cas, à Paris
C’était la castagne, à chaque manifestation, contre les staliniens
Du PCF et de la CGT, avec les anarchistes, nous nous amusions bien !
Donc, comme je vais être à Nantes, le samedi 22 novembre
Jour de manifestation, contre la répression policière, qui démembre
Je ferais acte de présence
Mais pour l’outrecuidance, place aux jeunes révoltés, c’est l’espérance !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Polémologie d'épistémologie

12 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Tout mot
Est une madeleine de Proust
Comme un parfum qui jamais ne dit, ouste
Toujours prêt à nous mettre une rouste
Comme le mot zodiac
Me fait penser à Greenpeace
Contre les pollutions, de bons maniaques
Contre le nucléaire, des actions bienfaitrices
Organisation qui naquit en 1970
Au début, à peine plus de dix
Avec très peu de moyens
Puis, très solides, devinrent leurs reins
Du Phyllis Cormack au Raimbow Warrior 1
Qui fut coulé, c'est pas malin
Par les services secrets français
Car s'opposer au nucléaire, non mais
Aujourd'hui, cette organisation
Comptabilise 3 millions d'adhérents et de donateurs, fusion
C'est ce qui leur permet une certaine indépendance
Pour tenter d'empêcher certaines démences !
Car le profit
Ne respecte que le profit
Peu lui importe, les phoques et autres baleines
De tout ce qui lui rapporte, il dégaine
Le profit fait l'impasse de la vie
Il en sera toujours ainsi
Tant que cela ne sera pas l'anarchie !
Parfois, le profit, à sa source
Il revient faire ses courses
Quand les excréments humains
Et d'autres animaux comme les cochons
Se transforment en biogaz, comme en Chine, la magie du colon
Faut pas le dire, c'est pas bien
Colombin, étron, fèces, c'est pas beau
Sauf pour les gosses, caca, pipi
De notre mentalité de fécophobie
Pourtant et on l'oublie
Avec l'urine de la population des Pays-Bas
On pourrait faire décoller une fusée, voilà !
Voici la véritable écologie
L'urine, les excréments, comme autonomie
Se chauffer avec de la bouse de vache
Se soigner en buvant de l'urine
Ce qui ne rend pas l'humeur chagrine
Directement à la vulve ou au vit
Pour éviter le moindre gâchis
Tous les primates le font, aucun ne s'en cache
De toutes les espèces, étrons et colombins, tout ce qui se fait
Montre-moi ta crotte, je te dirais qui tu es
C'est le Pérou
C'est le guano
Un formidable engrais, le gros lot
L'écologie vraie est fécophile, c'est tout
Car ce sont les excréments qui disséminent
Les graines, pour que les paysages, s'illuminent
Par les éléphants et autres bestioles
Les fèces, indispensables babioles
Et toutes les crottes de plancton
Qui sont le caviar de la vie abyssale
La pisse, la merde, c'est pourtant banal
Plus que jamais, tabou, c'est mal
Nonobstant, c'est aussi cela la révolution !
Et si cela devient une nouvelle mode
Pour sauver le capital, un nouveau code
Le capital peut tout récupérer
Sans renier son apport en énergie, il faudra s'en démarquer
Chaque être humain est une usine
Méthane, azote, et autre chimie, une véritable mine
Comme de l'énergie solaire
L'énergie humaine est un savoir-faire
Le lait des femmes en fromage
L'étron de l'espèce humaine comme combustible
L'urine comme cosmétique
L'urine comme vitamine dynamique
Voilà une écologie saine et sage
Il y aurait tant à faire
Dans une société révolutionnaire
A partir du soleil, à partir du vent
A partir de l'eau, à partir des éléments
De l'urine, du lait, des excréments
Il y aurait tant à faire
De nouvelles vies, des gens mutants
Urinothérapie, biogaz, de l'énergie révolutionnaire
Le mieux que l'on su faire à toutes les époques
Tout synthétiser, tout appliquer, en ce domaine, pas d'équivoque !
Mais rien ne se fera vraiment
Avec le militant qui milite pour militer
Mais rien ne se fera vraiment
Avec l'intellectuel qui intellectualise pour intellectualiser
Mais rien ne se fera vraiment
Avec l'artiste qui fait de l'art pour l'art
C'est comme en sprint, le faux départ
Jamais en avance, toujours en retard
Jeunes ou vieux
C'est l'ennui, c'est l'admiration
Cela fait le jaloux, cela fait l'envieux
Et toutes les fausses révolutions !
Le monde ainsi organisé
Ne peut fonctionner que dans la pensée séparée
Ainsi, nous aimons ou nous croyons aimer
Ce que font les gens
Mais ce que sont les gens
Nous ne l'aimons pas
J'aime votre peinture
Mais pas vous
J'aime votre poésie
Mais pas vous
J'aime votre travail
Mais pas vous
J'aime vos idées ou votre façon de parler
Mais pas vous
Et tout procède ainsi
Ce qui est une hypocrisie
Car il n'y a pas d'amitié
Car il n'y a pas d'amour
Dans la société spectaculaire marchande techno-industrielle
Où tout est séparé, chacun et chacune, dans sa poubelle
Le capital ne produit que de la rivalité
Rivalité de pensée, pensée de rivalité
Toutes les idéologies comme toutes les religions
Tous les partis comme toutes les organisations
L'idéologie de la contestation
N'est pas la contestation de l'idéologie
Toute idéologie est une infamie
Toute religion est une supercherie
Tout naît du besoin de se sentir aimer
Et ainsi, pour cela, dans une hiérarchie, de s'élever !
Ainsi, si feu ( 1895-1960 ) Clara Haskil
La prodigieuse pianiste, n'avait pas été scoliotique, déformante maladie
Dans un autre domaine, elle aurait été une rose
Même l'infirmité peut se sublimer
Afin de se faire quand même aimer
Lorsque l'on est pas un prix de beauté
Ou que psychologiquement l'on soit fracassé
Et les exemples peuvent être multipliés !
Comme
Pour de la patrie, se faire aimer
1914/1918, les mutilés, les amputés, les diminués
Les aveugles, les culs-de-jatte, les cinglés
Le sang des familles
Pour l'armée, un jeu de billes
Mais ils y sont allés
Mais ils se sont donnés
Le pays peut les respecter
La guerre, quelle bêtise, quelle incongruité
Ah ! la belle victoire
Ah ! la belle gloire
Comme les chèvres qui béguètent
Et que l'on mène à la baguette
Et cinquante pour cent des jouets de 1914/1918
Des jouets de guerre, cela ne pouvait être autrement
De toutes façons, l'école était et est toujours un régiment
Enfants de 1918, soldats de 1940, débâcle partout
A l'enfant l'on mentait tout le temps
Ainsi, l'on ne mourait pas, l'on disparaissait
Voilà comment l'on fabrique des niais !
Discours de la guerre
Guerre du discours
1914/2014, d'autres guerres, toujours
Et la forêt de la technologie
Rites volés aux indiens d'Amazonie
Totémisme, animisme, chamanisme, analogisme
Tout est envahi par la technologie
L'ethnologie de la technologie
La technologie de l'ethnologie
L'argent en place de la plume, comme seul diadème
Le seul qui sème, le seul que l'on aime
Tout est absolument rien
Rien est absolument tout
Il n'y a pas plus grande folie
Que l'organisation présente de la vie
Une seule issue, l'anarchie !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Paraphysique de la thanatologie

9 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Si tout le monde vivait
Comme un européen standard
Il faudrait trois planètes
Si tout le monde vivait
Comme un américain standard
Il faudrait quatre planètes
Mais apparaissent des monnaies locales
Peu importe les noms, le phénomène est international
Qui commencent à être en circulation
Pour éviter toute spéculation
Comme avec la monnaie habituelle
Car 95 pour cent de sa transaction
Pour la finance internationale, c'est traditionnel
Ne sert qu'à produire de la spéculation !
Et c'est au Bhoutan
Avec son roi progressiste, c'est étonnant
Plus de PIB, mais BNB, qui mute
Bonheur national brut
Et en principe, en 2020, tout sera issu de l'agriculture naturelle
Le seul pays, si c'est vrai, l'aventure est belle
Avec une monnaie fondante
Pour ne pas être accumulante
Certes, c'est un royaume, c'est pas l'anarchie
Et puis, le capital, est prêt à tout, pour sa survie
Mais le discours de certains enfants du Bhoutan
Semble tout à fait sensé, c'est déjà quelque chose, c'est encourageant
L'on peut réfléchir à tout ceci
En regardant l'instructif documentaire
De l'optimisme du " Cela n'est pas fini "
Comme une possible bouffée d'air
La documentariste ( née en 1960 ) Marie-Monique Robin, jolie dame
Je le dis, ne pas en faire un drame
" Sacrée croissance " sur Arte
Qui de la croissance capitaliste, abat quelques cartes !
Tout doit s'adapter au capitalisme
Tout doit s'ajuster au productivisme
Comme aussi le marché funéraire
En France, 3000 agences, 25000 employés
Et des obsèques personnalisées
Comme partout, c'est la loi du marché
Inhumation, crémation, libéralisation
Et l'argent comme seule législation
Et la crémation plus chère que l'inhumation
Et aussi des cimetières virtuels
QR CODE, sur certaines tombes, des vies retracées, via internet
Baptêmes, mariages, filière pas bête
Et des cercueils en carton
Le tout garanti écologique, nouvelle génération
Dernier cri, les cendres dispersées
Dans la stratosphère, surtout l'été
Et des condoléances modernisées
La mort, gros, cela peut rapporter
En 2013, 60.000 de vie à trépas
Car de quelques centaines d'euros
A quelques milliers d'euros
Rien qu'en France, il suffit de compter, voilà !
Tout ceci est vraiment de l'illusion
Car une fois mort ou morte, plus aucune prétention
Et qui sait qu'il est mort ou qu'elle est morte ?
Personne, il n'y a donc que la vie, de la sorte !
Mort de la vie
Vie de la mort
Toute vie sans vie est de la mort
Toute mort sans vie n'est pas de la vie
Qui vivrait vraiment
Ne pourrait jamais mourir
Car il mourrait à tout instant
Ainsi, rien ne peut ni débuter ni finir
Mais pour cela, un autre paradigme
Avec comme seule dîme
La mort de l'économie politique
Cette économie de la politique
Economie de la mort
Ou mort de l'économie
Difficile de concevoir un autrement
Quand les lois du marché sont notre conditionnement
Cela n'a pourtant rien de naturel
Comme la mémoire des machines, c'est tout à fait artificiel
Ce sont les coups de marteau du socioculturel
Préjugés, lieux communs, jugements de valeur
Pour tous les êtres humains, toutes époques, toutes heures !
Ce qui se rattache
Même et surtout si c'est en cache
Au placebo de feu ( 1904-1976 ) Henry K. Beecher
Expériences de 1940-1945, c'était la guerre
D'une façon l'autre c'est toujours la guerre
Absence de morphine
A la place, de l'eau salée, coquine
Cela produisait la même anesthésie
La preuve formelle, de l'esprit au corps, du corps à l'esprit
Les mots
Qui sont le placebo
Et qui transforment, du cerveau, les circuits cérébraux
Comment une substance pharmaceutique inerte
Peut au principe actif, voler la vedette ?
C'est surtout une question de croyance
C'est surtout une question de confiance
Mots, signes, paroles, du placebo
Double aveugle, autre, ou même le sachant, cela marche, c'est rigolo
Pour les enképhalines, pour la dopamine
En politique, pour se donner bonne mine
Car c'est aussi de la psychologie sociale
Car c'est aussi de la manipulation mentale
Ainsi tous les miracles
Toutes les apparitions, tous les oracles
Car la science ne peut rien prouver
Voilà qui est bien singulier
Un peu comme l'affaire, c'est reliant
De feu ( 1937-1968 ) Stevan Markovic, ce truand
Ami, garde du corps, de l'acteur ( né en 1935 ) Alain Delon
Et amant encombrant de ( née en 1941 ) Nathalie Delon
Markovic que l'on retrouva assassiné
Et c'est feu ( 1920-2010 ) François Mercantoni
Qui fut le seul soupçonné
Alors qu'il avait des complicités !
Et les gaullistes ennemis des Pompidou
S'en servirent pour leur tordre le cou
Photos truquées de parties fines, c'est fou
De Markovic, pour impliquer feu ( 1912-2007 ) Claude Pompidou
Et pour aussi déstabiliser
Feu ( 1911-1974 ) Georges Pompidou
Donc le placebo
Est aussi une manipulation mentale
Dans le domaine politique, dans le domaine social
En bien, en mal, en laid, en beau
L'autorité du placebo
Le placebo de l'autorité
Plus la croyance en est forte
Plus la thérapie se porte
De même en réaction
Comme une rétroaction
En rapport à l'inhibition de l'action
De toute cette calomnie
Madame Pompidou fit un zona
Car personne ne peut y échapper, voilà
Mais je ne plains pas ce monde, je le maudis !
Comme toute la recherche aérospatiale/aéronautique
Cette pharmacie de l'espace, formulation galénique
Après avoir fait de la Terre, une poubelle
Avoir avoir coupé, de la vie, ses ailes
Porter la pollution ailleurs, perpétuer conflits et querelles
Alors que c'est ici et maintenant
Que l'on pourrait vivre autrement
Certes
Il y a un milliard de comètes dans notre système solaire
Mais cela ne change rien à la qualité de notre air !
Chacun, chacune, ne voyant que midi à sa porte
Partout, des guerres entre cohortes
L'infobésité qui engendre la cécité
L'infobésité qui maçonne la surdité
Nous ne savons plus comment tout classer
Nous ne savons plus comment critiquer
Nous ne savons plus où nous situer
Nous ne savons plus aimer
Nous ne savons plus que détester
La propagande du capital sait tout niveler !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Irénisme d'antinomie

6 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert

Le défi climatique
Est avant tout démographique
De plus en plus de monde
Davantage de pollution, infernale ronde
De faire des enfants, il faut arrêter
Il vaut mieux en adopter
Il y a tellement d'enfants
Qui n'ont pas de parents
Il faut dès l'école maternelle
Une information néomalthusienne
Le défi climatique
Est avant tout démographique
De plus en plus d'automobiles
Des parkings et des arbres en moins
Pire que l'activité solaire et le volcanique
Le capital est totalement technocratique
Il n'aurait pas fallu plus d'un milliard
D'habitants et habitantes sur la planète Terre
Ainsi, la Chine, pour les émissions à effet de serre
C'est 28 pour cent, de tous les pays de la planète Terre
C'est aussi le pays le plus peuplé
Oui, vraiment, de faire des gosses, il faut arrêter
Je montre l'exemple, je n'ai jamais, de femme, engrossé !
Je le répète, il y a tant de mômes à adopter
Qu'il est inutile de vouloir enfanter
Dans un monde où tout est empoisonné
Et le carbone du permafrost qui va dégeler
Et sur notre monde se disperser
Et l'acidification pour toutes les espèces marines
L'espèce humaine n'est pas maligne !
Et il est même esbaudissant
Que manifeste son mécontentement
La jeunesse si maltraitée
Quand elle ose se rebeller
Cela n'est rien du tout
Commençons le combat !
Il en faut très peu
Pour faire peur aux diverses bourgeoisies
Vitrines brisées, poubelles en feu
Toujours trop vite fini
Pourtant, il y aurait largement de quoi
Vouloir tout casser, malgré les lois
Des syndicats au service du patronat
Et la retraite qui va disparaître, pouah !
Les vrais casseurs
Sont dans les gouvernements
Les vrais casseurs
Ce sont les technocrates
Ce sont les bureaucrates
Et pas dans les rues, quelques acrobates
Les vrais casseurs
Ce sont les banquiers
Ce sont les patrons
Voilà de vrais poltrons
Et cela devient risqué
Pour la jeunesse rebelle, de protester
Elle peut se faire tuer
Par un milicien du capital, assermenté
Et la presse aux mains des diverses bourgeoisies
Presse, qui a si peur de l'anarchie
Qui donne à toutes les répressions
Avec tout un baratin, sa bénédiction !
Les mêmes diverses bourgeoisies
Qui surent si bien exploiter les chinois
De toutes les corvées, ils étaient rois
1914/1918, 1940/1945, soldats coloniaux
Pour le travail, pour la guerre, ils étaient beaux
Puis il y eut les guerres du Sud-Est de l'Asie
Et des réfugiés politiques, mais des réactionnaires
De la réalité, il ne faut faire fi
Et de cette résultante, en France, ils et elles, s'installèrent
Il y a maintenant en France
1 million d'asiatiques
Des restaurants, des commerces, petite ou grande finance
Avec la tantine solidaire, c'est logique !
Mais je ne crois pas aux races, cette prétention
Mais seulement aux populations
Aujourd'hui
Où tout est en guerre
Il y a des caractériels, mais peu de caractères
Et le caractériel est un autoritaire
Infatué, dominant, cassant
Il n'est jamais ce qu'il prétend
Surtout du côté révolutionnaire
C'est une grande gueule, cela n'est pas suffisant !
Il y a une telle misère
Et si peu, contre cela, de véritables contestataires
Il faudrait des étincelles pour un processus révolutionnaire
Peut-être à partir de l'écologie radicale
Tant la pollution du vivant, met tout à mal
Mutatis mutandis
A 1, 3, 5, ou dix
La marchandise est une grippe
Nous en sommes l'estomac, elle nous flippe
Selon les époques
Elle est plus ou moins baroque
Que nous l'acceptions ou que cela nous choque
Le capitalisme
Est une sorte d'irénisme
Qui se nourrit de la pensée séparée
Qui se structure dans le fragmenté
Comme sous feu ( 1638-1715 ) Louis le quatorzième
Où 5 pour cent de la population parlait français
Les nobles et les bourgeois, le processus est le même
Et 95 pour cent, des patois paysans locaux, c'est un fait
A cette époque, très peu, on se lavait
Il fallait déféquer ou uriner, là, où on le pouvait !
Ainsi, le mot libertin
Surgit déjà en 1544, par feu ( 1509-1564 ) Jean Calvin
Bien avant le dévergondage aristocratique
La source historique fait toujours polémique
Mais en 1798, la première critique
Par le dictionnaire académique
" Qui est déréglé dans ses moeurs
Et dans sa conduite ", cela fait peur
Mais de fait, c'était surtout, un libre penseur
Athée, raisonneur, blasphémateur
La véritable définition
Qui dérangeait trop dans sa subversion
Mais de chaque être humain
Tout autre que soi, est l'expression
De la ressemblance, en tout ou en rien
L'environnement social et culturel, c'est notre fondation
Ainsi, les autres, sont ce que nous aurions pu être
Toutes les idées ou les pensées, les actes, certain, pas peut-être !
De la plupart des pays d'Europe
La France si xénophobe et interlope
Des demandes d'asiles rejetées, la France est médaille d'or
Avec 83 pour cent, Allemagne médaille d'argent
Avec 74 pour cent, Angleterre médaille de bronze
Avec 62 pour cent, Suède en quatrième position
Avec 47 pour cent, donc même devant l'Italie
Avec 36 pour cent, entre juin 2013 et juin 2014
Le pognon peut circuler en toute sérénité
Les gens sont fichés, en fonction des nationalités
La supersymétrie c'est pas seulement en physique
Mais aussi et surtout dans le domaine économique !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

Paraphysique du No Future

2 Novembre 2014 , Rédigé par Patrice Faubert


Le 19 juillet 1979, au Nicaragua
Ce fut la déferlante sandiniste
Le sacre de feu ( 1895-1934 ) Augusto Sandino
Assassiné par la dictature somoziste
Avec la complicité du gouvernement américain, ce salaud
Et la fin de la famille des Somoza
Des dictateurs, dont feu ( 1925-1980 ) Anastasio Somoza
Fin du somozisme
Et début de la bureaucratie sandiniste
Avec les frères Ortega
Dont ( né en 1945 ) Daniel Ortega
L'actuel président de la république du Nicaragua
Encore une révolution trahie
Une révolution confisquée, salie
Avec les USA, l'éternel appui
Comme le fasciste impérialiste feu ( 1911-2004 ) Ronald Reagan
Certes, le parti unique
La direction nationale du front, c'était bureaucratique
Il en fallait peu pour affoler la réactionnaire Amérique
Et cela fut vite le blocus économique
Et puis à vouloir imposer l'athéisme idéologique
Ce fut la réaction des paysans catholiques
Par un castrisme trop dogmatique
Et 50 pour cent d'une population analphabète
L'alphabétisation salutaire et de la révolte dans les têtes
Avec les Somoza
Ce fut, du peuple en lutte, l'extermination
Avec les Ortega
C'est la trahison, c'est la corruption !
Et toujours le terrorisme économique
Hayek ( 1899-1992 ) Keynes ( 1883-1946 ) et toute la clique
La prétendue nature humaine
L'inné, le mérite, toujours les mêmes
Et leurs livres basiques pour les libéraux
Qui prennent les gens pour des idiots
" La route de la servitude "
" Les conséquences économiques de la paix "
Ces gens-là sont des comptables
Ils ne sont ni aimables ni estimables
L'Economie politique
N'est que la politique de l'Economie
Déjà, elle poussait en Mésopotamie
Selon feu ( 1886-1964 ) Karl Polanyi
Qui voulait repenser le capitalisme
Qui voulait transformer le capitalisme
Mais il ne peut-être réformé
Il ne peut-être que supprimé !
Pour ces économistes bourgeois
Pour qui l'Economie est la seule foi
Le libre marché
Se régule contre le totalitarisme
Alors qu'il est le totalitarisme !
Comme avec feu ( 1912-2006 ) Milton Friedman
Avec les tyrans, toujours self-made-man
Ce sont les théoriciens du fascisme libéral
Avec leurs successeurs aux théories aussi fatales
Pourtant, en 1968, le Club de Rome
Et leur livre de 1972, qui détonne
"Les limites à la croissance "
Traduit en 30 langues, 10 millions d'exemplaires vendus
Un capitalisme éclairé que l'on ne fait plus
Cela n'a rien empêché, tout se continue !
Et même les ( né en 1942 ) Dennis Meadows
Les feu ( 1908-1984 ) Aurelio Peccei, et les autres
Furent traités de prophètes du désastre
Pour ainsi, du sujet, ne pas débattre
C'était en fait
Le véridique rapport pour sauver le capitalisme
Bien avant tout son catastrophisme
Comme un temps en Italie
L'alliance de la démocratie chrétienne
Avec les staliniens et leur parti
Pour ainsi, éviter, que la déroute du capital, advienne
Comme l'avait écrit le situationniste ( né en 1948 ) Gianfranco Sanguinetti
A l'époque, l'un des rares à l'avoir dit !
Pourtant, définir, c'est forcément réduire
Et donc, inévitablement, appauvrir
En toutes choses, il ne faudrait rien dire
Pour enfin vivre, enfin s'épanouir !
En France, 1 enfant sur 5, c'est navrant
Vit sous le seuil de pauvreté
Et donc par cela, sa vie est orientée
Et de ce handicap, il prend l'accent
Et dans le même temps
Des moins de 11 ans, 70 pour cent
Donc des enfants
Ont vu un film pornographique
Souvent médiocre et fort mécanique
C'est toujours de l'instruction gynécologique
Mais sans aucune sensualité ni affectivité
C'est de la guerre, il faut les habituer !
Rien n'est du hasard
Le capital n'aime pas le bazar
Comme pour les prénoms
Prénoms d'employés et d'ouvriers, prénoms de cadres et de patrons
Souvent, Ils indiquent la classe sociale
Surtout selon l'époque, c'est subliminal
Et aussi les prénoms
Qui sont filles et garçons
Comme Claude
Car les parents voulaient un garçon
Comme Dominique
Car les parents voulaient une fille
L'inverse est aussi vrai, garçon ou fille
Mais maintenant, les parents
Peuvent ruser, à l'avance, le sachant
Avoir des enfants c'est être inconscient
Avec la surpopulation c'est même indécent !
Et donc, changer de classe sociale
Via le prénom des enfants, tout est bancal
Il suffirait pourtant
De prendre le prénom de son choix
Choix toujours imposé par le subconscient
Pour feu ( 1825-1893 ) Jean-Martin Charcot, subconscient
Pour son élève, feu ( 1856-1939 ) Sigmund Freud, l'inconscient
Ce qui devrait être la seule loi
Lorsque l'on est un enfant
Colonisé par l'autorité des parents
Et de pouvoir encore en changer, adolescent
Et même toute sa vie durant
Et comme pour n'importe quoi d'autre, évidemment !
Le prénom est assez récent
Dans l'Histoire, cela n'a pas été tout le temps
Une façon de ne plus être figé
De l'autre, ne plus se faire une idée
Qui jamais, ne correspond à la réalité
Car, c'est simplement notre conditionnement, qui est projeté !
La Russie
Du dictateur ( né en 1952 ) Vladimir Poutine et de ses folies
Qui peut plaire aux fascistes de tous les pays
Vient d'augmenter de trente pour cent
Le budget de son armée, c'est inquiétant
D'ici quelques décennies
Si pour l'humanité, l'Histoire n'est pas finie
Chine, Russie, Inde, les futures trois grandes puissances
Face à l'Europe, et à l'Amérique, en décadence
Devenues des provinces, des comptoirs russes, indiens, chinois
Et déjà, beaucoup de gens apprennent le chinois
Toutes les prophéties semblent se réaliser
D'une méthode l'autre, en plus mélangé, en plus fragmenté
C'est plus manifeste ou plus subtil, et plus dilué, en plus falsifié
Voilà, c'est arrivé !
" Le meilleur des mondes ", " 1984 ", " La société du spectacle "
Et autres livres qui furent des bombes
Mais à la réalité, la fiction renâcle !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog